drogue L'octogénaire qui avait organisé, en novembre, une messe "en hommage au maréchal Pétain" à Verdun (Meuse) a été condamné à 5.000 euros d'amende pour "contestation publique de crime contre l'humanité" pour avoir affirmé que le chef du régime de Vichy avait "sauvé" des juifs.
Jacques Boncompain, 85 ans, président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP), était poursuivi pour des propos tenus le 15 novembre, à la sortie de cette messe, devant de nombreux journalistes.
Pendant la Seconde guerre mondiale, Pétain "a sauvé, devant témoins je peux le dire, au moins 700.000 juifs", avait ainsi déclaré le vieil homme, selon une vidéo mise en ligne par le journal L'Est républicain.
Ces propos constituent une "minoration outrancière du nombre de victimes de la Shoah", a estimé le tribunal, condamnant M. Boncompain pour cette déclaration.
En plus des 5.000 euros d'amende et dans un souci de "pédagogie et de prévention de la récidive", l'intégralité de la décision sera affichée dans le tribunal pour une durée de deux mois, a indiqué la présidente, qui en a lu les motivations en audience publique.
- "Fermeté et pédagogie" -
Après l'énoncé du jugement, la LICRA et l'Observatoire Juif de France se sont félicités d'une décision "exemplaire" alliant "fermeté et pédagogie", et qui "confirme que la justice française, même 80 ans après la fin de la Shoah, ne faiblit pas contre ceux qui nient ou qui minorent la Shoah."
"Cette condamnation est importante. L'histoire ne peut pas être falsifiée afin de rendre les idées de l'extrême droite acceptable", a réagi de son côté auprès de l'AFP Me Pierre Brunisso, conseil de la Ligue des droits de l'Homme.
M. Boncompain a toutefois été relaxé partiellement pour une autre phrase prononcée le même jour à Verdun, dans laquelle il déclarait que Pétain était "le premier résistant de France". Le tribunal n'a pas pu, sur la base des éléments fournis - notamment une vidéo compilant plusieurs propos du prévenu devant l'église - déceler à quel moment cette phrase a été dite, et ainsi de caractériser l'infraction.
L'octogénaire n'était pas présent à l'énoncé du délibéré, ni son avocat.
Joint par téléphone, il a déclaré à l'AFP avoir été condamné "sur des avis qui relèvent de la liberté d'expression", et n'a pas encore décidé s'il ferait appel ou non, souhaitant d'abord en parler avec son conseil.
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La magistrature communiste nous protège avec beaucoup de zèle des petits vieux qui font des rappels historiques. Tout en laissant des violeurs et autres criminels du monde entier bien tranquilles dans nos rues.
Merci la gauche.
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