ceuta 17h40: Le bilan s’alourdit à 74 morts, selon le ministère des Transports
Cinq décès supplémentaires portent à 74 le nombre de personnes tuées dans la catastrophe d’Urda, selon le ministère espagnol des Transports.
17h33: Le roi d'Espagne Felipe VI réclame des "mesures" pour éviter une nouvelle catastrophe ferroviaire, au lendemain de la collision de deux trains qui a tué au moins 69 personnes et en a blessé une centaine.
"L'enquête doit déterminer comment et pourquoi cette catastrophe s'est produite", a-t-il aussi déclaré à l'issue d'une visite dans un hôpital de Tolède où sont traités des blessés.
16h43: Julieta Gallego, sauteuse en longueur de 24 ans, parmi les victimes de l’accident ferroviaire en Espagne
L’athlétisme espagnol pleure Julieta Gallego, une spécialiste du saut en longueur de 24 ans, décédée mercredi dans l’accident ferroviaire survenu à Urda, dans la province de Tolède, au sud de Madrid.
La Fédération espagnole d’athlétisme lui a rendu hommage dans un message publié sur X : «La famille de l’athlétisme espagnol s’associe à la douleur causée par le décès de Julieta Gallego, athlète d’AD Sprint, dans l’accident ferroviaire survenu à Urda (Tolède). Nous souhaitons transmettre nos condoléances et tout notre soutien à sa famille, ses proches et ses coéquipiers du club. Repose en paix».
La jeune sportive, qui avait célébré son anniversaire le 9 octobre, détenait un record personnel de 5,90 mètres, réalisé en 2023 lors des Championnats d’Espagne des moins de 23 ans.
Son club, AD Sprint, a annoncé qu’une minute de silence serait observée jeudi en sa mémoire.
La familia del atletismo español se une al dolor por el fallecimiento de Julieta Gallego, atleta de @adsprint , en el accidente ferroviario ocurrido en Urda (Toledo). Queremos trasladar nuestro pésame y todo nuestro apoyo a su familia, seres queridos y compañeros de club. Descansa en paz.
— atletismoRFEA (@atletismoRFEA) October 29, 2026
15h40: Le roi Felipe VI est arrivé à Tolède pour se rendre au chevet des blessés
14h22: Ce que l'on sait cet après-midi au lendemain de la catastrophe ferroviaire
Au lendemain de la collision meurtrière entre deux trains à grande vitesse en Espagne, la France est toujours sans nouvelles de plusieurs de ses ressortissants, alors que le bilan de la catastrophe s'élève désormais à au moins 69 morts.
« Nous cherchons encore à établir le contact avec plusieurs de nos ressortissants et sommes en lien avec leurs familles », a annoncé ce jeudi le ministère français des Affaires étrangères, sans préciser leur nombre exact. Le Quai d'Orsay assure que ses équipes et celles de l'ambassade de France en Espagne sont « pleinement mobilisées », en coordination avec les autorités espagnoles pour retrouver les personnes dont le sort demeure inconnu.
L'accident s'est produit hier matin, vers 8h53, près d'Urda, dans la province de Tolède, au sud de Madrid, lorsqu'un train de la compagnie publique Renfe a percuté par l'arrière un convoi de l'opérateur privé Iryo. Les deux trains circulaient en direction de Séville et transportaient au total près de 550 passagers, dont plusieurs ont été projetés hors de leur siège sous la violence du choc.
Deux voitures du train Iryo ont déraillé et basculé en contrebas d'un talus, compliquant considérablement les opérations de secours et la recherche d'éventuelles victimes supplémentaires. Au moins 69 personnes ont perdu la vie et plus d'une centaine ont été blessées, dont plusieurs dizaines restent hospitalisées, selon les derniers bilans communiqués par les autorités.
« Nous prenions notre petit-déjeuner, un café, lorsque nous avons ressenti un choc très violent et avons été projetés », a raconté Rafael Barcelo, un passager rescapé de la catastrophe. Selon les premières explications du ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, une panne informatique du système de sécurité ferroviaire aurait entraîné l'arrêt de plusieurs trains sur la ligne Madrid-Séville.
Le centre de contrôle aurait ensuite autorisé le train Renfe à reprendre sa circulation malgré un signal rouge et la présence d'un autre convoi immobilisé devant lui, une succession de décisions dont les circonstances exactes restent à établir.
Sur place, plusieurs centaines de militaires, policiers et secouristes sont mobilisés, tandis que des grues sont utilisées pour dégager les carcasses des voitures accidentées.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis une enquête approfondie : « Ce qui est inacceptable pour un pays comme l'Espagne, c'est de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année. »
Cette nouvelle tragédie survient neuf mois après la catastrophe d'Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts en janvier dernier et soulevé de nombreuses interrogations sur l'entretien et la sécurité du réseau ferroviaire espagnol. La collision intervient également dans un climat de tensions sociales, les conducteurs de trains ayant maintenu leur mouvement de grève pour réclamer davantage d'investissements et de garanties en matière de sécurité.
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11h32: Le Quai d’Orsay a annoncé être sans nouvelles de plusieurs ressortissants français. « Nous cherchons encore à établir le contact avec plusieurs de nos ressortissants et sommes en lien avec leurs familles », a précisé le ministère des Affaires étrangères.
« Les équipes du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de notre ambassade en Espagne sont pleinement mobilisées », ont ajouté les autorités françaises.
Dans la matinée, BFMTV avait initialement évoqué deux Français dont le sort demeurait inconnu, avant que le Quai d’Orsay ne fasse état de plusieurs personnes.
10h47: Le point sur la situation
L’Espagne entame ce jeudi 29 octobre trois jours de deuil national après la collision entre deux trains à grande vitesse qui a fait au moins 68 morts et plus d’une centaine de blessés hier près de Tolède, au sud de Madrid. Le drame s’est produit à 8h54, à proximité de la commune d’Urda, lorsqu’un train de la compagnie nationale Renfe a percuté un convoi de l’opérateur privé Iryo immobilisé sur les voies.
Plusieurs voitures ont déraillé, certaines basculant dans un talus, tandis que les secours tentaient d’extraire les passagers prisonniers des carcasses métalliques. « Aujourd’hui, toute l’Espagne est en deuil », a déclaré le Premier ministre Pedro Sánchez, venu sur les lieux de cette catastrophe, la plus meurtrière dans le pays depuis 2013.
Les opérations de recherche se poursuivent ce matin, les autorités craignant de découvrir de nouvelles victimes sous les décombres des wagons accidentés. « Nous ne pouvons toujours pas affirmer avec certitude qu’il ne reste pas d’autres victimes coincées dans les débris », a expliqué Esther Padilla, porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche.
Les premières investigations s’orientent vers une défaillance du système informatique de régulation ferroviaire, qui aurait provoqué l’arrêt de plusieurs trains sur une portion de la ligne Madrid-Séville.
Le centre de contrôle aurait ensuite autorisé la reprise de la circulation alors qu’un signal d’arrêt demeurait actif, une décision qualifiée d’« inexplicable » par le ministre des Transports Óscar Puente.
Les enquêteurs devront déterminer pourquoi le train de la Renfe a pu poursuivre sa route avant de heurter celui d’Iryo, sans que les dispositifs de sécurité empêchent la collision.
Cette nouvelle tragédie intervient neuf mois seulement après l’accident d’Adamuz, en Andalousie, qui avait coûté la vie à 46 personnes en janvier dernier.
« Il est inacceptable pour un pays comme l’Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année », a dénoncé Pedro Sánchez, promettant de faire toute la lumière sur les responsabilités.
Le chef du gouvernement a assuré que d’éventuelles négligences ou défaillances des systèmes de sécurité entraîneraient une réponse « avec la plus grande fermeté ».
Le syndicat des conducteurs Semaf a décidé de maintenir une grève de vingt-quatre heures prévue ce jeudi, sur fond de revendications concernant la sécurité ferroviaire.
Avec près de 4.000 kilomètres de lignes à grande vitesse, l’Espagne possède l’un des réseaux ferroviaires les plus développés au monde, dont la fiabilité se retrouve désormais au cœur des interrogations.
10h16: Les autorités françaises sont sans nouvelles de deux ressortissants français après la catastrophe ferroviaire, indique BFMTV ce matin.
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INFO BFMTV - Collision de trains en Espagne: les autorités françaises sont sans nouvelles de deux Français https://t.co/QPmBxyVyPE
— BFM (@BFMTV) October 29, 2026
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06h44; L’Espagne est sous le choc après une nouvelle catastrophe ferroviaire survenue mercredi 28 octobre, au sud de Madrid. Selon le dernier bilan disponible à 6h, au moins 68 personnes ont été tuées et 80 autres blessées, dont 15 très grièvement, selon Reuters.
Le drame s’est produit vers 8h50, près d’Urda, dans la province de Tolède, sur la ligne à grande vitesse reliant Madrid à Séville.
Un train AVE de la compagnie nationale Renfe a percuté par l’arrière un train de la compagnie privée Iryo, immobilisé sur les voies. Au total, 544 passagers se trouvaient à bord des deux trains : 397 dans l’AVE et 147 dans l’Iryo. Parmi les victimes décédées, 44 voyageaient dans le train Iryo et 24 dans celui de Renfe.
La violence du choc a provoqué le déraillement de plusieurs voitures, certaines ayant basculé dans un talus.
Les secours ont été mobilisés massivement, avec des dizaines d’ambulances, des hélicoptères, des pompiers et des militaires. Les opérations de recherche se poursuivent dans les décombres, tandis que plusieurs familles restent sans nouvelles de leurs proches. À l'origine du drame, les enquêteurs s'intéressent à une panne du système informatique de sécurité LZB, qui a entraîné l'arrêt de plusieurs trains.
Le centre de contrôle ferroviaire aurait ensuite autorisé l'AVE à reprendre sa marche alors qu'un autre train se trouvait toujours immobilisé devant lui.
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, a dénoncé une décision « inexplicable » et manifestement erronée. Cette autorisation aurait été donnée malgré un signal rouge interdisant normalement au conducteur de poursuivre sa route.
Les enquêteurs doivent désormais déterminer précisément les responsabilités des agents du centre de contrôle et le fonctionnement des dispositifs de sécurité.
Une enquête judiciaire et technique a été ouverte pour établir l'enchaînement exact des événements. Dans les hôpitaux de Tolède et des environs, les équipes médicales ont pris en charge de nombreuses victimes souffrant de blessures graves.
Le processus d'identification des corps se poursuit à l'Institut médico-légal de Tolède, où des proches fournissent des échantillons ADN.
Le Premier ministre Pedro Sánchez s'est rendu sur les lieux et a promis une enquête complète pour faire toute la lumière sur la catastrophe. Trois jours de deuil national ont été décrétés en hommage aux victimes.
Ce drame intervient seulement neuf mois après la collision ferroviaire d'Adamuz, en Andalousie, qui avait coûté la vie à 46 personnes le 18 janvier dernier. Cette répétition de catastrophes relance une vive polémique sur la sécurité du réseau espagnol à grande vitesse et sur les moyens consacrés à sa maintenance.
Avec au moins 68 morts, il s'agit de l'accident ferroviaire le plus meurtrier en Europe depuis le déraillement de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui avait fait 80 victimes en 2013. Le bilan reste provisoire et pourrait encore s'alourdir, compte tenu de l'état de certains blessés et de la poursuite des recherches.
Vos réactions
Avec tous ces accidents mortels à répétition sur le réseau de trains espagnols, on se dit qu'il y a un problème systémique (formation du personnel défaillante ? procédures défaillantes ? logiciels défaillants ?). Ça fait un peu flipper quand même d'avoir ce type d'accidents au 21ème siècle. Complètement fou de lancer un train à toute vitesse alors qu'un autre train se trouve sur la même voie à l'arrêt quelques kilomètres plus loin.
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