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Le distributeur de fournitures de bureau Office Depot France s'est déclaré en cessation de paiements et va demander son placement en liquidation judiciaire

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Office Depot France traverse une nouvelle crise majeure, cinq ans après avoir déjà frôlé la disparition et changé de propriétaire. Le distributeur de fournitures de bureau s’est déclaré en cessation des paiements auprès du tribunal de commerce de Bobigny.

L’entreprise va désormais demander son placement en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité, afin de disposer d’un délai pour trouver un repreneur. Les magasins ne sont donc pas appelés à fermer immédiatement et doivent continuer à accueillir leurs clients pendant cette période de recherche. L’enjeu est important pour les 185 salariés encore employés par l’enseigne et pour ses 27 magasins, dont une très large majorité se trouve en Île-de-France.

Office Depot explique ses difficultés par le recul structurel du marché de la papeterie et des fournitures de bureau, affecté par la numérisation croissante des usages. La baisse de la consommation et l’augmentation des coûts logistiques ont également pesé sur une entreprise déjà fragilisée financièrement. Cette nouvelle procédure intervient seulement dix-huit mois après l’adoption d’un plan destiné à assurer la poursuite de l’activité.

En avril 2025, le tribunal de commerce de Bobigny avait en effet validé un plan prévoyant notamment la fermeture de neuf magasins et la suppression de 99 postes. Ces mesures n’ont finalement pas suffi à permettre un redressement durable de l’enseigne.

Office Depot France avait déjà été placé en redressement judiciaire en 2021, avant la reprise d’une partie de ses activités par la coopérative française Alkor. Sur les quelque 1.500 salariés que comptait alors l’entreprise, environ 500 emplois avaient été maintenus lors de cette reprise.

Le réseau commercial s’est depuis considérablement contracté, passant d’une soixantaine de magasins en 2021 à seulement 27 aujourd’hui. La procédure réclamée au tribunal doit désormais permettre à d’éventuels candidats de proposer la reprise de tout ou partie des points de vente et des emplois. 

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