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Essonne: Un surveillant pénitentiaire de Fleury-Mérogis condamné à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour trafic de cigarettes

Un surveillant pénitentiaire de Fleury-Mérogis a été condamné mardi à cinq ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir participé à un important trafic de cigarettes depuis la plus grande prison d’Europe.

David D., 50 ans, écope de quatre années de prison ferme, assorties d’un mandat de dépôt, de 20.000 euros d’amende et d’une interdiction de travailler dans la fonction publique pendant quatre ans. Responsable du magasin central de l’établissement, il profitait de son poste pour détourner des cartouches de cigarettes normalement destinées aux détenus.

Les marchandises étaient ensuite revendues à l’extérieur de la prison par l’intermédiaire d’un complice, déjà condamné dans cette affaire. Le trafic retenu par le tribunal s’est déroulé entre janvier 2021 et novembre 2025. Le surveillant a reconnu avoir tiré plus de 200 000 euros de bénéfices de cette activité clandestine.

Le tribunal a fixé à 336.000 euros le préjudice subi par l’administration pénitentiaire, un montant correspondant aux détournements reconnus par le prévenu.

L’affaire avait notamment émergé après la découverte dans une supérette de Savigny-sur-Orge de 194 cartouches de cigarettes, dont 175 correspondaient à des commandes passées par la prison de Fleury-Mérogis. Les investigations avaient alors conduit les enquêteurs jusqu’au magasin central de l'établissement pénitentiaire et à son responsable.

À l’audience, le surveillant avait affirmé avoir agi sous la contrainte d’un homme qui l'aurait menacé en lui montrant notamment des images de sa femme et de ses enfants. Cette explication n’a pas convaincu le tribunal, qui a notamment relevé son « absence totale de remise en question ».

Son épouse, poursuivie pour blanchiment pour avoir bénéficié en connaissance de cause de l’argent issu du trafic, a été condamnée à 18 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende.

La sœur du surveillant, qui occupait les fonctions de directrice des affaires financières de Fleury-Mérogis, a en revanche été relaxée des faits de négligence et de blanchiment qui lui étaient reprochés.

Lors du procès, le ministère public avait requis trois années de prison ferme contre le surveillant, une peine moins lourde que les quatre années ferme finalement prononcées par le tribunal. 

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