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Affaire du petit Grégory: Les avocats de la grand-tante Jacqueline Jacob, mise en examen, confiants après l'audience de la Cour d'appel de Dijon qui dira le 15 juillet si elle annule les poursuites

La défense de la grand-tante de Grégory, mise en examen car soupçonnée d'être un corbeau, s'est montrée confiante, mercredi, après l'audience de la Cour d'appel de Dijon, qui dira le 15 juillet si elle annule ces poursuites. Une annulation représenterait la cinquième invalidation dans ce dossier chaotique, vieux de plus de 41 ans.

"On attend assez sereinement une décision. Le procureur général lui-même considère que les faits sont prescrits", a indiqué Frédéric Berna, un des avocats de Jacqueline Jacob, grand-tante de Grégory âgée de 81 ans, en bas des marches de la Cour d'appel de Dijon, dont la chambre de l'instruction s'est réunie pendant près de deux heures pour étudier leur demande d'annulation de la mise en examen de leur cliente.

La défense de l'octogénaire a de toute façon, d'ores et déjà indiqué qu'elle se pourvoirait en cassation, si elle n'avait pas gain de cause.

Le 24 octobre 2025, Mme Jacob avait été mise en examen pour "association de malfaiteurs", soupçonnée d'être un des corbeaux qui ont harcelé la famille Villemin. La grand-tante aurait notamment écrit la lettre anonyme qui a revendiqué l'assassinat de Grégory, retrouvé noyé à l'âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges.

"Voilà ma vengeance. Pauvre con", disait le courrier. Dès le début de l'enquête, les investigations pointaient du doigt la haine farouche que se vouaient les époux Villemin et les Jacob, famille de la grand-mère de Grégory.

Bien que les Jacob n'aient cessé de démentir tout conflit, Jacqueline Jacob, dont l'époux Marcel est un frère de la grand-mère du petit garçon, avait été mise en examen en 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Un an plus tard, les poursuites étaient annulées.

 

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