20/04 19:01

Une ancienne correspondante de TF1 balance dans une vidéo : "On est en concurrence entre régions pour vendre des sujets à 2.000 euros, alors on exagère pour être pris par le rédacteur en chef.."

Depuis le mois de mai 2025, la journaliste Emma Vinzent partage avec ses abonnés sur Instagram et TikTok de courtes vidéos d’éducation aux médias pour lever le voile sur la fabrique de l’information et interroger les pratiques journalistiques. elle qui a été journaliste pour TF1 et France Télévisions et veut expliquer l'envers du décors.

Et une de ses dernières vidéos risque de faire réagir, car elle explique le "bidonnage" de certaines séquences alors qu'elle était correspondante de TF1 à Lyon.

Elle revient ainsi sur un direct, non daté, réalisé pour le 13h de la Une dans lequel elle fait un point circulation expliquant que les "premiers ralentissements sont en train d'intervenir"... alors que derrière elle la circulation est plus que fuite.

"Je n'assume pas ça !" lance-t-elle aujourd'hui en s'adressant aux internautes, avant d'expliquer pourquoi elle a été obligée de faire ce direct et de raconter ce petit mensonge.

Elle explique ainsi que la direction de TF1, pousse en fait les journalistes en région à "faire du spectaculaire", même quand il ne se passe rien...

Et Emma Vinzent de décrypter le fonctionnement de la rédaction de TF1, expliquant que les reportages en région sont tous réalisés par des sociétés de productions indépendantes qui ont besoin de "faire du chiffre".

Résultat quand la chaîne veut un reportage et lance un thème, c'est la société en région qui sera la première à réagir avec le reportage "le plus spectaculaire" qui remporte le marché et qui sera ainsi payée environ 2.000 euros pour un reportage de 2 minutes.

Dans l'immédiat, la direction de TF1 n'a pas réagit à ces affirmations, qui interrogent sur le fonctionnement et ces méthodes de "mise aux enchères" des sujets pour les régions.

 

 

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions