20/04 16:44

Elon Musk ne s’est pas présenté aujourd'hui devant la justice française alors qu’il était convoqué à Paris dans le cadre d'une enquête sur de possibles dérives de son réseau social X

16h42: La justice française attendait Elon Musk lundi pour l’entendre dans le cadre d’une enquête sur les possibles dérives de son réseau social X, mais le multimilliardaire américain ne s’est pas présenté à sa convocation en audition libre à Paris, le parquet soulignant que les investigations se poursuivaient.

« Le parquet prend acte de l’absence des premières personnes convoquées. Leur présence ou leur absence n’est pas un obstacle à la poursuite des investigations », a écrit le ministère public à l’AFP sans mentionner le nom de M. Musk, confirmant une information du Canard enchaîné.

Avec l’ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, ils sont visés « en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits », selon le parquet de Paris.

Ce dernier est en pointe dans la lutte contre l’impunité des géants du web. Il a déjà ouvert des investigations autour des activités de la messagerie Telegram, de la plateforme de livestreaming Kick ou encore de l’application vidéos TikTok et du site de vente en ligne Shein.

Pavel Durov, fondateur de Telegram, a d’ailleurs apporté lundi son soutien à Elon Musk.

« La France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée », a dénoncé M. Durov sur X et Telegram.

L’enquête menée par le parquet de Paris concernant X est la plus symbolique: elle vise l’un des plus importants réseaux sociaux du monde, propriété d’Elon Musk, l’homme le plus riche de la planète, un temps proche de Donald Trump.

La procédure n’a pas laissé le multimilliardaire indifférent. Surtout depuis que les magistrats français ont diligenté mi-février une perquisition dans les locaux parisiens de X et l’ont convoqué. « Ce sont des attardés mentaux », a-t-il lancé, dans la langue de Molière, sur X mi-mars.

11h58: Elon Musk va-t-il répondre  à la convocation de la justice française dans le cadre de l’investigation sur le réseau X dans le cadre d'une enquête sur les dérives présumées de son réseau social ? Elon Musk est en effet convoqué  devant la justice française dans le cadre de l’investigation sur le réseau X et il est attendu, en audition libre, dans le cadre de l'enquête menée par la justice française sur son réseau social X.

Début février, la justice avait diligenté une perquisition dans les locaux de X et convoqué l'homme de 54 ans à venir s'expliquer, dans le cadre d'une enquête sur les dérives présumées de son réseau social.

Elon Musk ainsi que l'ancienne directrice générale de X, Linda Yaccarino, sont visés «en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits», avait expliqué la procureure de Paris, Laure Beccuau.

Les investigations portent notamment sur des soupçons de complicité «de détention d'images» à «caractère pédopornographique» ou de «contestation de crime contre l'humanité». Dans une publication, le réseau social X avait dénoncé un «acte judiciaire abusif» reposant «sur des motivations politiques» et réfuté toute infraction.

Il assurait qu'il ne se laisserait «pas intimider». Le réseau social dit que «le parquet de Paris tente manifestement d'exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en visant (son) entité française».

La justice française a également adressé un signalement aux autorités américaines. Vendredi, celles-ci ont pris position en soutien à X, selon un courrier adressé aux Français, dont le Wall Street Journal s'est fait l'écho samedi.

Le bureau des affaires internationales du ministère américain de la Justice y estime que l'enquête parisienne va à l'encontre du premier amendement de la Constitution fédérale sur la liberté d'expression.

Les demandes aux autorités américaines «constituent une tentative d'impliquer les États-Unis dans une procédure pénale politiquement sensible visant (...) à réglementer abusivement» les activités de X, selon la lettre citée par le quotidien.

La société X est visée par une enquête préliminaire, partie de signalements début 2025 dénonçant un biais dans ses algorithmes. L’enquête a ensuite été élargie, après d'autres signalements notamment sur le fonctionnement de Grok, l'outil d'intelligence artificielle intégrée au réseau social X, ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de «deepfakes », c'est-à-dire de montages hyperréalistes, à caractère sexuel.

Pour la procureure de Paris, les auditions libres «des dirigeants doivent leur permettre d'exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de mise en conformité envisagées».

«La conduite de cette enquête s'inscrit à ce stade dans une démarche constructive», a indiqué la magistrate, «dans l'objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises». Des salariés de X sont également convoqués de lundi à jeudi «pour être entendus en qualité de témoin».

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Vos réactions

Portrait de Ourourboris
19/avril/2026 - 19h55

Vu ce que l'État Français a fait au patron de Telegram, je serais à la place de Musk j'enverrais un rouleau de PQ a Macron.