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Le groupe de presse Centre France, qui compte quelque 1.600 salariés employés dans huit quotidiens, annonce son 6e plan social en 12 ans, prévoyant la suppression de 152 postes

Le groupe de presse Centre France, qui compte quelque 1.600 salariés employés dans huit quotidiens répartis sur 14 départements, a annoncé son sixième plan social en douze ans, prévoyant la suppression de 152 postes.

"152 suppressions d'emplois ont été annoncées, dont 30 emplois déjà vacants qui ne seront pas remplacés et 122 départs nouveaux", a indiqué vendredi à l'AFP Laurence Coupérier, élue du syndicat SNJ au Comité social et économique (CSE) du quotidien La Montagne, journal phare du groupe Centre France.

"Cela représente environ 10% des effectifs sur un total de 1.600 salariés", a-t-elle précisé tandis que les réunions de CSE annonçant le plan se poursuivaient, ce vendredi, dans les différents journaux du groupe. "Il s'agit du sixième plan social du groupe depuis 12 ans. Depuis 12 ans, les plans sociaux s'enchaînent. On n'a pas encore fini à La Montagne un plan de départs volontaires qui doit s'achever fin juin et un plan social à Centre France Hebdos, qui regroupe huit hebdos", ajoute la syndicaliste.

"Ca donne l'impression d'un spirale du déclin dont on ne voit pas l'issue", a-t-elle averti, regrettant que cette suppression de postes signifie une capacité moindre à "couvrir l'actualité, et en particulier de proximité, donc une spirale de désabonnements". Arrivé en novembre dernier en tant que directeur général, Francis Gaunand a annoncé un plan visant à développer le numérique.

Actuellement, le groupe réalise encore 80% de son activité sur la presse écrite, et seulement 10% sur le numérique et autant sur la diversification, en retard sur les autres quotidiens de presse, selon le directeur. M. Gaunand a dit vouloir atteindre une répartition de 60-20-20, selon l'élue SNJ, qui est également la représentante de l'intersyndicale SNJ-CGT-FO. La direction, qui n'était pas joignable immédiatement, a assuré vouloir lancer un nouveau plan de départs volontaires.

"Mais l'absence de départs contraints paraît totalement invraisemblable", a estimé Mme Coupérier, arguant qu'un plan similaire déjà en cours à La Montagne n'avait toujours "pas fait le plein". Les suppressions de postes doivent être effectives "au premier trimestre" de l'an prochain, selon l'élue, qui précise que les syndicats sont en train d'établir leurs actions à venir.

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