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Deux personnes interpellées, placées en garde à vue puis déférées aujourd'hui après la découverte d’une tête de porc devant le domicile du maire Christian Estrosi et sa femme

Deux personnes ont été interpellées, placées en garde à vue puis déférées aujourd'hui, annonce le parquet de Nice (Alpes-Maritimes), une semaine après la découverte d’une tête de porc devant le domicile du maire Christian Estrosi, assortie d’une affiche titrée «Connard !» et dépeignant son visage avec une étoile de David.

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, indique également qu’une information judiciaire a été ouverte notamment des chefs de «violences sur un élu public», aggravé par le caractère antisémite de l’acte, «provocation publique à la haine ou à la violence en raison de la religion» et «association de malfaiteurs».

Christian Estrosi et son épouse Laura avaient découvert une tête de porc accrochée aux grilles de leur résidence à Nice, selon les informations révélées par Le Point. La tête de l’animal mort était accompagnée d’une affiche du maire de Nice barrée d’une insulte et d’une étoile jaune.

Au moment des faits, « notre fille et sa nounou » étaient dans l’appartement, a déclaré au Point Christian Estrosi, précisant que son épouse, de confession juive, était très « secouée ».

Les images de vidéosurveillance semblent indiquer que cet acte a été commis par un seul individu. 

Le maire, qui va porter plainte ce samedi, a immédiatement alerté les autorités : « J’ai tout de suite prévenu la police municipale d’un côté, la police nationale de l’autre. J’ai également alerté le procureur de la République. »

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Selon Europe 1, un des hommes interpellés dans cette affaire était «en lien étroit avec l’équipe de campagne» du maire sortant.

Le quotidien Nice-Matin a de son côté affirmé dans la soirée que «selon des sources proches du dossier, l’exploitation du téléphone portable d’un des mis en cause aurait permis de déceler plus d’une dizaine d’échanges téléphoniques entre celui-ci et une membre du cabinet du maire de Nice».

Une source proche de l’enquête a donc indiqué vendredi soir qu’il y a une «dimension de manipulation» dans cette affaire

(source : Libération)