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Fin de vie : l’Assemblée adopte à l'unanimité le texte relatif aux soins palliatifs avec 491 voix pour - Le texte sur «l’aide à mourir» a été adopté par les députés avec 299 voix pour et 226 contre

Les députés ont adopté mercredi pour la deuxième fois, par 299 voix contre 226, la proposition de loi créant un nouveau droit à l'aide à mourir, réforme sociétale majeure en discussion depuis des années, qui doit maintenant être à nouveau examinée au Sénat.

Le rapporteur général du texte, Olivier Falorni (groupe MoDem), a immédiatement eu des mots pour les malades et leurs proches: "Aujourd'hui, nous leur disons que nous les avons entendus et qu'ils auront enfin, dans notre pays, le droit de pouvoir partir en paix, en liberté et par humanité", a-t-il déclaré dans l'hémicycle, très ému et la voix tremblante.

Ce scrutin en deuxième lecture s'est tenu après plus d'une semaine de discussions graves et minutieuses, saluées comme "respectueu(ses)" par Emmanuel Macron, selon son entourage. Le président s'est aussi félicité qu'elles aient permis "d'avancer dans le sens d'un modèle humaniste".

La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet a elle redit sa détermination à permettre une adoption définitive d'ici l'été, bien que certains jugent ce calendrier très serré.

Les députés soutenant la réforme ont défendu un texte d'"équilibre", pour un droit "encadré". Ses opposants ont jugé qu'il ne s'agissait pas d'une loi "d'ultime recours". Elle "concernera aussi des personnes ayant plusieurs années à vivre", a lancé Philippe Juvin (LR), dans un réquisitoire enflammé à la tribune.

"Trois ans que nous débattons, trois ans que la société française mûrit cette question", a rétorqué Julie Laernoes (groupe écologiste). "Aujourd'hui, il est temps."

Aucun groupe n'avait imposé de consigne de vote sur un sujet jugé intime.

En première lecture, en mai, le texte avait été adopté par 305 voix contre 199. Les nouveaux votes contre viennent notamment des groupes LR, Horizons et MoDem.

Cette progression "témoigne d'une prise de conscience croissante des conséquences graves que ce texte pourrait avoir", ont réagi les Associations familiales catholiques (AFC).

Tous les groupes politiques ont toutefois convenu de la nécessité de développer les soins palliatifs. Un premier texte sur le sujet a été adopté à l'unanimité mercredi, prévoyant notamment la création de "maisons d'accompagnement et de soins palliatifs", intermédiaires entre le domicile et l'hôpital.

Le "droit opposable" à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, ses contempteurs invoquant des risques de contentieux qu'il entraînerait.

Avant le scrutin sur le deuxième texte, concernant l'aide à mourir, certains points clivants ont fait l'objet d'un nouveau vote. L'Assemblée est revenue sur des amendements adoptés parfois d'un fil, qui prévoyaient le libre choix du mode d'administration de la substance létale.

Plusieurs élus avaient déclaré ne plus pouvoir soutenir le texte si ce changement était maintenu.

L'Assemblée a ainsi décidé de refaire de l'auto-administration du produit la règle et l'administration par un soignant l'exception. Le texte prévoit ainsi que le malade s'administre lui-même le produit sauf s'il n'est "physiquement pas en mesure de le faire", auquel cas un médecin ou un infirmier s'en chargera.

Ce "rétablissement est une bonne nouvelle", a salué Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons). "Mais je veux dire que cet équilibre reste fragile. Il a failli basculer dans cet hémicycle et il pourrait basculer à nouveau."

L'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a au contraire regretté la suppression de cette "avancée" qui permettait "la liberté individuelle".

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Vos réactions

Portrait de MacPhisto
26/février/2026 - 10h00

En espérant que cela ne finisse pas en Aktion T4!

Portrait de GuyHawke
26/février/2026 - 07h20

Chacun est libre de décider, c'est notre vie, si je n'ai pas envie d'acharnement, si je préfère mourir, que d'être alité, c'est mon choix.

Par contre, si je veux que l'on essaie de me soulager, de ne pas mourir tout de suite.

Laissons le choix aux gens.

Portrait de Touché01
26/février/2026 - 07h22

«l’aide à mourir»

Sauf que ce ne sera pas sur demande comme dans le film "soleil vert", il y a des conditions.

Il faut une maladie absolument incurable, plus des souffrances totalement insupportables et enfin avoir l'esprit suffisamment clair. Bref les gens qui le peuvent continueront d'aller en suisse.

Et pourtant cela n'a pas donné à la Suisse la réputation de se débarrasser des vieux.

Portrait de stylo07
26/février/2026 - 06h51

Dans les Ehpads ils vont faire le trie ....  moins de retraite à payer comme ils ont fait pour le Covid 

Portrait de micpec
25/février/2026 - 18h56
celec a écrit :

D'où tenez vous vos chiffres ? Je ne crois pas que ça soit si clair que ça..... Quant à moi, je suis totalement opposée à cela, mais c'est vrai que la vie ne vaut plus grand chose de nos jours..... C'est tellement négligeable face aux économies qui vont être faites.... Abject! 

Les chiffres sont les chiffres officiels, après chacun son avis, ce n'est pas une obligation, mais une liberté de choix ! 

Point !

Je ne veux polémiquer avec personne sur ce sujet, chacun sa vision pour sa fin !

 

Portrait de Touché01
25/février/2026 - 18h31

Sans intérêt, la procédure est tres loin d'être finie.

Le texte repart au sénat en avril où tout sera détricoté.

Portrait de celec
25/février/2026 - 18h16
micpec a écrit :

C'est 226 contre, pas 246 qui ferait penser que les opposants montent en force.

C'est quand même incroyable, alors que 70 à 80% des français sont pour cette loi, que des conservateurs de tout poil, freinent des 2 pieds.

La fin de vie doit être un choix, pas à la convenance de députés et de sénateurs qui trouveront facilement de le faire, contrairement aux citoyens qui n'ont pas l'argent pour aller à l'étranger.

D'où tenez vous vos chiffres ? Je ne crois pas que ça soit si clair que ça..... Quant à moi, je suis totalement opposée à cela, mais c'est vrai que la vie ne vaut plus grand chose de nos jours..... C'est tellement négligeable face aux économies qui vont être faites.... Abject! 

Portrait de micpec
25/février/2026 - 18h00

C'est 226 contre, pas 246 qui ferait penser que les opposants montent en force.

C'est quand même incroyable, alors que 70 à 80% des français sont pour cette loi, que des conservateurs de tout poil, freinent des 2 pieds.

La fin de vie doit être un choix, pas à la convenance de députés et de sénateurs qui trouveront facilement de le faire, contrairement aux citoyens qui n'ont pas l'argent pour aller à l'étranger.