urgences A l'approche de la deuxième lecture des textes sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, les Ordres des médecins et des infirmiers ont réaffirmé jeudi que "la priorité absolue" devait aller aux soins palliatifs et insisté sur les garde-fous en cas d'aide à mourir.
"La priorité absolue doit être la mise en oeuvre d'une véritable politique nationale de soins palliatifs", qui garantisse le déploiement d'équipes dans tous les départements ainsi que la création et la montée en charge de maisons d'accompagnement et de soins palliatifs, ont-ils plaidé dans un communiqué commun.
Martelant que les médecins et infirmiers ne peuvent "provoquer délibérément la mort", les Conseils nationaux des Ordres ont insisté sur les garanties nécessaires pour les soignants "si les travaux législatifs doivent aboutir à l'adoption d'un droit à l'aide à mourir".
Ils ont rappelé leur desiderata d'une "clause de conscience explicite et spécifique au médecin et à l'infirmier amenés à être sollicités pour participer à une procédure d'aide à mourir", qui pourrait être invoquée "à toute étape de la procédure, quels que soient (l)es modes ou lieux d'exercice".
Et "qu'ils soient salariés du public, du privé ou en exercice libéral, le médecin et l'infirmier qui accepteraient de participer à une procédure légale d'assistance à mourir devraient pouvoir bénéficier d'un dispositif de protection juridictionnelle spécifique", selon les deux Ordres.
Les deux instances ont aussi appelé à supprimer le délit d'entrave, jugeant qu'il "ne saurait s'appliquer ni aux médecins qui seraient amenés à déclarer un patient inéligible à l'aide à mourir, ni aux professionnels qui feraient valoir leur clause de conscience".
Après son rejet fin janvier au Sénat, dominé par une droite plus conservatrice sur les sujets sociétaux, la proposition de loi sur l'aide à mourir va revenir à partir de lundi dans l'hémicycle de l'Assemblée, jusqu'ici largement favorable à cette réforme sociétale.
Promesse présidentielle du second quinquennat d'Emmanuel Macron, le texte prévoit la création d'un dispositif encadré de suicide assisté et d'euthanasie, même si ces deux termes, dont la connotation est jugée négativement, n'y sont pas mentionnés noir sur blanc.
Une autre proposition de loi sur les soins palliatifs, adoptée en première lecture à l'unanimité à l'Assemblée et très largement au Sénat, semble désormais moins consensuelle qu'à l'origine parmi les députés.
Vos réactions
les Ordres des médecins et des infirmiers ont réaffirmé que "la priorité absolue" devait aller aux soins palliatifs
La seule priorité devrait la volonté du patient.
Le corps médical veut faire de ses patients des "Vincent Lambert" (6 ans de batailles judiciaires pour pouvoir le laisser mourir alors qu'il etait dans un état végétatif chronique)
Tout à fait d'accord, seul le patient devrait avoir le droit de décider de sa fin de vie !
les Ordres des médecins et des infirmiers ont réaffirmé que "la priorité absolue" devait aller aux soins palliatifs
La seule priorité devrait la volonté du patient.
Le corps médical veut faire de ses patients des "Vincent Lambert" (6 ans de batailles judiciaires pour pouvoir le laisser mourir alors qu'il etait dans un état végétatif chronique)
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?