patrick sébastien Le groupe IDKIDS a été placé mardi en redressement judiciaire pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi, nouvelle illustration des difficultés du secteur de l'habillemement.
La procédure devant le tribunal de commerce de Lille Métropole concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, ont indiqué à l'AFP direction et syndicats. Ces quatre entités emploient environ 2.000 personnes en France.
En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe".
"C'est un soulagement pour nous, pour la marque et pour l'ensemble du groupe. Au moins, nous avons une continuité, car on avait peur d'une liquidation", a réagi Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT.
La direction explique que cette demande de protection doit permettre de "redonner du temps et de la capacité financière" au groupe, qui doit "accélérer" sa "transformation".
Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon une porte-parole du groupe.
Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6.000 salariés dans le monde.
IDKIDS dit subir un "effet sablier": le segment premium résiste en haut du marché, tandis que "le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent" en bas, ce qui étrangle les enseignes du milieu de gamme comme Okaïdi.
"Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025", souligne encore le groupe.
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