donald trump Donald Trump a annoncé lundi réclamer un milliard de dollars de dommages et intérêts à la prestigieuse université de Harvard, qu’il accuse d’antisémitisme et de « wokisme », dernier avatar de son offensive sur les universités américaines.
« Nous réclamons maintenant un milliard de dollars de dommages et ne voulons plus avoir affaire, à l’avenir, à l’université de Harvard », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Les enquêtes à l’encontre de l’institution mondialement connue devront désormais être considérées comme des « affaires criminelles et non civiles », a-t-il ajouté. « Harvard devra assumer les conséquences de ses actes répréhensibles ».
Donald Trump accuse Harvard et d’autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite « woke » qui promeut une forte sensibilité aux injustices liées au racisme, sexisme et autres formes de discriminations, et de ne pas protéger suffisamment les étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes.
Son administration a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes contre des dizaines universités - au moins 75 selon une récente enquête du New York Times.
Une politique qu’avait dénoncée en septembre l’ex-présidente de l’université. « Il s’agit de détruire les institutions de la connaissance parce que ce sont des centres de pensée et d’information indépendantes, » avait affirmé Claudine Gay.
« Rien ne le justifie ni ne l’explique. Hormis le fait que les pouvoirs autoritaires n’aiment pas les centres indépendants de réflexion et d’information », avait ajouté la première femme noire à la tête d’Harvard en 368 ans, démissionnaire en janvier 2024.
La dernière colère du président américain contre Harvard a éclaté après que le New York Times a affirmé lundi qu’il avait fait « marche arrière », en renonçant à sa demande initiale d’obtenir 200 millions de dollars de l’université.
« L’université de Harvard, fortement antisémite, a fourni beaucoup "d’absurdités" au défaillant New York Times », a dénoncé le chef de l’Etat, six heures après la publication de l’article.
« Harvard se comporte très mal depuis longtemps! », a-t-il encore martelé. « Alan Garber, le président de Harvard, a fait un travail abominable (...). Il a été embauché après que les accusations d’antisémitisme aient été portées, je me demande pourquoi ??? ».
En septembre, Donald Trump avait déclaré que les négociations avec Harvard étaient sur le point d’aboutir à un accord de 500 millions de dollars, et qu’une partie de cette somme serait destinée à ouvrir des écoles professionnelles.
Mais dans un long message publié peu avant minuit sur le sujet, le président a changé de ton et doublé la mise.
Depuis son retour au pouvoir il y a un an, il a pris pour cible des universités de la prestigieuse « Ivy League ». Il leur a retiré des subventions fédérales et les a accusé de laisser prospérer sur leurs campus les mouvements étudiants contre la guerre à Gaza ou, plus généralement, d’être des foyers de contestation progressiste.
Vos réactions
1 milliard ce n'est pas assez. Harvard dispose de 56 milliards de $ en capital (actions, private equity, hedge funds...).
Ils ne changeront pas avec une perte si minime alors que c'est l'objectif des peines aux Etats-Unis : châtier.
Plus le coupable est riche, plus il doit payer pour que cela lui serve de leçon.
Si seulement on pouvait voir lamême chose içi notamment à Sciences Po Paris !! mais faut pas rever hélas !!
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