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L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l’Académie française dès le premier tour avec 25 voix sur 26 - Il succède à Jean-Denis Bredin

15h54: L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal est devenu jeudi un « immortel » en étant facilement élu à l'Académie française, près de trois mois après être sorti de prison en Algérie. Les membres de la prestigieuse institution de défense de la langue française ont adoubé Boualem Sansal au premier tour, avec 25 voix « pour » et un bulletin blanc pour 26 votants, a annoncé l'Académie.

L'auteur de « 2084 » prendra, à une date encore indéterminée, le fauteuil laissé vacant par l'avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021. Il sera intronisé lors d'une cérémonie à huis clos, au cours de laquelle il recevra un habit vert brodé de rameaux d'olivier et une épée. Six prétendants étaient en lice mais Boualem Sansal était de loin le plus connu d'entre eux.

Le Franco-algérien rejoint parmi les « immortels » - surnom donné aux académiciens - la philosophe Sylviane Agacinski, l'écrivain franco-libanais Amin Maalouf, l'écrivain Erik Orsenna - ancienne plume du président François Mitterrand -, le médecin, écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, ou encore la romancière et essayiste Chantal Thomas.

L'écrivain - qui a obtenu la nationalité française en 2024 - avait eu un avant-goût de la coupole le 4 décembre lorsqu'il a été honoré par l'Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération, le 12 novembre.

« Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n'imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs », a-t-il déclaré lundi en recevant la médaille de la ville à Strasbourg (est). La vie de cet ancien fonctionnaire algérien bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d'être emprisonné.

Son sort émeut aussitôt en France, où une campagne est lancée en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir d'Alger. Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d' »atteinte à l'unité nationale » après des déclarations en octobre 2024 au média français d'extrême droite Frontières sur l'Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d'une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Boualem Sansal est l'auteur d'une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.

Il a reçu le grand prix du roman de l'Académie française en 2015 pour « 2084. La fin du monde » (Gallimard), inspiré du chef-d'oeuvre de George Orwell « 1984 », ex æquo avec l'écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour. Il est également l'auteur de « Rue Darwin », du « Village de l'Allemand » et de « Vivre ».

Lundi à Strasbourg, il a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans « Le français, parlons-en ! » (Cerf), publié en 2024. « Je crois qu'il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes », a-t-il estimé. Fondée en 1635 par Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, l'Académie française a comme mission de « donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences ». Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.

En novembre, l'Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff.

10h17: Va-t-il devenir un "immortel"? L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal pourrait être élu aujourd'hui à l'Académie française, près de trois mois après avoir sa libération de prison en Algérie.

Les membres de l'Académie se réunissent à 15H00 à huis clos sous la coupole de leur illustre édifice des bords de la Seine à Paris pour choisir un successeur à l'historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.

Six prétendants sont en lice, dont Boualem Sansal, de loin le plus connu d'entre eux, qui s'est déclaré à la dernière minute le 8 janvier.

Un premier vote pour ce fauteuil avait eu lieu le 11 décembre mais aucun candidat n'avait obtenu la majorité.

S'il était élu, Boualem Sansal rejoindrait à 81 ans les "immortels", le surnom donné aux académiciens, qui sont actuellement 35, cinq sièges étant vacants. Parmi eux, figurent Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna.

L'écrivain franco-algérien en a eu un avant goût le 4 décembre lorsqu'il a été honoré par l'Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération le 12 novembre.

"Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n'imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs", a-t-il déclaré lundi en recevant à Strasbourg la médaille de la ville.

 

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Vos réactions

Portrait de Touché01
29/janvier/2026 - 19h55

Bernanos, qui refusa même d'être proposé, a déclaré :

« Quand je n'aurai plus qu'une paire de fesses pour penser, j'irai l'asseoir à l'Académie. »

Portrait de onluidira
29/janvier/2026 - 17h53

Pauvre France, pauvre Académie Française, soumission aux diktats politiciens ...

Portrait de Yeto
29/janvier/2026 - 16h23
Touché01 a écrit :

L'académie est censée contrôler, gérer la langue française.

Mais l'état et ses services refusent de l'écouter sur l'écriture  inclusive qu'elle combat. L'académie devrait donc se dissoudre ou suspendre ses activités indéfiniment, tant qu'elle ne sera pas suivie sur ce sujet.

Ce n'est plus le moment de nommer nonchalamment de nouveaux membres comme si elle n'etait pas snobée par l'état.

Tout le monde n'est pas pour l'écriture inclusive et si l'Académie n'est pas pour, la majorité des Français ne va sûrement pas lui reprocher....

Portrait de Yeto
29/janvier/2026 - 16h21
Et le 26ème qui n'a pas voté pour lui, c'est qui ? Cela seraint intéressant de le connaître...
Portrait de Touché01
29/janvier/2026 - 11h43

L'académie est censée contrôler, gérer la langue française.

Mais l'état et ses services refusent de l'écouter sur l'écriture  inclusive qu'elle combat. L'académie devrait donc se dissoudre ou suspendre ses activités indéfiniment, tant qu'elle ne sera pas suivie sur ce sujet.

Ce n'est plus le moment de nommer nonchalamment de nouveaux membres comme si elle n'etait pas snobée par l'état.