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La Fédération nationale des producteurs de lait a appelé ses adhérents à mener des actions pour que la rémunération des éleveurs ne soit pas leur "variable d'ajustement"

La Fédération nationale des producteurs de lait a appelé ses adhérents à mener des actions auprès des coopératives laitières, des industriels, des restaurateurs et des supermarchés, pour que la rémunération des éleveurs ne soit pas leur «variable d'ajustement».

«À chaque fois qu'il y a une petite crise, un soubresaut au niveau de la planète laitière, c'est toujours le producteur qui trinque. C'est juste pas entendable, pas possible. On a des industriels qui ne jouent pas le jeu», a dénoncé Yohann Barbe, président de cette association spécialisée de la FNSEA, premier syndicat agricole français.

Selon lui, le contexte a été favorable en 2025 avec une collecte laitière qui s'annonce en hausse, dépassant 23 milliards de litres de lait, et des marges positives pour les éleveurs, après une année 2024 «à l'équilibre» et trois années dans le rouge auparavant. Mais 2025 a aussi été l'année de la baisse des prix du beurre, qui avaient atteint des records.

Brandissant la «menace de surproduction» laitière, plusieurs industriels font planer le risque de baisses des prix payés aux éleveurs, affirme la FNPL, notamment ceux dont les formules très complexes de calcul du prix du lait intègrent des indicateurs beurre/poudre de lait. 

«Dès que ça dévisse sur le beurre/poudre, on en profite pour remettre encore une plus grosse claque aux éleveurs», a protesté Yohann Barbe, lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle plusieurs responsables ont cité tour à tour les industriels Lactalis et Savencia, qui ont annoncé plusieurs accords avec leurs producteurs pour 2026, mais aussi la coopérative Agrial.

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