lait infantile Le tribunal administratif de Paris a rejeté le recours déposé par une association de défense de la santé des enfants pour "carence grave de l'Etat dans la gestion du scandale sanitaire des laits infantiles contaminés", selon la décision consultée mercredi par l'AFP.
"Au vu des déclarations publiques de la ministre de la santé du 23 janvier 2026, affirmant que +l'ensemble des laits infantiles concernés par la contamination à la céréulide ont été retirés de la circulation+ et que +la situation est maîtrisée+, les éléments de la requête ne révèlent, en l'état de l'instruction, aucune carence caractérisée de l'Etat", relève le juge des référés dans son ordonnance.
Le juge administratif estime par ailleurs que les demandes de l'association de "mesures de communication publique, de diligence d'enquête, de surveillance microbiologique renforcée (...) ne sont pas au nombre des mesures d'urgence" que peut prendre le juge des référés.
En conséquence, "la requête de l'Association pour la santé des enfants est rejetée". L'association a dénoncé mercredi "une décision sans instruction véritable, fondée uniquement sur des promesses gouvernementales" et envisage de faire appel devant le Conseil d'Etat.
Plusieurs industriels, dont les leaders du secteur Nestlé et Danone, ainsi que Lactalis, ont procédé à des rappels de laits infantiles dans plus d'une soixantaine de pays au total, dont la France, depuis décembre en raison d'un risque de contamination à la céréulide, une toxine produite par des bactéries et qui viendrait selon les autorités d'un fournisseur d'ingrédient chinois.
Dans sa requête en référé-liberté, une procédure d'urgence enregistrée lundi par le tribunal, l'association demandait notamment à l'Etat d'ordonner sous 24 heures le rappel de l'ensemble des laits infantiles contenant l'huile riche en acide arachidonique (ARA) produite par l'industriel chinois Cabio Biotech, mis en cause par plusieurs producteurs de laits infantiles.
Son président Quentin Guillemain avait notamment critiqué auprès de l'AFP le délai d'un mois "pour commencer à retirer les produits et seulement quand les tests montrent qu'il y a assez de toxines dans les produits finis".
L'association continue de demander des informations transparentes, avec un site dédié et une enquête pénale sur l'ensemble de l'affaire et pas seulement sur les cas de deux nourrissons, à Bordeaux et Angers, décédés après avoir consommé du lait Nestlé qui avait fait l'objet de rappels, sans lien établi à ce stade selon les autorités.
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