julien cohen 18h19: La Coordination rurale dénonce une "différence de traitement du gouvernement" en fonction des mobilisations. "Nos agriculteurs ont exprimé pacifiquement leurs doléances devant l’Assemblée nationale et le Sénat, mais ont subi interdictions, arrêtés, usage de la force et intimidation, alors que d’autres organisations bénéficient d’un traitement très différent", a fustigé le syndicat dans un communiqué.
AGRICULTURE FRANÇAISE : LE GOUVERNEMENT DOIT RESPECTER LA DÉMOCRATIE !
— Coordination Rurale (@coordinationrur) January 13, 2026
La #CR dénonce la différence de traitement du Gouvernement face à nos mobilisations de jeudi dernier à Paris.
Nos agriculteurs ont exprimé pacifiquement leurs doléances devant l’Assemblée nationale et… pic.twitter.com/bTc90dcuEB
16h49: Sur le réseau social X, Sébastien Lecornu s'exprime et fait plusieurs annonces et notamment avoir demandé à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard "de préparer pour le salon de l’Agriculture une loi d'urgence agricole".
"Comme je l’avais écrit dans ma lettre aux agriculteurs, la souveraineté agricole ne peut pas n’être qu’un slogan. C’est une responsabilité nationale. Et elle appelle des décisions et des actes.
Les mobilisations d’aujourd’hui expriment une demande de bon sens : trop de règles complexes, mal expliquées, parfois contre-productives. L’action publique doit être guidée par l’efficacité, pas par l’accumulation de normes. Il faut refuser “le deux poids deux mesures.” Plusieurs règles évolueront donc dans les prochaines semaines. J’ai pris 4 décisions ce jour.
1) Parce que certaines simplifications relèvent de la loi, j’ai demandé à la ministre de préparer pour le salon de l’agriculture une loi d’urgence agricole autour de plusieurs priorités : eau, prédation, moyens de production. Toutes les avancées doivent se retrouver dans les cours de ferme. Ce texte sera inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l’été. Il devra associer en amont toutes les forces politiques parlementaires. D’autres simplifications peuvent être prises dans les prochaines semaines.
2) C’est le cas de la politique de l’eau. Il faut un cap clair et il sera fixé d’ici le salon de l’agriculture devant tous les acteurs concernés par cet immense chantier de l’eau agricole. Les ministres Monique Barbut et Annie Genevard seront chargées de mener les consultations préalables. En cohérence, je demande un moratoire sur toutes les décisions relatives aux questions de la politique de l'eau jusqu’à l’inscription en Conseil de ministres du projet de loi d’urgence agricole. Il nous faut prendre le temps de concerter tous les acteurs et de se projeter sur l’avenir. Par ailleurs, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance pour pollutions diffuses pour le monde agricole dans le projet de loi de finances 2027. Je demande aux préfets de me remonter directement les projets hydrauliques agricoles bloqués sur les territoires : je veux en libérer un maximum, notamment tous ceux qui sont “à taille humaine”. Les décisions de répartition et de gestion de la quantité d’eau doivent se faire après une analyse claire des conséquences économiques. Ces analyses économiques doivent être renforcées et compléter les études existantes : j’ai décidé que les textes fixant les volumes d’eau prélevables soient suspendus jusqu’à septembre, pour garantir la prise en compte réelle des contraintes agricoles. Enfin, toutes ces décisions doivent se faire avec l’association pleine et entière des agriculteurs. Un travail va être lancé sur la représentativité du monde agricole dans les instances territoriales gérant les questions d’eau.
3) C’est aussi le cas des règles sur les nitrates. Indispensables, mais d’une complexité qui les rendent trop souvent incomprises par l’ensemble des acteurs, et donc difficilement applicables. Je suis prêt à demander à la Commission européenne de faire évoluer le cadre existant, en prenant en compte l’agronomie et le bon sens. En attendant, avant le salon de l’agriculture, les préfets concernés et leurs services seront réunis afin qu’ils puissent mobiliser pleinement, en concertation avec les chambres d’agriculture départementales, les possibilités de dérogation. Je leur demande également de procéder aux contrôles en la matière avec discernement.
4) Ces mesures viennent en plus des actions prises par le Gouvernement en réponse aux demandes de nos agriculteurs, dont un plan exceptionnel porté par Annie Genevard à plus de 300 millions d’euros pour redresser notre agriculture. Ce plan sera complété par un volet fiscal dès ce soir, le Gouvernement proposant un dispositif renforcé d’épargne de précaution, afin de mieux faire face aux chocs économiques via une possibilité de réintégration partiellement défiscalisée en cas de survenance d’un aléa économique, ainsi qu’un dispositif favorable à la mécanisation collective sans que celui-ci touche au dispositif de traitement fiscal des plus-values. Ce plan fiscal et budgétaire du Gouvernement sera déposé ce soir par voie d’amendement. Il est désormais soumis au vote du Parlement. Il ne pourra entrer en vigueur qu’avec l’adoption d’un budget."
Comme je l’avais écrit dans ma lettre aux agriculteurs, la souveraineté agricole ne peut pas n’être qu’un slogan. C’est une responsabilité nationale. Et elle appelle des décisions et des actes.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) January 13, 2026
Les mobilisations d’aujourd’hui expriment une demande de bon sens : trop de règles…
15h22: "J'ai décidé, en accord avec la ministre des Comptes publics, de mettre en place une brigade de contrôle, qui interviendra sur les importations venant des ports du nord de l'Europe et du territoire", assure à l'Assemblée Nationale la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
Cette dernière avait été juste avant interpellée par e député Horizons du Pas-de-Calais, Philippe Fait, qui l'alertait sur le fait qu'entre "10 et 25% des produits importés en France ne respectent pas les normes auxquelles sont soumis les producteurs français".
15h15: Devant l'Assemblée Nationale, les agriculteurs, toujours mobilisés, ont déversé de grands tas de pommes de terre


15h05: Les agriculteurs qui occupent nuit et jour depuis un mois un barrage emblématique sur l'A64, à Carbonne (Haute-Garonne), près de Toulouse, ont commencé à quitter les lieux à bord de tracteurs mardi à la mi-journée, après avoir annoncé la levée du blocage au plus tard mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, "on va lever le barrage", ont déclaré à l'AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des "Ultras de l'A64", qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre, à hauteur de la sortie 27 à Carbonne.
Les manifestants vont partir "entre aujourd'hui et demain (entre mardi et mercredi), le temps de tout ranger", a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l'ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le "nettoyer".
"On va sortir dignement, mais le combat n'est pas fini", a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des "Ultras de l'A64", à l'origine aussi du mouvement agricole de l'hiver 2024.
Avec 33 jours d'occupation, ce barrage, constitué d'un mur de paille et de dizaines de tracteurs à même l'autoroute Toulouse-Bayonne, était l'un des plus anciens de la colère agricole actuelle, ses occupants se relayant nuit et jour pacifiquement, y compris les soirs de Noël et du nouvel-an.
Il est aussi emblématique: c'est à Carbonne en effet qu'avait démarré en janvier 2024 la grogne des agriculteurs qui avait fait tache d'huile dans toute la France.
Pour le préfet Pierre-André Durand, cette occupation, "compte tenu de sa durée, était insoutenable".
Après s'être rendu sur place, il a déclaré à la presse que le barrage était "très bien tenu" et ne souffrait "pas de dégradations", alors que les agriculteurs rangeaient leurs affaires avant de prendre peu à peu le départ.
"On est usés par le temps passé, on part sous la force, on a l'impression d'être pris pour des cons", a confié, amer, Frédéric Magneris, éleveur, avant de monter dans son tracteur.
Avant l'aube, mardi, les dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00, maintenant les médias à l'écart du barrage, a constaté un journaliste de l'AFP, tandis qu'un photographe et un JRI de l'AFP ont été évacués d'un pont surplombant le barrage puis d'une rue permettant de visualiser le rassemblement.
"On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces", a encore déclaré M. Bayle, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes après la bousculade.
"On ne veut pas d'affrontement avec les gendarmes, mais on résiste", a-t-il dit. Il a promis que les agriculteurs occitans ne "vont pas baisser les yeux et vont continuer à se révolter", tant qu'ils n'obtiendront pas satisfaction.
Mi-décembre, l'abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège), en raison d'un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avait provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions.
L'accroissement du coût des engrais ou encore l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé sont d'autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où des tracteurs sont entrés mardi matin.
15h03: Le Premier ministre Sébastien Lecornu fera "un deuxième train d'annonces dans l'après-midi", annonce la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. "On ne peut pas dire qu'on aime les agriculteurs et leur compliquer la vie matin et soir", a-t-elle confié.
14h55: En solidarité avec les éleveurs de bovins, les éleveurs d’une race ovine et une autre porcine ont décidé de ne pas exposer d’animaux à Paris au prochain salon de l'Agriculture, ni de les faire concourir sur les grands rings prévus à cet effet dans le hall 1, celui des animaux de ferme, rapporte Le Figaro. Et de préciser qu'il s’agit des brebis charolaises et des porcs culs noirs.
Ainsi, me pavillon 1, où passent tous les visiteurs, va changer de physionomie suite à l’absence de tous ces animaux. «Nous allons voir comme le réaffecter, c’est une première pour nous, nous avons su nous adapter par le passé. Nous le ferons cette année encore du 22 février au 2 mars, indique Arnaud Lemoine. C’est aussi un coup dur pour les éleveurs, imaginez le travail d’une année, la préparation des animaux...»
14h33: La ministre de l'Agriculture Annie Genevard est à la rencontre d'agriculteurs devant l'Assemblée nationale. Elle échange avec certains d'entre eux.

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13h53: Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été « entendues » par le gouvernement.
« On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus » a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.
Voici quelques photos prises dans les rues de Paris, à proximité de l'Assemblée nationale.
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13h45: Le point sur la situation
Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été « entendues » par le gouvernement.
« On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus » a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.
Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, venu sur place, a annoncé un rendez-vous « à Matignon ». Celui-ci se tiendra à 14H30 avec le cabinet du Premier ministre, précise-t-on à Matignon.
Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.
« On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap », a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.
Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.
Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.
« La révolte paysanne reprend », peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.
11h36: Bruno Retailleau est également sur place à la rencontre des agriculteurs
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11h19: La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet est à la rencontre des agriculteurs présents devant l'Assemblée nationale. Elle dialogue avec eux. Elle annonce que, le 11 février prochain, "une séance, pour la première fois, concernera l'application des lois", notamment la loi Duplomb dans l'hémicycle.
10h57: Les agriculteurs venus manifester mardi matin à Paris avec au moins 350 tracteurs n’en bougeront pas tant que leurs demandes n’auront pas été « entendues », a averti l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur de cette mobilisation.
« La révolte paysanne redémarre aujourd’hui et nous resterons ici jusqu’à ce qu’on ait des réponses. On demande à être reçus par le Premier ministre, » a déclaré à ses troupes Damien Greffin, également responsable du syndicat pour le grand bassin parisien.
« On ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus », a-t-il ajouté, applaudi par les manifestants, rassemblés autour d’une estrade improvisée faite de ballots de paille.
Dans le même temps, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis d’« accélérer », dans un message posté sur X.
« Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes ce jour pour permettre à ceux qui nous nourrissent de remplir leur mission », a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.
Le vice-président de la FNSEA, tout en rappelant l’opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé samedi au Paraguay, a listé quatre autres « priorités » nationales défendues ce mardi.
Le syndicat demande « une loi spéciale » pour aborder « la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau », « un moratoire sur l’ensemble des sujets eau », la « suspension de la dernière version de la directive nitrates », qui fixe les calendriers d’épandage des engrais, et des mesures fiscales, notamment « une déduction pour aléas économiques » pour amortir les chocs du marché.
La préfecture de police comptait à 10H00 à Paris quelque 400 manifestants rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale et 353 tracteurs positionnés quai d’Orsay. M. Greffin a pour sa part évoqué « plus de 500 tracteurs et 800 agriculteurs ».
10h30: Les agriculteurs des « Ultras de l’A64 », qui occupent depuis un mois un barrage sur l’autoroute Toulouse-Bayonne, à Carbonne (Haute-Garonne), ont annoncé mardi qu’ils allaient « lever le barrage », a-t-on appris auprès de responsables de ce mouvement agricole.
Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, « on va lever le barrage », ont déclaré à l’AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des « Ultras de l’A64 », qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre.
Les manifestants vont partir « entre aujourd’hui et demain, le temps de tout ranger », a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le « nettoyer ».
« On va sortir dignement, mais le combat n’est pas fini », a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 », à l’origine du mouvement agricole de 2024, qui avait démarré à Carbonne et fait tache d’huile dans toute la France.
« On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces », a-t-il ajouté, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes.
Des dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00 du matin mardi, maintenant les journalistes à l’écart du barrage, a constaté un journaliste de l’AFP, tandis qu’un photographe et un JRI de l’AFP ont été évacués d’un pont surplombant le barrage puis d’une rue permettant de visualiser le rassemblement.
« On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste », avait déclaré plus tôt M. Loup, sur le barrage avec une cinquantaine d’agriculteurs.
Selon M. Bayle, les véhicules de la gendarmerie ont détruit le mur de bottes de paille érigé en travers de l’autoroute Toulouse-Bayonne, coupée dans les deux sens depuis 33 jours à hauteur de la sortie 27 à Carbonne.
10h15: La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, vient de poster un message sur son compte X.
"La mobilisation des agriculteurs traduit une inquiétude légitime, que je comprends pleinement. J’en appelle, comme toujours, au calme et au respect des personnes et des biens. Des premières réponses concrètes ont d'ores et déjà été apportées vendredi avec un plan d'urgence portant l'engagement de l'Etat à 300 millions d'euros et des simplifications concrètes", écrit-elle sur le réseau social.
Et d'ajouter : "Le temps est, comme toujours, à la poursuite du dialogue et du travail, que je mène avec l’ensemble des professionnels du monde agricole. La simplification avance depuis un an et demi. Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le Gouvernement, nous poursuivons le travail d'élaboration de propositions concrètes ce jour pour permettre à ceux qui nous nourrissent de remplir leur mission".
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La mobilisation des agriculteurs traduit une inquiétude légitime, que je comprends pleinement. J’en appelle, comme toujours, au calme et au respect des personnes et des biens.
— Annie Genevard (@AnnieGenevard) January 13, 2026
Des premières réponses concrètes ont d'ores et déjà été apportées vendredi avec un plan d'urgence…
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09h37: Le point sur ce que l'on sait ce matin
Environ 350 tracteurs sont entrés dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation agricole, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des « actes concrets et immédiats » du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.
Peu après 8H00, quelque 250 tracteurs tracteurs étaient arrivés au Quai d’Orsay, non loin de l’Assemblée nationale, sur les 350 recensés par les forces de l’ordre comme participant à la mobilisation, selon un point de la préfecture de police.
Ces tracteurs arrivent du Nord, de l’Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne parisienne et sont escortés par la police, jusqu’au quai d’Orsay où se trouve leur point de rassemblement.
A 7H30, une file ininterrompue de tracteurs s’étirait depuis l’Assemblée nationale, devant laquelle a été déployée une banderole « La révolte paysanne reprend », a constaté une journaliste de l’AFP.
Un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs et issus des Yvelines était entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres véhicules, ils ont remonté l’avenue Foch et les Champs-Elysées en klaxonnant abondamment, escortés par des camions de CRS.
« Pas de pays sans paysan », « pas de paysan => pas d’alimentation », indiquait un panneau accroché à l’un des tracteurs. Certains agriculteurs, équipés de remorques, ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.
« Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu’on nous laisse exercer notre métier », dit à l’AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l’Eure, à proximité des Yvelines.
« On n’est pas pour l’anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd’hui, on ne vit plus de notre activité », ajoute-t-il, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l’agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’accroissement du coût des engrais, l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé.
Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, « on a besoin qu’on nous sécurise le marché français. L’élevage français doit passer avant l’élevage brésilien ». « On ne peut plus se serrer la ceinture », affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.
L’action a lieu à l’initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l’Ile-de-France et des départements de régions voisines, qui réclame des actes pour défendre la souveraineté alimentaire. Des actions coup de poing ont déjà eu lieu de la part de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.
A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi, un mois après avoir été érigé, a-t-on appris de sources concordantes. « Nous sommes encerclés par les gendarmes », a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 » qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre. Les journalistes sont maintenus à l’écart.
07h24:La Préfecture de Police de Paris annonce que près de 350 tracteurs se dirigent en ce moment vers Paris en provenance du Nord de la France, de l'Eure-et-Loir, du Loiret et des départements de la grande couronne.
150 engins sont d'ores et déjà entrés dans Paris par la porte Dauphine.
06h39: Environ 150 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris vers 6 heures par la Porte Dauphine, les tracteurs, escortés par des camions de CRS, ils doivent parcourir de grandes artères de Paris dont l'avenue des Champs-Elysées jusqu'à un rassemblement quai d'Orsay.
L'action a lieu à l'initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l'Ile-de-France et des départements de régions voisines, pour exiger des "actes concrets et immédiats" pour défendre la souveraineté alimentaire.
Les manifestants ambitionnent de se retrouver entre l'Elysée et l'Assemblée nationale, place de la Concorde, "vers 6-7 heures" du matin, a déclaré lundi à l'AFP Benoît Raux, secrétaire général de la FDSEA du Nord.
L'itinéraire de cette manifestation, déclarée par la FNSEA, a été "validé" par le préfet de Police, les organisateurs s'étant "engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données", a précisé la préfecture de police dans un communiqué.
Des dizaines de tracteurs font, par surprise, leurs entrées dans Paris ce mardi matin pour protester contre la signature du Mercosur. #AgriculteursEnColère #Mercosur pic.twitter.com/2TjGx2lpSm
— Bleu Blanc Rouge ! (@LBleuBlancRouge) January 13, 2026
Beaucoup de tracteurs en direction de Paris ! Mangeons Français ! https://t.co/Ehl2WLHM4m pic.twitter.com/H720znxgCj
— Marc Doyer (@Marc_Doyer) January 13, 2026
Vos réactions
Des importations de produits merdiques, Benjamin.
Regardez le troll psychotique appeler tout le monde "Benjamin" je ne sais pas ce qu'il t'a fait ce Benjamin pour que tu parles de lui 24h/24 depuis des années, mais il t'a bien victimisé.
T'es traumatisé sale malade.
Des importations de produits merdiques, Benjamin.
Si les nôtres étaient si bons on les vendrait encore. Mais années après années notre balance commerciale agricole s'effondre au point d'être déficitaire en 2025.C'est historique.
A la télé on nous vante nos produits d'exception, mais ils ne sont qu'une minuscule niche. La vérité est plutôt que presque tous nos fruits ont désormais un gout de flotte mais vendus avec un coût de produits d'exception et c'est pour cela que l'on vend de moins en moins aux français pour commencer.
Quitte à avoir un gout de flotte le consommateur français va acheter les fruits espagnols ou marocains, qui au moins seront 2-3 fois moins chers
C'est paysan de jeter comme cela de la nourriture ?
Dans ma famille paysanne la règle sacro sainte était "On ne joue pas avec la nourriture !". Alors la jeter n'etait même pas envisageable
La préfecture accorde un dernier tour de piste pour ceux montés à Paris, et puis retour à la maison !
De toutes façons leur mouvement etait particulièrement stupide car ce n'etait pas à Paris que le Mercosur se décidait.
Vous et votre science suffisante à 2 balles m'exaspèrent. Vraiment.
Des produits qui viennent d'Amérique du Sud l'UE trouve provablement que c'est écologique ?... C'est vrai que que l'éscologie est une grosse arnaque dont se sert l' UE pour imposer un régime totalitaire.
Sans parler des danger sur notre santé de ces produits
Le système agricole français a été conçu par les gouvernements successifs et la FNSEA pour l'exportation, mais ça couine lorsque que ça va dans l'autre sens avec des importations.
Exact
La seule solution possible pour les agriculteurs et pour la France est le Frexit et la sortie de l'euro.
Quand les agriculteurs restent bien sagement dans leurs exploitations et qu'ils de taisent, alors le Gouvernement se fout pas mal d'eux, rien ne bouge puisque les ministres en charge n'ont ni les compétences ni les moyens à leur disposition. Par contre, il suffit de quelques tracteurs sur les routes nationales, et là comme par miracle, les politicards trouvent, découvrent, inventent, créent, promettent un tas de mesures pour répondre à leurs revendications. Ne soyons pas dupe, dès qu'ils seront retournés chez eux et que les routes seront dégagées, tout redeviendra comme avant et les promesses faites dans l'urgence ne seront évidemment pas tenues.
Il serait tellement simple de les stopper : il suffit de les empêcher de faire le plein de leurs tracteurs soiffards.
Mais voila ils servent le pouvoir : le mercosur ce n'est pas le président, c'est Bruxelles voire c'est la lâcheuse Meloni de l'extrême droite italienne.
Ces conciliabules sont aussi l'occasion de répéter tous les cadeaux, tous les soutiens qui sont donnés aux agriculteurs (45 milliards il y a quelques jours, même s'ils ne les verront jamais). Et pendant ce temps on ne parle pas de tout le reste, du bilan économique du parti du président, et cela vaut mieux avant les municipales !
Quand un mouvement se dit apolitique c'est qu'il est d'extrême droite. Et c'est pour ça que ça tombe à l'eau.
La population soutien le mouvement par principe mais au fond s'en fout complètement.
Mercadal est soit un gros débile soit de l'opposition contrôlée. Leur mouvement en plein grand froid et coupé en deux à cause de Noël ça pue le sabotage de l'intérieur..
Make Socialism Great again
La FNSEA d'extrême droite ?
Comment cela " escortés " ?
Parce que ce n' est pas la coordination rurale . C'est la FNSEA , dont le président est le patron d'Avril (groupe alimentaire) , avec des ramifications en Amérique du sud, donc officieusement favorable au Mercosur . Eux peuvent rentrer dans Paris , ils ont le "droit" . Belle parade !
Pour la précédente manif , combien de tracteurs sont arrivés devant l'Assemblée ? Un seul ! Et dans Paris , maxi 50 , les autres ayant été bloqués sur les routes de France .
Ils emmerdent les braves gens et après ils s'étonnent que leur mouvement fait "prout"
Comment cela " escortés " ?
Honte aux policiers qui s'opposent aux agriculteurs. La police et l'armée devraient se rallier aux agriculteurs et faire dégager Macron.
Macron est là pour détruire la France.Il continue à dilapider des milliards pour ça, afin d'affaiblir la France, jusqu'au point de non retour, et que l'UE puisse devenir fédérale. Il lui reste plus d'un an pour finir le travail, il faut le virer.
Paris n'est pas Bruxelles.
La préfecture accorde un dernier tour de piste pour ceux montés à Paris, et puis retour à la maison !
De toutes façons leur mouvement etait particulièrement stupide car ce n'etait pas à Paris que le Mercosur se décidait.
Quand un mouvement se dit apolitique c'est qu'il est d'extrême droite. Et c'est pour ça que ça tombe à l'eau.
La population soutien le mouvement par principe mais au fond s'en fout complètement.
Mercadal est soit un gros débile soit de l'opposition contrôlée. Leur mouvement en plein grand froid et coupé en deux à cause de Noël ça pue le sabotage de l'intérieur..
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