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Agriculteurs - Nicolas Dupont-Aignan intervient dans la spéciale de "Morandini Live" en direct de la place de l’Etoile: "Nos dirigeants sont en train de suicider leur propre pays" - VIDEO

Ce matin, Jean-Marc Morandini présentait, en direct depuis la place de l'Etoile à Paris, une édition spéciale de "Morandini Live" sur CNews consacrée à la crise agricole alors qu'une centaine d’agriculteurs en tracteurs sont entrés dans Paris pour porter les revendications de leur profession en colère.

Au cours de l'émission, Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, est intervenu face à des agriculteurs. "Il le dit depuis des années, Nicolas, et on ne se connaît pas. Ça fait des années qu'on est en train de crever. Moi je suis en train de crever depuis 20 ans. Une année, une bonne année en 20 ans et encore à cause de la guerre en Ukraine. Et depuis, c'est un plongeon. Emmanuel Macron préfère s'occuper des pays ailleurs que de s'occuper de son propre pays. À un moment donné, tu sécurises ton pays, ton propre pays", a déclaré l'un des agriculteurs.

"Ce qui est insupportable, c'est de voir les centaures, carrément des chars, sur les routes françaises alors que, face aux narcotrafiquants, il n'y a rien. Ça, c'est le premier point. Mais le deuxième point qui m'importe le plus, c'est mardi, le 12 janvier. Si l'Union européenne vote le Mercosur, il n'y a que deux solutions", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan.

Et d'ajouter : "Soit la France s'écrase, et c'est ce qui va se produire, mais il y a une solution. Moi, je vous propose une solution simple. C'est que la France cesse tout versement financier à l'Union européenne, car là, on assècherait directement l'Union européenne et on créerait un rapport de force.

Le général de Gaulle, en 66, a fait la politique de la chaise vide. Il a obtenu satisfaction. Et la vraie question qui se pose, c'est maintenant, qu'est-ce qu'on fait le 12 ? Comment la France réagit ? Et moi, ce que je propose, c'est qu'on utilise l'argent qu'on verse, on paye 15 milliards net de plus qu'on reçoit. Donc, les agriculteurs n'ont pas à craindre. Il suffit qu'on cesse les versements à l'Union européenne, et là, on ouvrira une crise utile pour revoir le système. Sinon, la France est complètement foutue, son agriculture sera pillée".

"On est au pied du soldat inconnu avec des tracteurs, parce que l'agriculture est en train de crever. Et rien n'est fait. Donc, à un moment donné, soit le président prend ses responsabilités, soit il dégage. Dans un an, de toute façon, il sera dehors. Mais, à un moment donné, il sera obligé de fermer, pas ses frontières, mais il sera obligé de privilégier son pays", a réagi un agriculteur face à l'homme politique.

"Quand un pays n'est plus capable de nourrir ceux qui le nourrissent, quand ça dure depuis des années. C'est pas nouveau. Ça fait 10 ans que la situation s'est considérablement aggravée. Toujours plus de normes sur le producteur français, toujours plus d'importations sans aucun contrôle. Et on signe un nouvel accord, mais on est chez les fous. C'est du suicide. Donc ça veut dire que nos dirigeants sont en train de suicider leur propre pays. Moi, je trouve quand même réconfortant qu'il y ait des hommes courageux qui, à un moment, disent « On va pas crever »", a estimé Nicolas Dupont-Aignan.

Avant de poursuivre : "Je pense qu'il y a un problème de classe politique globale. C'est qu'à un moment, il faut tirer les leçons de tout ça, c'est-à-dire avoir un discours cohérent, traiter les causes. Traiter les causes, ça veut dire, à un moment, contrôler ce qui rentre sur notre sol. On peut pas interdire des produits... On peut pas interdire à ces agriculteurs de produire leur blé, de nourrir leur vache avec des produits interdits en France et autoriser des importations bourrées de produits toxiques". "

C'est la santé des Français qui est aussi en jeu. C'est pas seulement un problème... Pardonnez-moi. Des agriculteurs, des paysans, c'est le problème de tous les Français. Et le rôle d'un État, c'est de garantir la santé publique, c'est de trouver un équilibre. Or, je vais vous dire très clairement, si vous donnez 5 centimes de plus sur un producteur de lait, c'est rien sur l'litre de lait par rapport à tous ceux qui se gavent. Et ça permettrait aux éleveurs de vivre. Donc ça fait des années qu'on les laisse dans une situation de servage", a conclu Nicolas Dupont-Aignan.

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