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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis d’annoncer d’ici à vendredi "les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place" pour répondre aux revendications des agriculteurs, selon la FNSEA

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis d’annoncer d’ici à vendredi « les mesures qu’il entend très concrètement mettre en place » pour répondre aux revendications des agriculteurs, a affirmé mardi soir le premier syndicat du secteur, la FNSEA.

A l’issue d’une réunion à Matignon, le président de l’organisation, Arnaud Rousseau, a dit espérer voir « clarifier » les détails de ces « mesures d’urgence attendues qui sont rappelées depuis très longtemps par la FNSEA ».

Il a mentionné les dossiers sanitaire, de la viticulture, de la taxe carbone aux frontières, mais aussi les décrets d’application de la loi Duplomb qui prévoit notamment des mesures de simplification administrative en faveur de la profession.

« Nous lui avons rappelé ce qui compte aujourd’hui, ce ne sont plus les mots, mais les actes », a asséné M. Rousseau, alors que la mobilisation du monde agricole est repartie depuis la fin des fêtes.

Les annonces gouvernementales ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur...

Mardi soir, M. Rousseau a répété que l’accord UE-Mercosur, qui semble devoir franchir des étapes décisives dans les prochains jours, représentait « le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne ».

Plus tôt mardi, l’UE a promis une rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros dès 2028 dans la future politique agricole commune (PAC), à la veille d’une réunion spéciale des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, visant à répondre aux « préoccupations » du secteur.

Cette annonce ressemble à une ultime concession avant la signature de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, envisagée le 12 janvier.

Ursula von der Leyen a besoin au préalable du feu vert des Etats membres, lors d’un vote attendu dès vendredi.

Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux en Argentine, au Brésil, au Paraguay et en Uruguay.

En sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.

« Nous avons redit clairement au Premier ministre que pour nous il n’était pas question qu’on puisse accepter quoi que ce soit sur cet accord qui est encore une fois un accord mal né », a martelé M. Rousseau mardi soir.

Il a dit sa méfiance vis-à-vis des annonces de Bruxelles sur la future PAC et indiqué avoir demandé des précisions à M. Lecornu.

« Nous allons attendre de voir ce week-end ce qui se passe, et si le Mercosur devait être signé, évidemment nous appellerions à de nouvelles mobilisations », a mis en garde le président de la FNSEA.

 

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Vos réactions

Portrait de MICMAH458
7/janvier/2026 - 14h10

Quand les agriculteurs ne manifestent pas, il ne se passe rien.  Et comme par hasard, lorsque les tracteurs sortent sur les routes, tout d'un coup et comme par miracle le gouvernement trouve, en quelques jours, des propositions à leur présenter.  De qui se moque-t-on ?  Ces politicards ne sont que des blablateurs professionnels, qui essaient juste d'éteindre le début d'incendie pour qu'elle ne s'étende pas, et qui savent depuis le départ qu'ils ne tiendront pas leurs promesses, puisque tout ce qu'ils cherchent c'est de gagner du temps, en misant sur l'affaiblissement et la démobilisation des agriculteurs.  Une fois que le mouvement est lancé, il faut le mener jusqu'au bout, et ne pas l'entrecouper de trêves quelconques comme en cette fin d'année, qui ne servent à rien si ce n'est à assurer aux politiques de passer de paisibles et joyeux réveillons, avec la satisfaction du travail accompli, qui plus est.