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Le régime militaire au Burkina Faso va rétablir dans son code pénal la peine de mort qui a été abolie en 2018, pour la haute trahison, les actes de terrorisme, les actes d'espionnage...

Le gouvernement burkinabè a décidé, à l’issue d’un Conseil des ministres, de rétablir la peine de mort dans le pays, sept ans après son abolition. «Ce projet de code pénal rétablit la peine de mort pour un certain nombre d'infractions que sont la haute trahison, les actes de terrorisme, les actes d'espionnage, entre autres», a précisé le service d'information du gouvernement burkinabè.

«L'adoption de ce projet de loi s'inscrit dans la dynamique des réformes globales du secteur pour une justice qui répond aux aspirations profondes du peuple», a expliqué le ministre burkinabé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, cité par le service d'information du gouvernement. Selon Amnesty international, la dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988.

La peine de mort a été abolie sous le régime civil de Roch Marc Christian Kaboré, trente ans plus tard.

Le texte, qui doit être validé par l'Assemblée législative de transition créée par la junte, «sanctionne» également «la promotion et les pratiques homosexuelles et assimilées», selon le gouvernement.

Le pays avait adopté pour la première fois en septembre dernier une loi prévoyant des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison pour les «auteurs de pratiques homosexuelles».

Le Burkina est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir après un coup d'État militaire en septembre 2022. Il mène depuis une politique souverainiste et hostile à l'Occident dont il critique notamment certaines «valeurs». Le pays s'est par ailleurs rapproché de nouveaux partenaires comme la Russie ou l'Iran.

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