02/12 16:31

En moins d’une semaine, une femme et deux hommes, sans domicile fixe, retrouvés morts à Paris - Deux enquêtes ont été ouvertes pour rechercher les causes de leur décès

En moins d’une semaine, une femme et deux hommes, sans domicile fixe, ont été retrouvés morts à Paris et deux enquêtes ont été ouvertes, selon des sources policières et auprès du parquet, cités par l’AFP. Ce lundi, vers 7 heures 30, dans le 9e arrondissement, un agent de la mairie a appelé les secours pour un homme, âgé d'une cinquantaine d'années, qui faisait un malaise cardiaque, selon une source policière. Malgré les soins prodigués, la victime est décédée. Sans domicile fixe, il n'avait pas de papier d'identité sur lui.

Dimanche, c'est dans le 10e arrondissement, rue René Boulanger, qu'un homme sans-abri a été découvert inanimé sur la voie publique vers 10 heures 30. Les sapeurs-pompiers et le Samu n'ont rien pu faire pour réanimer le quinquagénaire, qui n'a pas pu être identifié.

Les causes de son décès n'ont pu être déterminées au moment de la levée de corps s'est rendu sur les lieux. «Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes en recherche des causes de la mort» confiées aux commissariats du 9e et du 10e arrondissements afin de «déterminer les causes de la mort et de rechercher l'identité des personnes décédées», selon un officier de police judiciaire du commissariat, confirmant une information du Parisien.

Quelques jours auparavant, mercredi, dans le 15e arrondissement, boulevard Vaugirard, des passants ont signalé le corps sans vie d'une femme dans une tente, d'après la source policière. Les sapeurs-pompiers dépêchés sur place ont constaté son décès. Elle n'a pas non plus été identifiée.

Ces trois décès interviennent alors que les températures à Paris restent de saison. Fin octobre, le collectif Les morts de la rue a fait état de 912 personnes sans domicile fixe décédées en France en 2024, soit «un nouveau record effroyable», depuis le premier recensement de 2012. L'Île-de-France concentre 37% des décès. Sont concernés des enfants, des femmes et des hommes ; les plus jeunes n'avaient que quelques jours, la personne la plus âgée 93 ans. Les moins de 15 ans représentent 4% des décès, soit «un doublement par rapport à la période 2012-2023». «Tous les indicateurs sont au rouge, il y a urgence à se mobiliser», a alerté auprès de l'AFP Adèle Lenormand, membre de ce collectif qui avait comptabilisé 735 morts pour 2023.

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Vos réactions

Portrait de KenShiro
2/décembre/2025 - 17h21

Tiens en y pensant encore une promesse non tenue de Macron, qui jurait zero sdf, sous son 1er mandat.

Portrait de KenShiro
2/décembre/2025 - 17h19

Les sdf meurent plus en été qu'en hiver.

Seulement cela nous touche plus, car la notion de mourir dans le froid, paraît nettement pire et l'on peut plus facilement se l'imaginer et se mettre à leur place.