universal Le gouvernement français préfère agir "à bas bruit" pour faire libérer les ressortissants qu'il juge injustement détenus à l'étranger, estimant que les dénonciations publiques ne font qu'aggraver leur situation, a déclaré le ministre délégué en charge des partenariats internationaux.
"Il y a ceux qui s'agitent ou dénoncent sans rien obtenir, ce qui aggrave la situation. Nous, nous agissons à bas bruit avec la seule boussole du résultat", a soutenu Thani Mohamed Soilihi, au moment où des politiques demandent au gouvernement de hausser le ton en particulier face à l'Algérie et l'Iran.
Ces deux pays détiennent respectivement l'écrivain Boualem Sansal qui a également la nationalité algérienne, le journaliste Christophe Gleizes, et le couple Cécile Kohler et Jacques Paris.
La diplomatie française est régulièrement critiquée pour cette stratégie d'action dans l'ombre.
Le Comité de soutien de Boualem Sansal reproche aux autorités françaises de ne pas agir de manière suffisamment énergique, estimant que l'heure n'est plus aux gestes d'apaisement.
Certaines familles, notamment de Jacques Paris, ont elles décidé de sortir du silence pour alerter sur la situation de leur proche.
"Toute la diplomatie française est à pied d'oeuvre auprès des Français détenus arbitrairement", a insisté le ministre qui répondait aux questions du gouvernement au Sénat en l'absence du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, à Londres pour la visite d'Etat d'Emmanuel Macron.
Thani Mohamed Soilihi a rappelé que l'action des diplomates avaient ainsi permis cette année notamment la libération "d'Olivier Grondeau, retenu 487 jours en Iran et Théo Leclerc après 422 jours de détention en Azerbaïdjan".
"Il s'agit de vies humaines, de situations dramatiques, pas de dossiers pour venir nourrir une polémique", a-t-il dit.
Le ministère des Affaires étrangères n'a jamais communiqué la liste complète de Français emprisonnés à l'étranger ni le motif de leur incarcération.
Mais pour les cas les plus médiatiques, il a dénoncé des "détentions arbitraires".
Dans celui de Cécile Kohler et de Jacques Paris, Paris estime qu'ils sont "des otages d'Etat", une sorte de monnaie d'échange pour peser notamment dans les très sensibles discussions sur le nucléaire iranien, dans l'impasse depuis des années, et obtenir une levée des sanctions.
Au total, 2.300 Français sont actuellement détenus à l'étranger, a rappelé le ministre et "bénéficient, en particulier pour ceux qui le demandent, du plein accompagnement des services consulaires du ministère des Affaires étrangères".
Vos réactions
Rien n'empêche Éric, Marion, Marine ou Jordy de négocier à bas bruit de leur côté. Ils sont tellement balaises.
Vu l’indigence de notre diplomatie, difficile de faire pire. Même sans être des cadors, ils partiraient de si bas que ce serait déjà un progrès. Les « réussites » de Macron à l’étranger ? Du vent, des moulinets de bras, et rien de concret. Notre politique étrangère, pétrie de culpabilité post-coloniale, en vient à comprendre les bourreaux plutôt qu’à défendre nos otages. Alors oui, l’extrême-droite pourrait surprendre — comme Meloni, au moins ils n’ont pas peur de défendre les leurs
les dénonciations publiques ne font qu'aggraver leur situation
Aggraver la situation du gouvernement ?
Officiellement, le gouvernement agit « à bas bruit » pour éviter d’aggraver la situation. En réalité, c’est surtout pour qu’on ne voie pas à quel point ils pataugent. Ils n’aiment pas qu’on regarde par-dessus leur épaule : ça les déconcentre, les stresse, et vu leur niveau, ça pourrait encore empirer les choses. Ils n’osent pas élever la voix, pas par stratégie, mais parce qu’ils sont inefficaces — et qu’ils tiennent à ce que ça reste un secret bien gardé
"A bas bruit", et je me demande si cela n'avait pas déjà été employé par macron. Toujours est-il que ces macronistes ont l'art de régulièrement nous sortir des expressions peu usitées, mais cela n'empêche pas de constater l'inutilité de leurs actions et leur incompétence dans la résolution des problèmes. Bons en dialectique, certes, mais très inefficaces dans leurs agissements. Quand macron et barrot auront compris que leur stratégie de diplomatie ne fonctionne pas, que la France ne fait plus peur à personne et que d'ailleurs tout le monde se fout pas mal de ce qu'ils peuvent dire, un seul résultat à constater : pendant ces aimables parlotes, les révérences très respectueuses pour ne pas froisser les interlocuteurs (attention cependant, se pencher trop en avant avec les pantalons déjà aux chevilles, on risque vite de perdre l'équilibre), un seul résultat probant : les français détenus à l'étranger continuent de croupir dans leurs prisons.
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