03/07 19:16

Bernard Arnault, PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, qui contrôle déjà Les Echos, Le Parisien et Paris Match, a racheté le quotidien libéral L'Opinion ainsi que le site d'actualité financière L'Agefi

Bernard Arnault, PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, qui contrôle le groupe de presse Les Echos-Le Parisien et Paris Match, a racheté le quotidien libéral L'Opinion ainsi que le site d'actualité financière L'Agefi, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier, confirmant une information du Figaro.

Le groupe LVMH, déjà actionnaire minoritaire de Bey Médias, structure qui chapeaute L'Opinion et L'Agefi, en a acquis la totalité. Il entend "donner les moyens aux titres de se développer", selon ces sources. Le montant de la transaction n'a pas été précisé. Les parts des autres actionnaires, notamment celles de la holding Thétys de la famille Bettencourt, celles de l'Américain Ken Fisher et du groupe Dow Jones, propriété du magnat des médias Rupert Murdoch, ont également été cédées à LVMH. Bey Médias va être autonome au sein du groupe de luxe et la gouvernance des titres demeure inchangée: Nicolas Beytout, qui était premier actionnaire de Bey Médias, garde la présidence.

Les rédacteurs en chef Rémi Godeau pour L'Opinion et Alexandre Garabedian pour L'Agefi restent aux manettes. Ces annonces ont été faites en comité social et économique (CSE) jeudi.

Selon Le Figaro, le PDG de LVMH avait participé au financement de L'Opinion dès sa création en 2013 par Nicolas Beytout, pour défendre une ligne résolument libérale et pro-européenne. L'Opinion est en déficit chronique, à l'inverse de L'Agefi, poids lourd de l'information financière en France. Les titres comptent au total quelque 150 salariés dont 90 journalistes, et les emplois sont conservés.

"Pour un fondateur, savoir que l'entreprise va perdurer est un élément important", a indiqué à l'AFP Nicolas Beytout, qui a été auparavant PDG du groupe Les Echos.

En 2024, ce dernier était entré en négociations exclusives pour ouvrir le capital du groupe au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et sa filiale médias CMI France. Mais ces discussions n'avaient pas abouti.

En 2023, d'autres négociations pour une refinanciarisation avaient également été lancées avec le concurrent de Kretinsky, Rodolphe Saadé (CMA CGM), sans succès non plus. Fin 2024, LVMH, déjà propriétaire du groupe de presse Les Echos-Le Parisien, a racheté Paris Match au groupe Lagardère, dans le giron d'un autre milliardaire, Vincent Bolloré.

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Vos réactions

Portrait de Steph3333
4/juillet/2025 - 09h03
Sandor Savostt a écrit :

Tous ses médias à l'unisson pour mieux imposer son narratif et un de ses poulains pour 2027.

De quoi garder le pouvoir indéfiniment par delà toutes les élections.

Je veux croire que les Français sont plus intelligents que ça. Malheureusement, je sais que non. Ils voteront pour le candidat désigné par les médias. Il suffit de voir les dernières élections présidentielles.

Ca fait 8 ans qu'on se retrouve avec un incapable à la tête de l’État et les français en redemande... Que faire ?

Portrait de Touché01
3/juillet/2025 - 19h32

La pluie de subventions publiques et d'aides pour la presse est de toutes évidences très attirante et gratifiante.

Vivement la reprise en main de nos finances par le fmi dans quelques mois car l'on marche sur la tête : on donne notre agent public, l'argent de l'impôt des français, à des multi milliardaires  patrons de presse qui ont largement de quoi financer eux mêmes leurs journaux