erisilia soudais Le jugement ne sera rendu que le 11 juin prochain mais le procès qui s'est tenu hier dépasse les prises de positions politiques et les engagements de chacun. Face aux juges s'est présentée une femme venue raconter ses rapports avec son compagnon, mais aussi les soirées et la pression qu'elle affirme avoir subies. Le tribunal correctionnel de Meaux a donc entendu les accusations de la députée (LFI) Ersilia Soudais contre son ancien compagnon, Damien Cassé, qu’elle accuse de harcèlement moral sur près de trois ans.
Cette dernière évoque une relation sous emprise, avec des contrôles constants, des humiliations sexuelles, interdictions professionnelles, et libertinage imposé.
Le site actu-juridique rapporte que dans la salle d'audience, face à la présidente, Ersilia Soudais raconte les soirées libertines, auxquelles elle s’est rendue avec son ancien compagnon : « Il revenait à la charge. J’ai fini par dire oui. Des participants se sont rendu compte que je n’allais pas bien et que je n’étais pas si volontaire d’être là. »
Et d'évoquer « le jeu » qu’il lui proposait, intitulé « l’homme mystère » : « Il voulait bander mes yeux et faire venir un inconnu. » Elle a refusé, il a renoncé. Elle pleure.
« Il me parlait toujours très mal. Il est colérique, c‘est difficile de parler avec lui. Il voulait contrôler mon corps, c‘est lui qui devait choisir mes vêtements, ma pilosité ».
Un message amoureux qui avait été publié sur les réseaux sociaux par Damien Cassé, pour la Saint-Valentin, l’avait mise mal à l’aise : « On ne fait pas ça à une personnalité publique, c‘était une façon de marquer son territoire. »
Et Ersilia Soudais d’assurer qu’à l’époque, elle craignait la diffusion de vidéos intimes. L’expert psychologue a décrit dans son rapport « un sentiment d’oppression et d’isolement » et un « mécanisme d’emprise ».
Nos confrères du site actu-juridique précise que selon ses dépositions (initialement, elle avait porté plainte pour viol, classée sans suite) : "Il contrôlait ma pilosité". Il disait : “je te baiserai quand tu te seras épilée la chatte. Tant que tu n’auras pas la chatte d’une fille de 12 ans, ça n’ira pas.” J’ai consenti à des actes dégradants… »
Il l’emmène dans des clubs échangistes : « Les participants remarquaient que je n’allais pas bien. Mais après, j’avais quelques mois de tranquillité. »
Au tribunal, Damien Cassé a répondu à tout, point par point : « Je ne suis coupable de rien. » Et d’expliquer ses agissements par son inquiétude à l’égard d’une femme qu’il aimait. Quid des témoignages de l’entourage professionnel d’Ersilia Soudais, décrivant une omniprésence de son ex-compagnon ? Pour le trentenaire, il fallait y voir la volonté de l’écarter de candidatures à venir.
Le procureur demande « quatre à six mois de prison avec sursis », douze s’il enfreint l’interdiction d’approcher Ersilia Soudais. Avec exécution provisoire.
Vos réactions
Une vraie bande de tarés ces lfi !
LFI, ce ne sont pas les donneurs de leçons qui nous expliquent la morale ?
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