15/02/2025 11:01

L’Australie a décidé d’interdire l’utilisation du programme IA chinois DeepSeek sur tous les appareils gouvernementaux, face à un "risque" en de sécurité"

L’Australie a décidé d’interdire l’utilisation des programmes d’intelligence artificielle de la start-up chinoise DeepSeek sur tous les appareils gouvernementaux, face à un « risque » jugé « inacceptable » en matière de sécurité.

« Après une analyse des risques et des menaces, j’ai considéré que l’utilisation des produits, des applications et des services internet de DeepSeek représentait un niveau de risque inacceptable en matière de sécurité pour le gouvernement australien », a écrit la ministre de l’Intérieur, Stephanie Foster, dans une directive publiée mardi.

Les programmes de DeepSeek vont donc être « retirés » mercredi de « tous les équipements fixes et mobiles du gouvernement australien », a-t-elle ajouté. L’irruption en janvier du robot conversationnel R1 de la start-up chinoise a stupéfié par sa capacité à égaler ses concurrents américains à un coût bien moindre, selon l’entreprise, ce qui remet en question le modèle économique du secteur de l’IA.

DeepSeek a aussi très vite commencé à susciter les inquiétudes des autorités à travers le monde. Avant l’Australie, Taïwan avait déjà annoncé la semaine dernière interdire à ses fonctionnaires et des infrastructures-clés d’utiliser les applications de la start-up chinoise, invoquant des risques pour « la sécurité nationale de l’information ».

En Corée du Sud, le régulateur chargé de la protection des données personnelles a annoncé vendredi demander des explications à DeepSeek concernant son traitement des informations fournies par les utilisateurs, suivant l’exemple d’autres pays dont la France et l’Irlande.

Les géants technologiques sud-coréens comme Samsung Electronics ou son rival SK hynix sont des fournisseurs majeurs des microprocesseurs avancés utilisés pour les serveurs d’IA.

L’autorité italienne de protection des données personnelles a elle lancé jeudi dernier une enquête sur le robot conversationnel de DeepSeek, à qui elle a interdit de traiter les données des utilisateurs italiens. Elle a justifié sa décision par les réponses « totalement insuffisantes » apportées par DeepSeek à ses questions sur l’utilisation des données personnelles.

 

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Vos réactions

Portrait de PhilRAI
15/février/2025 - 11h48

Il faut se méfier des soi-disant intelligences artificielles. Avant on appelait cela de l'informatique, la seule intelligence (qui se cache derrière l'IA) est celle du programmeur et de ses donneurs d'ordre, donc qui peuvent orienter les résultats comme ils veulent.