Jordan Bardella Dix ans après les attaques jihadistes de janvier 2015, une cérémonie d’hommage a été organisée jeudi à Paris devant l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, rassemblant officiels et représentants de la communauté juive, inquiète face au regain de l’antisémitisme.
Dans un froid glacial, outre les officiels, les religieux et les proches victimes, quelque 200 personnes, voisins, riverains et élèves d’une école juive, sont venus assister à la cérémonie placée sous haute surveillance policière et empreinte d’un grand recueillement.
Certains portent des pancartes « dix ans après, ne les oublions pas » ou « la République unie contre l’antisémitisme ».
Organisée par le Crif (Conseil représentatif des institutions juives des France) devant le supermarché de la porte de Vincennes où quatre personnes avaient été tuées, la cérémonie a débuté aux alentours de 12H30 avant de se terminer une vingtaine de minutes plus tard.
Dix bougies ont été allumées à la mémoire des personnes tuées lors des attaques de janvier 2015, des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard, des victimes de l’antisémitisme en France depuis le début des années 2000 et du terrorisme dans le monde, ainsi que des otages et victimes des attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
Chaque bougie a été allumée en présence d’un homme ou d’une femme politique. Le Grand Rabbin de Paris Michel Gugenheim a ensuite lu un psaume et récité le kaddish, une pièce centrale de la liturgie juive, à la mémoire des victimes.
La « prière pour la République » a été lue par le grand rabbin Haïm Korsia et Christophe Le Sourt de la conférence des évêques de France, avant une minute de silence puis la Marseillaise.
Plusieurs ministres étaient présents (Bruno Retailleau et Manuel Valls notamment) ainsi que le président du Sénat Gérard Larcher, la maire de Paris Anne Hidalgo et la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. Les ex-Premiers ministres Bernard Cazeneuve et Michel Barnier ont également participé.
Le 9 janvier 2015, quatre clients de la supérette Hyper Cacher, Yohan Cohen, Yoav Hattab, Philippe Braham et François-Michel Saada, avaient été tués lors d’une prise d’otages menée par le jihadiste Amédy Coulibaly, se revendiquant de l’Etat islamique (EI). Il avait ensuite été abattu lors d’un assaut des forces de l’ordre.
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