06/01/2025 17:06

En pleine crise politique, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, en poste depuis 2015, annonce sa démission: "Malgré tous les efforts, le Parlement est paralysé depuis des mois, c’est pourquoi j’ai l’intention de démissionner" - VIDEO

Sous pression au sein de son parti libéral, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé sa démission, alors qu’il est confronté à la plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir il y a neuf ans.

"J'ai eu l'occasion de réfléchir et d'avoir de longues conversations avec ma famille", a-t-il déclaré.

Et d'ajouter: "Au dîner hier, j'ai partagé avec mes enfants la décision que je partage avec vous aujourd'hui : j'ai l'intention de démissionner de mon poste de chef du Parti libéral canadien et comme Premier ministre, une fois que le parti aura choisi son prochain chef, à l'issue d'un processus rigoureux et compétitif".

"Malgré tous les efforts, le Parlement est paralysé depuis des mois", a-t-il regretté, évoquant des "batailles internes" l'empêchant de mener à bien sa mission à la tête du gouvernement. "Malgré tous mes efforts pour me battre contre ça, le Parlement est paralysé depuis des mois après ce qui a été la plus longue session de Parlement minoritaire dans l’histoire de notre pays", a-t-il encore indiqué.

 Il a également précisé que "le Parlement va être prorogé jusqu'au 24 mars".

Et de poursuivre:  "Il est devenu évident que si je dois me concentrer sur des batailles internes, je ne peux pas être la meilleure option.".

Une telle annonce intervient à quelques mois des prochaines législatives qui doivent se tenir d’ici la fin du mois d’octobre. Mais il n’est pas clair si M. Trudeau, 53 ans, restera le chef intérimaire de son parti ou s’il quittera immédiatement ce poste s’il démissionne de ses fonctions de Premier ministre.

Jusqu’ici Justin Trudeau, qui avait annoncé son intention de se représenter, est crédité dans les sondages de plus de 20 points derrière son rival conservateur, Pierre Poilievre. Minoritaire au Parlement, il est fragilisé par le retrait de son allié de gauche et le mécontentement croissant au sein de son propre parti.

La popularité de M. Trudeau s’est affaiblie ces derniers mois, son gouvernement ayant survécu de justesse à une série de votes de défiance et ses détracteurs ayant appelé à sa démission. Le chaos règne dans la capitale Ottawa depuis la démission surprise de la vice-Première ministre, Chrystia Freeland, qui était en désaccord avec Justin Trudeau sur la façon de gérer la guerre économique qui se profile avec les Etats-Unis.

Les déclarations de Donald Trump ces dernières semaines ont aggravé la crise politique canadienne et provoqué une onde de choc. Le pays cherche une parade aux menaces de Donald Trump, qui a promis d’imposer des droits de douane de 25% au Canada et au Mexique dès son retour au pouvoir en janvier. M. Trudeau s’est rendu en Floride en novembre pour le rencontrer dans sa propriété de Mar-a-Lago afin d’éviter une guerre commerciale.

Mais depuis, Donald Trump, qui prendra ses fonctions des président des Etats-Unis le 20 janvier, a porté des coups humiliants à M. Trudeau sur les réseaux sociaux, l’appelant à plusieurs reprises « gouverneur » du Canada.

Après près d’une décennie au pouvoir, Justin Trudeau souffre aujourd’hui d’une faible cote de popularité, étant vu comme responsable de la forte inflation qui frappe le pays tout comme de la crise du logement et des services publics. A son arrivée en 2015, le monde entier observe pourtant avec intérêt, voire admiration, les premiers pas au pouvoir du jeune dirigeant multilatéraliste qui proclame que « le Canada est de retour » sur la scène internationale.

Fils aîné du charismatique Pierre Elliott Trudeau, ex-Premier ministre mort en 2000, Justin Trudeau a longtemps cherché sa voie: boxeur amateur, moniteur de snowboard, professeur d’anglais et de français... Il se lance finalement sur les traces de son père et entre en politique tardivement en 2007, se fait élire député de Montréal en 2008 puis chef d’un parti libéral en lambeaux en 2013.

Premier ministre, il a fait du Canada le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis, a instauré l’aide médicale à mourir, une taxe carbone, a lancé une enquête publique sur les femmes autochtones disparues et assassinées et signera une version modernisée de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Amandecroquante
6/janvier/2025 - 22h31

Vivement pierre poilievre pour redresser le Canada.

alors que nous en France, je ne vois pas grand monde pour cela 

Portrait de MoiJeSais
6/janvier/2025 - 20h25
Afuerisme a écrit :

T'as créé un compte pour défendre Justin Trudeau ?

Ptdrrrrrr

Venant de quelqu'un qui crée un compte tous les deux ou trois jours et qui clique pour vérifier la date de création des autres, tu sais, ça ne m'atteint pas.

Mais je vais quand même être gentil et prendre deux secondes de mon temps histoire que tu puisses penser avoir la moindre importance à mes yeux.. Ouep j'ai créé un compte pour Justin. Pas pour défendre son bilan politique dont je me tape grave mais parce que les "moi je sais alors que je ne sais rien" tels que toi soient remis à leur juste place. C'est à dire loin, très très loin de l'intelligence.

Allez, tchao pantin smiley

Portrait de MoiJeSais
6/janvier/2025 - 19h55
Electro a écrit :

Trudeau c'est un "macron" canadien, même mentalité, imbu de sa petite personne.

Si cela pouvait donner des idées à notre roitelet !

Tu l'as rencontré pour être aussi certain ? Moi oui et... Imbu n'est pas du tout le qualificatif qui lui sied.

Bien au contraire, des nombreux politiques que j'ai côtoyé, c'est l'un des plus simples. Les canadiens (que je ne suis pas) te le diront, Justin, on le tutoie et ça lui convient parfaitement.

En suivant ta ligne de pensée, ce serait plutôt Macron est un Trudeau, chronologiquement parlant, ça aurait plus de sens. 

Mais bon, toi tu sais... Hein smiley

Portrait de GLGD
6/janvier/2025 - 18h41

Bye bye le wokiste.