bobigny 17h06: Un participant à l’altercation a été interpellé, a indiqué une source policière, précisant que les protagonistes avaient également fait usage de gaz lacrymogène et que l’arme du meurtre, un couteau, avait été jetée dans la cour du collège-lycée.
Egalement, le parquet annonce que l’enquête est requalifiée en « assassinat ».
Pour l'heure, une personne née en 2008 a été interpellée, mais "il est trop tôt pour affirmer si la personne interpellée sur place (également née en 2008) a été directement impliquée dans ce décès", explique le parquet de Paris. "Les enquêteurs procèdent à toutes les vérifications nécessaires", ajoute le ministère public.
15h26: Le point sur ce que l'on sait
Un adolescent de 16 ans a été tué par arme blanche ce matin à proximité du lycée Rodin dans le XIIIe arrondissement de Paris lors d'une rixe entre bandes rivales, des affrontements de plus en plus fréquents dans la capitale.
"Ce meurtre s'inscrit dans la continuité d'un phénomène de rixes entre jeunes récurrentes sur le secteur du XIIIe arrondissement, où huit affrontements ont été constatés depuis le mois de mai 2024", a détaillé le parquet de Paris.
Les faits se sont déroulés peu après 08H00 à proximité de l'établissement scolaire lors d'une rixe.
A l'arrivée des policiers, "les protagonistes avaient pris la fuite", a déclaré une source policière. Un mineur "se trouvait en arrêt cardio-respiratoire (...) présentant des blessures à la tête ", a ajouté le parquet, précisant qu'un "couteau avait été découvert à proximité de lui".
"En dépit des tentatives de réanimation du Samu", le décès de l'adolescent a "été constaté à 09H15", a-t-il précisé.
D'après le ministère de l'Education nationale, la victime est âgée de 16 ans et était scolarisée dans un lycée professionnel à Alfortville (Val-de-Marne).
Les faits se sont déroulés "au pied d'un immeuble à proximité du square René-Le Gall dans le XIIIe" arrondissement, a précisé le ministère.
En fin de matinée, la rue devant l'établissement était bouclée par les forces de l'ordre, a constaté une journaliste de l'AFP.
Une enquête pour meurtre a été confiée à la sûreté territoriale de Paris.
La plupart des élèves étaient déjà entrés dans l'établissement au moment des faits, a précisé le maire du XIIIe, Jérôme Coumet, présent sur place.
"Pour l'instant, on ne comprend pas la localisation de ce drame" parce qu'"il n'y avait pas de signes avant-coureurs dans les établissements du secteur qui auraient pu nous mettre en éveil", a souligné le maire devant la presse.
"Moi ça fait longtemps que je tourne ici, ici il a déjà eu quelques bagarres. Mais celle-là, c'est la pire qui a été enregistrée", témoigne auprès de l'AFP Adam Gharsallah, 18 ans, habitant du quartier. "C'est un meurtre quoi."
"Ce matin, il a dû dire au revoir à ses parents. Je me mets à la place de ses parents, je suis tellement triste là", soupire Émile, 16 ans, scolarisé dans le lycée.
Selon Maïssa, 16 ans, scolarisée au lycée Rodin, "vers 08H15-20, des policiers ont commencé à venir, des gens sont venus inspecter (une) salle" de cours.
Une équipe mobile de sécurité, la brigade régionale de sécurité, et une cellule d'appui psychologique "aussi bien en soutien de la communauté éducative que des élèves", ont été déployés, a indiqué le ministère.
Entre 2022 et 2023, les rixes entre bandes rivales ont progressé de 10% dans l'agglomération parisienne, atteignant 413 faits contre 375, selon les éléments communiqués par la préfecture de police de Paris. Il y a eu quatre décès en 2023 contre trois en 2022.
Le nombre de blessés a augmenté de 26% et celui d'utilisation d'une arme (de toute nature) a progressé de 22,5% entre 2022 et 2023.
"C'est un nouveau drame devant un établissement scolaire" qui "confirme qu'il y a sujet autour du traitement des rixes entre bandes et cela ne peut pas relever que de l'Ecole", a réagi auprès de l'AFP Sophie Venetitay, secrétaire générale du syndicat SNES-FSU.
"Il faut une politique interministérielle (éducation, sécurité, logement et jeunesse, NDLR) à destination de la jeunesse, pour traiter à la racine la question des rivalités entre bandes", a-t-elle ajouté.
Plusieurs mineurs ont été grièvement blessés ou tués lors de ces affrontements entre bandes rivales. Mi-octobre, Meissane, 16 ans, a été poignardé à mort à 900 mètres de son lycée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Ce phénomène, a détaillé le parquet, fait l'objet d'une "attention resserrée de GLTD spécifiques (Groupements locaux de traitement de la délinquance), réunissant le parquet de Paris, la préfecture de police, la préfecture de région, la ville de Paris, l'Education nationale et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)".
L'objectif est que "les signes précurseurs soient détectés au plus tôt, communiqués aux autres acteurs, et déclenchent des patrouilles préventives au plus près des lieux d'inquiétude", a précisé le parquet.
13h56: Une cellule a été mise en place au sein de l’établissement, a annoncé à l’AFP le rectorat de Paris, indiquant être « dans une phase d’évaluation de la situation sur le plan sécuritaire et psychologique des établissements du quartier ».
« C’est un nouveau drame devant un établissement scolaire » qui « confirme qu’il y a sujet autour du traitement des rixes entre bandes et cela ne peut pas relever que de l’Ecole », a réagi auprès de l’AFP Sophie Venetitay, secrétaire générale du syndicat SNES-FSU. « Il faut une politique interministérielle (éducation, sécurité, logement et jeunesse, NDLR) à destination de la jeunesse, pour traiter à la racine la question des rivalités entre bandes », a-t-elle ajouté.
11h47: La plupart des élèves étaient déjà entrés dans l’établissement au moment des faits, a précisé le maire du XIIIe, Jérôme Coumet, présent sur place. Le mineur « habitait un département voisin, était scolarisé dans un département voisin » et « pour l’instant, on ne comprend pas la localisation de ce drame » parce qu’« il n’y avait pas de signes avant-coureurs dans les établissements du secteur qui auraient pu nous mettre en éveil », a souligné le maire devant la presse.
« Moi ça fait longtemps que je tourne ici, ici il a déjà eu quelques bagarres. Mais celle-là, c’est la pire qui a été enregistrée », témoigne auprès de l’AFP Adam Gharsallah, 18 ans, habitant du quartier. « C’est un meurtre quoi. »
« Ce matin, il a dû dire au revoir à ses parents. Je me mets à la place de ses parents, je suis tellement triste là », soupire Émile, 16 ans. « C’est chaud parce que c’est mon lycée, c’est à côté de chez moi, je viens depuis que je suis petit, ça me fait un truc ».
Selon Maïssa, 16 ans, scolarisée au lycée Rodin, « vers 08H15-20, des policiers ont commencé à venir, des gens sont venus inspecter (une) salle » de cours.
11h30: Le point sur ce que ce l'on sait
Un adolescent a été tué mardi matin devant le lycée Rodin dans le XIIIe arrondissement de Paris lors d’une rixe entre bandes rivales, a indiqué le parquet de Paris. La police a été alertée peu après 8H00 « pour une rixe entre plusieurs personnes à proximité d’un établissement scolaire », selon une source policière à l’AFP. A l’arrivée des policiers, « les protagonistes avaient pris la fuite », a-t-elle ajouté.
Un mineur « se trouvait en arrêt cardio-respiratoire (...) présentant des blessures à la tête et un couteau étant découvert à proximité de lui » et, « en dépit des tentatives de réanimation du Samu, son décès a été constaté à 9H15 », a précisé le parquet.
Un magistrat de permanence du parquet s’est rendu sur place et une enquête pour meurtre a été confiée à la sûreté territoriale de Paris. « Une sécurisation du secteur a été mise en place sur instruction du préfet de police de Paris », a précisé la source policière.
« Ce meurtre s’inscrit dans la continuité d’un phénomène de rixes entre jeunes, récurrentes sur le secteur du XIIIe arrondissement où huit affrontements ont été constatés depuis le mois de mai 2024 », a précisé le parquet.
« Ce phénomène fait l’objet d’une attention resserrée de GLTD spécifiques (Groupements locaux de traitement de la délinquance), réunissant le parquet de Paris, la préfecture de police, la préfecture de région, la Ville de paris, l’Education nationale et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), afin que les signes précurseurs soient détectés au plus tôt, communiqués aux autres acteurs, et déclenchent des patrouilles préventives au plus près des lieux d’inquiétude », a-t-il détaillé.
11h10: Les agressions entre bandes rivales sont régulières à Paris et en Ile-de-France, entraînant des interventions des forces de l’ordre pour des attroupements armés de dizaines d’adolescents et de jeunes hommes et des violences en réunion, non liés au trafic de stupéfiants. Plusieurs mineurs ont été grièvement blessés ou tués lors de ces rixes. Mi-octobre, Meissane, un adolescent de 16 ans, a ainsi été poignardé à mort à 900 mètres de son lycée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
10h54: « Ce meurtre s’inscrit dans la continuité d’un phénomène de rixes entre jeunes, récurrentes sur le secteur du XIIIe arrondissement où huit affrontements ont été constatés depuis le mois de mai 2024 », a précisé le parquet. « Ce phénomène fait l’objet d’une attention resserrée de GLTD spécifiques (Groupements locaux de traitement de la délinquance), réunissant le parquet de Paris, la préfecture de police, la préfecture de région, la Ville de paris, l’Education nationale et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), afin que les signes précurseurs soient détectés au plus tôt, communiqués aux autres acteurs, et déclenchent des patrouilles préventives au plus près des lieux d’inquiétude », a-t-il détaillé.
10h49: Le mineur "se trouvait en arrêt cardio-respiratoire (...) présentant des blessures à la tête et un couteau étant découvert à proximité de lui" et, "en dépit des tentatives de réanimation du Samu, son décès a été constaté à 9H15", a précisé le parquet
10h32: Ce matin, dans le XIIIe arrondissement de Paris, un adolescent âgé de 15 ans a été tué à proximité du collège-lycée Rodin. Selon les informations de Actu17, le jeune a reçu un coup de couteau durant une rixe. Transporté en urgence à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il est décédé vers 9h.
De son côté, BFMTV ajoute que c'est une dizaine de jeunes adolescents qui ont été impliquée dans cette rixe. La victime n'est pas scolarisée dans l'établissement. Un magistrat du parquet de Paris se rend sur place. A l'heure actuelle, les circonstances ne sont pas connues.
Vos réactions
la guillotine est en train de rouiller. Cela serait une bonne chose la remettre en service.
Les couteaux tuent plus que le covid mais pourtant le gouvernement ne fait rien
La mort d’un gamin est bien entendu triste mais que faisait-il à cette heure-ci loin de son établissement scolaire ? Faisait-il parti de la bande rivale qui est venu en découdre devant ce lycée ?
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