07/09/2024 05:26

Premier Ministre : Lors de sa première interview, hier soir au 20h de TF1, Michel Barnier a dressé les grandes lignes de ses actions et affirmé que son gouvernement aurait "une indépendance"

Le nouveau Premier ministre Michel Barnier était l'invité du 20 heures de TF1 ce vendredi soir. Nommé à Matignon jeudi par Emmanuel Macron, il a entamé ses consultations afin de composer son gouvernement. Il a été reçu par le chef de l'État à l'Élysée pour une réunion de travail à la mi-journée.

Le nouveau Premier ministre Michel Barnier a fixé vendredi parmi ses priorités de "maîtriser les flux migratoires avec des mesures concrètes", revaloriser le travail et ne pas augmenter la dette de la France, dans sa première interview sur TF1.

Le chef du gouvernement a également cité les services publics qui "sont aussi un besoin immense dans les quartiers urbains, mais dans les campagnes aussi", reprenant ainsi les grandes lignes du "pacte législatif" présenté par son parti Les Républicains en juillet, dont il a besoin du soutien à l'Assemblée.

Il a également indiqué que l'exécutif entrait dans une "nouvelle époque" et assuré que "le président (allait) présider et le gouvernement gouverner". "Le gouvernement est responsable, il y a une indépendance. Le gouvernement gouvernera et je le ferai en bonne intelligence avec le président de la République naturellement", a-t-il déclaré sur TF1 en promettant de "nouvelles méthodes".

Michel Barnier ne s'interdit pas de mettre en place "une meilleure justice fiscale". Et met l'accent sur la croissance "qui vient des entreprises, des agriculteurs, des pêcheurs…".

"On a plein d'atout, il faut être lucide et dire la vérité", assure-t-il. Interrogé sur le déficit public, il déclare : "Je vais (m') efforcer, avec les différents ministres qui seront nommés, de mieux maîtriser, de mieux utiliser l'argent public et de m'appuyer sur des services publics, parce que nous avons besoin de services publics efficaces".

Enfin, Michel Barnier souhaite "ouvrir le débat" pour une "amélioration" de la réforme controversée sur les retraites sans pour autant "tout remettre en cause".

"Je vais ouvrir le débat sur l'amélioration de cette loi pour les personnes les plus fragiles et je le ferai avec les partenaires sociaux", a affirmé Michel Barnier qui s'est refusé à dire s'il reviendrait sur le report de l'âge légal de départ à 64 ans, mais s'est dit soucieux de respecter "le cadre budgétaire".

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Vos réactions

Portrait de coulrophobe
7/septembre/2024 - 08h16

Je voudrais avoir une pensée émue pour toutes les personnes qui m'ont expliqué que ne pas voter c'était faire le jeu du rassemblement national.

Je voudrais avoir une pensée émue pour les gens de gauche qui ont participé au front républicain et qui, aujourd'hui, à l'instar de Faure, marchent le pantalon en bas des pattes : attention à la marche !

Je voudrais avoir une pensée émue pour les demeurés qui parlent encore de respecter la démocratie dans notre pays,  alors que les différents présidents s'assoient dessus depuis quelques décennies.

Je voudrais avoir une pensée émue, enfin, pour Lucie Castets, qui a visité des entreprises, des étables, des usines d'assainissement en prenant  une attitude d'étudiante intéressée alors qu'elle n'en avait strictement rien à cirer. De plus, avec son casque, elle était moins belle mais, là, je m'égare.