rmc 18h50: Le nouveau Premier ministre débute son discours de passation de pouvoirs à Matignon après Gabriel Attal, longuement acclamé. Michel Barnier prend la parole : "J'ai bien aimé la manière dont vous avez salué le courage, l'honneur avec lesquels partout en France les forces de sécurité la sécurité des citoyens.
Merci pour vos mots qui me touchent et qui m'encouragent. Vous jouer un rôle important à l'Assemblée. Nous sommes dans un moment grave. J'aborde cette nouvelle page avec beaucoup d'humilité. L'école restera la priorité mais aussi la sécurité et l'immigration. Un Premier Ministre doit dire la vérité. Sur la dette financière et la dette écologique qui pèsent sur nos enfants. Il faudra dire la vérité et je dirai la vérité. Il faudra de la persévérance .
Il y aura des changements et des ruptures. Il faudra de l'écoute et du respect entre le gouvernement et le parlement vis à vis de toutes les forces politiques représentées. Je dis bien, toutes les forces politiques. Nous allons d'avantage agir que parler. Je derai tout pour être à la hauteur des espérances. Au travail ! "
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18h34: Fin du rendez-vous et Gabriel Attal prend la parole en vantant les qualités de Michel Barnier :
"Merci au Président de m'avoir nommé il y a 8 mois. Etre Premier Ministre, c'est l'honneur d'une vie. Je veux dire aux Français combien je les aime, car les Français sont un grand peuple. Huit mois c'est court, c'est trop court. Et je ne le cache pas, il y a une frustration à quitter déjà mes fonctions.
Dans d'autres circonstances, je suis convaincu que nous aurions pu mener ce travail à bon port. La politique française est malade, mais la guérison est possible si nous sortons du sectarisme et des coups politiques. Nous pensons tous les jours à Samuel Paty et Dominique Bernard
Il y a plus de raisons d'espérer que de douter. Face à une forme de délitement et de violence débridée des plus jeunes, il y a des projets de loi pour lutter contre la violence des mineurs.
Tout est possible car nous sommes la France et rien ne résiste au peuple français."
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18h03: Poignée de main entre le plus jeune Premier Ministre Gabriel Attal et le plus ancien Premier Ministre
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17h56: Michel Barnier a quitté son domicile pour se rendre à Matignon où il va retrouver Gabriel Attal
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17h47: Le passage de relais entre Gabriel Attal et Michel Barnier devrait avoir lieu à 18h à Matignon
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17h16: Le président du Sénat Gérard Larcher réagit à son tour sur X "Tous mes vœux de réussite à Michel Barnier dans la conduite de la politique de la Nation ! Nous aurons pour seule préoccupation l’intérêt de la France et les réformes indispensables au pays. Il a ma confiance. Merci à Gabriel Attal pour la qualité de ses relations avec le Sénat."

17h04: Dans un message posté sur X, l’ancienne première ministre Elisabeth Borne, a adressé ses « félicitations républicaines à Michel Barnier ».
Alors que ce dernier par Emmanuel Macron à « constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays », Elisabeth Borne estime que « dans l’intérêt de notre pays, il sera nécessaire de trouver des compromis de la gauche progressiste à la droite républicaine. »

17h01: Le président des Républicains au Sénat salue le courage de Michel Barnier, « qui accepte de diriger le gouvernement de la France à un moment extraordinairement difficile de son histoire », dans une publication sur X. Il adresse « tout [son] soutien » au nouveau Premier ministre, dont il loue la « droiture ».

16h33: La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a affirmé jeudi que la nomination de Michel Barnier, issu des Républicains (LR), comme premier ministre, démontrait « un mépris du vote des électeurs », faisant part de « beaucoup d’inquiétudes », à l’Agence France-Presse (AFP).
Il s’agit d’« une personne issue du parti arrivé en dernière position, dont la survie politique dépendra du RN puisque c’est eux qui vont faire basculer, dans un sens ou dans l’autre, une motion de censure », a-t-elle affirmé, soulignant que « les électeurs se sont mobilisés comme jamais pour battre le RN » lors des législatives. « Dans toutes les autres démocraties du monde, on demande à la formation arrivée en tête de constituer un gouvernement et trouver une majorité et c’est seulement si elle n’y arrive pas que l’on construit autre chose », a-t-elle relevé.
« Les précédentes prises de position [de Michel Barnier] nous inquiètent fortement » au vu des sujets qui sont sur la table, a-t-elle poursuivi, alors que le nouveau premier ministre s’était notamment prononcé pour la retraite à 65 ans lors de sa campagne pour la primaire de la droite en 2021 et un durcissement drastique sur l’immigration.
Interrogée sur un possible appel de la centrale à rejoindre la manifestation de samedi avec La France insoumise et plusieurs organisations syndicales étudiantes contre « le coup de force » d’Emmanuel Macron, elle a souligné que la CGT a « déjà tranché » en ne s’associant pas à cet appel. Mais elle a jugé que cette nomination confirme que la mobilisation « est légitime ». D’autres responsables syndicaux se montraient dans l’expectative.
« On verra sur pièces », a affirmé François Hommeril (CFE-CGC), tandis que Cyril Chabanier (CFTC) a noté que Michel Barnier « sembl[ait] être quelqu’un qui est dans le dialogue et le compromis ». Laurent Escure (Unsa) a lui observé sur X que « tout ce qui serait dans une forme de continuité, tolérée par le RN, ne fera qu’accroître la crise », tandis que pour Solidaires la nomination de M. Barnier « ne répond pas aux urgences sociales et écologiques ».
16h25: Le Ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire félicite Michel Barnier pour sa nomination et semble assurer dans son message sur X qu'il ne fera pas partie de son prochain gouvernement.

16h22: La nomination de Michel Barnier à Matignon est « la goutte de trop » pour l’Union étudiante, qui appelle à se mobiliser samedi.
« Emmanuel Macron, c’est quand même le président qui avait été élu pour faire barrage au Rassemblement national, et qui finalement aujourd’hui choisit son premier ministre avec Marine Le Pen un peu comme faiseuse de roi, comme arbitre », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Eléonore Schmitt, porte-parole de l’Union étudiante, syndicat étudiant classé à gauche, issu d’une scission de l’UNEF.
« Ça met vraiment totalement en danger la démocratie », a-t-elle ajouté, estimant que ce choix est « vraiment à contretemps total des aspirations qui se sont fait entendre par les urnes » : « Là, c’est vraiment la goutte de trop ». « Il y a une vraie colère, et surtout une vraie volonté de ne pas se laisser faire », a poursuivi la responsable syndicale, ajoutant : « On est plus que jamais mobilisés ce samedi. »
L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne (USL), rejointes notamment par La France insoumise, ont appelé à une manifestation samedi 7 septembre « contre l’autocratie » et « le coup de force » d’Emmanuel Macron, après le rejet de l’hypothèse d’un gouvernement mené par le Nouveau Front populaire (NFP).
« Cette nomination est un déni démocratique », a réagi de son côté Hania Hamidi, secrétaire générale de l’UNEF, qui n’appelle cependant pas à manifester samedi, mais le 1er octobre avec l’intersyndicale. « Le signal envoyé par Emmanuel Macron est désastreux. Il s’enferme dans sa tour d’ivoire. Nous sommes en train de vivre une rentrée qui n’a jamais été aussi dure pour la démocratie et pour la précarité étudiante », a-t-elle poursuivi.
15h57: Eric Ciotti réagit sur X: "J’adresse mes souhaits de réussite républicaine au nouveau Premier ministre Michel Barnier qui est un homme respectable.
Sa nomination est malheureusement le symbole de la dilution d’une certaine droite dans la macronisme. Elle confirme l’alliance électorale secrète bâtie avec Emmanuel Macron pendant les législatives. Michel Barnier ne pourra réellement gouverner qu’à travers une coalition avec les groupes de la macronie qui ont échoué depuis 7 ans. Je l’appelle à veiller tout particulièrement à retrouver l’équilibre des finances publiques, à rétablir l’ordre républicain, arrêter l’enfer fiscal et l’immigration de masse. Nous serons intransigeants sur ces points essentiels. L’UDR est désormais le seul parti politique héritier de la droite gaulliste et des Républicains. Tous les militants de la droite qui aspirent à combattre le macronisme ont vocation à nous rejoindre. Seule l’union des droites portera la vraie alternance dont le pays a besoin."

15h51: "Nous ne pourrons pas soutenir un gouvernement qui n’acte pas aussi une rupture claire dans la manière d’exercer le pouvoir dans notre pays", indique Place Publique, le mouvement de Raphaël Gluckmsann dans un communiqué. "Nous n’accepterons pas la continuation de la politique d’Emmanuel Macron qui ferait fi des résultats des élections."

15h43: Le Rassemblement national (RN) a « donné une forme de quitus » à la nomination de Michel Barnier à Matignon, juge François Hollande depuis la foire de Châlons en Champagne. Selon lui, le nouveau Premier ministre « aura devant l'Assemblée à s'en expliquer ».
15h37: L’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) a appelé Michel Barnier à « placer l’agriculture dans les priorités immédiates de son gouvernement ».

15h25: La présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, affirme sur X que Michel Barnier a "les intérêts de l'Europe et de la France à cœur".

15h29: Sur le réseau social X, Eric Zemmour réagit: "Macron vient de remplacer un Macron avec 10 ans de moins par un Macron avec 30 de plus.
Avec les Français, nous voulions que tout change. Nous craignons que ce choix soit fait pour que rien ne change. "

15h15: Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard dénonce « un gouvernement Macron/Le Pen ».

15h13: Le président du groupe La Droite Républicaine à l’Assemblée nationale Laurent Wauquiez « adresse [ses] félicitations à Michel Barnier pour sa nomination à Matignon ». Pour lui, Michel Barnier « est un homme d’une grande qualité qui a tous les atouts pour réussir dans cette difficile mission qui lui est confiée ».

15h08: La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, demande à Emmanuel Macron "de convoquer une session extraordinaire dans les meilleurs délais". "Le Premier ministre doit pouvoir s'exprimer rapidement devant la Représentation nationale et nous permettre de reprendre nos travaux", poursuit-elle.

15h07: Le Parti socialiste affirme que le nouveau Premier ministre "ne dispose ni de la légitimité politique, ni de la légitimité républicaine." "Cette situation d’une extrême gravité n’est pas acceptable pour les démocrates que nous sommes. C’est pourquoi le groupe socialiste censurera [son] gouvernement", affirme le mouvement.

14h49: Les socialistes, les communistes et les Insoumis annoncent qu’ils devraient censurer Michel Barnier
14h19: La passation entre Gabriel Attal et Michel Barnier, nouveau Premier ministre, aura lieu à 18h à Matignon, selon BFMTV
14h02: Sur son compte X, Xavier Bertrand, dont le nom a été évoqué ces derniers jours pour siéger à Matignon, adresse à Michel Barnier et à son gouvernement « tous [ses] voeux de succès au service de la France et dans l’intérêt des Français face aux nombreux défis qui s’annoncent »
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J’adresse à @MichelBarnier et à son gouvernement tous mes vœux de succès au service de la France et dans l’intérêt des Français face aux nombreux défis qui s’annoncent.
— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) September 5, 2024
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13h50: "Soixante jours après le second tour des élections législatives, Michel Barnier est nommé Premier ministre. Comme nous l’avions annoncé au président de la République, nous exigerons que le nouveau chef du Gouvernement respecte les 11 millions de Français qui ont voté pour le Rassemblement national, qu’il respecte leur personne et leurs idées", déclare Marine Le Pen sur son compte X.
"Nous serons attentifs au projet qu’il portera, et attentifs à ce que les aspirations de nos électeurs, qui représentent un tiers des Français, soient entendues et respectées", affirme la députée sur le réseau social.
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Soixante jours après le second tour des élections législatives, Michel Barnier est nommé Premier ministre. Comme nous l’avions annoncé au président de la République, nous exigerons que le nouveau chef du Gouvernement respecte les 11 millions de Français qui ont voté pour le…
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) September 5, 2024
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13h41: Jean-Luc Mélenchon appelle à la mobilisation : "On nous a volé l'élection". "Nous ne croyons pas un instant qu'il se trouvera ensuite une majorité à l'Assemblée nationale pour accepter un tel déni de la démocratie », a déclaré Jean-Luc Mélenchon.
13h35: "Après 52 jours d’un gouvernement battu dans les urnes, Macron continue de se vivre comme en autocrate. En nommant Michel Barnier, le Président refuse de respecter la souveraineté populaire et le choix issu des urnes", réagit Mathilde Panot sur X.
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Après 52 jours d’un gouvernement battu dans les urnes, Macron continue de se vivre comme en autocrate.
— Mathilde Panot (@MathildePanot) September 5, 2024
En nommant Michel Barnier, le Président refuse de respecter la souveraineté populaire et le choix issu des urnes.
Contre ce coup de force inacceptable dans une démocratie,… pic.twitter.com/9ROvx2Xec8
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13h32: "Après une attente interminable, indigne d’une grande démocratie, nous prenons acte de la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre d'Emmanuel Macron. Les 11 millions d'électeurs du Rassemblement National méritent le respect : c'est notre exigence première", a réagi Jordan Bardella sur son compte X.
Le président du Rassemblement national ajoute : "Nous jugerons sur pièces son discours de politique générale, ses arbitrages budgétaires et son action. Nous plaiderons pour que les urgences majeures des Français, le pouvoir d'achat, la sécurité, l'immigration, soient enfin traitées, et nous nous réservons tout moyen politique d'action si ce n'était pas le cas dans les prochaines semaines".
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Après une attente interminable, indigne d’une grande démocratie, nous prenons acte de la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre d'Emmanuel Macron.
— Jordan Bardella (@J_Bardella) September 5, 2024
Les 11 millions d'électeurs du Rassemblement National méritent le respect : c'est notre exigence première.
Nous…
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13h30: Michel Barnier, 73 ans, est le Premier ministre le plus âgé... Gabriel Attal, 35 ans, était le plus jeune !
13h28: "Le Président de la République a nommé Monsieur Michel BARNIER Premier ministre. Il l'a chargé de constituer un gouvernement de rassemblement au service du pays et des Français. Cette nomination intervient après un cycle inédit de consultations au cours duquel, conformément à son devoir constitutionnel, le Président s'est assuré que le Premier ministre et le gouvernement à venir réuniraient les conditions pour être les plus stables possibles et se donner les chances de rassembler le plus largement", écrit l'Elysée dans le communiqué publié il y a quelques minutes.
13h23: Le président Emmanuel Macron a nommé Premier ministre jeudi l’ancien commissaire européen de droite Michel Barnier, 73 ans, a annoncé l’Elysée, 60 jours après des élections législatives qui ont débouché sur une Assemblée nationale dépourvue de majorité en France.
Le plus vieux Premier ministre de la Ve République succède ainsi au poste de chef du gouvernement à Gabriel Attal, 35 ans, qui en était le plus jeune.
Doté d’une solide expérience politique en France comme à Bruxelles, Michel Barnier est réputé bon médiateur: il a été le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit lorsque le Royaume-Uni a quitté le bloc continental. Avant cela, il a été ministre à plusieurs reprises depuis 1993, notamment sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Il devra désormais user de toutes ses qualités diplomatiques pour former un gouvernement susceptible d’échapper à la censure parlementaire et mettre fin à la plus grave crise politique de ces cinquante dernières années. Une tâche aux allures de mission impossible, tant aucune coalition viable n’a jusqu’ici émergé. L’Assemblée issue des légistatives de juillet est fragmentée en trois blocs, la gauche, le centre droit et l’extrême droite.
En attendant, les ministres démissionnaires vont eux rester en fonctions pour continuer de gérer les affaires courantes le temps de négociations avec les partis que beaucoup prédisent longues et difficiles.
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13h17: Michel Barnier, donné favori pour être le prochain Premier ministre, vient de sortir de l’Elysée après avoir eu un entretien avec Emmanuel Macron, selon BFMTV
12h25: Agé de 73 ans et vieux routier de la politique française et européenne, Michel Barnier, dont le nom a commencé a circuler dès le début de l’été, a été ministre pour la première fois en 1993, puis trois fois sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Il également été deux fois commissaire européen, et finalement entre 2016 et 2021 négociateur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, le Brexit.
Il est brièvement réapparu en 2021 dans la vie politique française en se portant candidat à la primaire de son parti, Les Républicains (LR), pour la présidentielle de 2022. Son programme prévoyait notamment un « moratoire » sur l’immigration.
12h18: Selon Le Parisien, hier soir, Emmanuel Macron et Michel Barnier ont dîné ensemble à l’Elysée pour évoquer sa possible nomination à Matignon. «Gabriel Attal a envoyé un message à ses proches prévoyant une passation de pouvoirs à 16 heures après un communiqué pour officialiser la nomination du nouveau Premier ministre prévu (en principe !) à 13 heures », précisent nos confrères.
12h00: L’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve a assuré jeudi qu’il aurait accepté d’être nommé à Matignon par « devoir », précisant ne pas avoir eu d’échange avec le président de la République depuis lundi.
« Je ne fais pas de demande en la matière (..) Mais si on m’en avait fait un devoir, je l’aurais fait », a affirmé M. Cazeneuve, interviewé sur BFMTV et LCI. « J’ai dit à plusieurs reprises que je n’étais absolument demandeur de rien, que j’étais prêt à assumer mes responsabilités si on m’en confiait, que je les assumerais », a-t-il aussi déclaré.
Interrogé sur la possibilité pour lui de ne pas être censuré à l’Assemblée nationale s’il avait été nommé, il a souligné que « la meilleure manière de savoir cela, c’est de nommer un Premier ministre et de (le) laisser faire son travail ». « Quand on organise une élection et que les résultats sont là, il vaut mieux se résoudre aux résultats de l’élection et puis ensuite laisser le gouvernement gouverner », a-t-il poursuivi, dans une pique au président de la République.
L’ancien Premier ministre socialiste avait été reçu lundi à l’Elysée, de même que Xavier Bertrand (LR). Mais Emmanuel Macron a écarté la nomination de l’un ou de l’autre, faute d’assurance sur la possibilité pour eux d’échapper à la censure des députés. Les noms de Thierry Beaudet, le président du Conseil économique, social et environnemental, et de David Lisnard (LR), le président de l’Association des maires de France, ont aussi été évoqués. C’est désormais l’ex-ministre et commissaire européen Michel Barnier qui tient la corde.
« Au cours des derniers jours, il y a eu beaucoup de combinaisons, de coups de fil, de tractations, de petits arrangements d’arrière-boutique qui paraissaient très loin de ce qu’étaient les préoccupations exprimées par les Français, et très près de ce que sont les préoccupations qui obsèdent ceux qui ont des parcelles de pouvoir dans les appareils ou ailleurs », a dénoncé M. Cazeneuve.
11h43: Interrogé jeudi matin sur cette piste pour Matignon, le Rassemblement national qui a accentué ces derniers jours sa pression sur le président, n’a pas directement promis la censure. « Nous jugerons sur pièce », a assuré son vice président Sébastien Chenu, rappelant que l’introduction de la proportionnelle aux législatives faisaient partie des conditions édictées par le parti d’extrême droite mais que l’ancien négociateur du Brexit « vient d’une famille, Les Républicains, qui est très hostile à la proportionnelle ».
L’absence de censure immédiate était cependant beaucoup moins évidente chez un autre député RN, Jean-Philippe Tanguy, qui a réduit l’ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, âgé de 73 ans, à un « fossile ».
Quant à la gauche, le président du groupe PS à l’Assemblée Boris Vallaud s’est contenté de rappeler sur France 2 que « l’opposition de droite fera l’objet d’une sanction parce que ce sera pour mettre en oeuvre une politique de droite ».
Et dans un communiqué, le nouveau Front populaire et sa candidate à Matignon, Lucie Castets, ont critiqué le fait qu’en se tournant vers la droite, le président de la République « noue un accord tacite avec l’extrême droite », ce qui selon lui reviendrait à « une négation totale des élections législatives » qui ont placé le NFP en tête et « rejeté massivement une arrivée au pouvoir du Rassemblement national ».
« Sur la méthode, Emmanuel Macron pense qu’il va régler lui-même la question de la gouvernabilité », « c’est une erreur, c’est à l’Assemblée nationale d’en décider », a estimé de son côté l’ancien président socialiste François Hollande.
11h32: Crise politique, 60e jour. Emmanuel Macron n’en finit pas de chercher le nom du prochain Premier ministre, un casse-tête que le président pourrait finalement résoudre jeudi, la piste de Michel Barnier succédant désormais à droite à celle de Xavier Bertrand.
Après encore un jour sans fin mercredi où une annonce dans la soirée était envisagée, le sommet de l’État espère une issue jeudi. Deux longs mois après le second tour des législatives. « On avance. Les critères du président restent la "non censurabilité" » par l’Assemblée du futur locataire de Matignon « et la capacité à faire des coalitions », a expliqué à l’AFP un proche du président.
L’hypothèse d’une annonce de nomination de Michel Barnier a commencé à circuler dans la soirée de mercredi. Un conseiller de l’exécutif a détaillé à l’AFP les multiples qualités de l’ancien candidat à la primaire LR de 2021: il est « Macron-compatible », il permet la participation de LR à une coalition de gouvernement, il ne serait pas censuré immédiatement et ne sera pas candidat en 2027, selon lui.
Mais l’Élysée a refusé de confirmer ou démentir qu’il avait été reçu mercredi par Emmanuel Macron.
Vos réactions
Attal a fait des adieux (en temps que 1er ministre, mais le gars sera bien vite recasé dans une autre fonction) à son image : un discours de près d'un quart d'heure, trop long, que du bla bla bla comme il le fait toujours quand il a un micro devant lui. S'il avait remplacé son temps de paroles par quelques actions, peut-être y aurait-il eu quelques avancées ? Entre autres, je viens de voir un reportage édifiant sur les conditions de travail et de sécurité des profs, et rien n'a changé bien qu'il ait été, brièvement certes puisqu'il n'y est resté que 5 mois, ministre de l'Education nationale. En fait, ce gars ouvre un tas de dossiers dans tous les ministères qu'il visite, mais n'a jamais le temps de les finaliser vu que ses ambitions le conduisent à occuper des postes divers et variés.
Je n’ai pas fait de discours le soir des résultat, moi…
La politique française est malade, dit attal, celui-là même qui en a fait partie à de multiples postes différents. Quel dommage que ce moment de lucidité, il l'a au moment de partir...
Bonsoir, juste un avis neutre, Attal discours long,long,long tout est sur votre bureau Mr le 1er ministre. Réponse excellente de Mr Barnier en retour avec ironie. Mais surtout quel plaisir d' entendre un homme s' exprimer sans: " toutes celles et tout ceux", "francaises et les francais" "les électrices et les électeurs", que cela a fait du bien à mes oreilles un discours simples car cette mode de toutes celles et tout ceux, c' est depuis 2017 avec Macron, alors que le francais se parle bien et se comprend comme le fait Mr Barnier, pour ca je dis déjà MERCI. Après j' attends de voir je voulais juste m' exprimer sur cela, et vous un avis?
Ce que certains ne réalisent pas c’est que ce nom va permettre de savoir si l’assemblée penche à droite ou à gauche.
On aura enfin la réponse de qui a gagné ou perdu.
Ne nous faites pas une crise M. Barnier est en place parce qu'il convient au RN. Donc vous pourrez aller dans la rue avec le NFP vous en rêvez depuis tellement longtemps. Bonne soirée M. le "sans culotte"
Il persiste dans ses désirs de " grand soir " Mr 60 publications en moyenne par jour !
Il y a un simulateur sur le site du figaro ,le R.N. est faiseur de roi ,(ou de reine) !
Faudra quand meme que le NFP finisse par comprendre qu'il n'y a aucun coup d'Etat, aucun de deni de democratie, aucun vol d'election, pour une raison simple, que meme un gamin de 6 ans est capable de comprendre.
Le NFP n'a AUCUNE majorité, ni absolue, ni relative, donc aucune légitimité, en tout cas pas plus que les 2 autres "clans" a l'AN, vu que les 3 forces en présence sont sont sensiblment équivalentes.
Que cela plaise ou non au NFP, si la censure ne passe pas, ce sera un gouvernement Barnier, et meme si c'est pas la meilleure solution, on a besoin d'un gouvernment, donc j'espère que le RN ne votera pas de censure, et que cela ne passera pas.
Ce sera déjà assez la merde a l'AN a chaque vote, mais on pourra pas tenir un an sans gouvernement
Et la destitution du Président, qui n'a aucune chance de passée, ne changerait rien, cela ne changerait pas le fait qu'il n'y a pas de majorité a l'AN
J'espère que maintenant les gens comprendront qu'on vote pour un programme, et pas contre une personne ou un parti
Pas né, mais déjà mort ! Bon il aura l'indemnité d'ancien premier ministre un plus pour ses multiple retraites !
j'espère que la France va se réveiller, on a jamais vu un membre d'un parti d'une quarantaine de députés nommé 1er ministre, le RN et le NPF devraient se manifester au plus vite, les LR on été rejeté Comme le parti de MACRON, on se demande pourquoi voter ?
En Allemagne, ce sont les petits partis (notamment les Liberaux du FDP) qui font et défont les majorites de Droite ou de Gauche. Bienvenue en démocratie parlementaire. La France doit apprendre rapidement un système pratiqué par TOUS nos voisins, y compris dans sa version de « monarchie parlementaire » (Espagne, UK)
- nommer un PM avec des ambitions présidentielles très affichées en ayant une cohabitation « dure » aurait été suicidaire pour EM (X. Bertrand)
- la carrière de Michel Bernier est derriere lui ; s’il est PM juste pour un an, il s’en fiche, il n’a pas mis de « conditions » comme la non-dissolution dans un an (B. Cazeneuve)
- il y a plein de choses à négocier avec l’Europe, y compris en regard de notre déficit public abyssal ; avoir quelqu’un qui maîtrise bien le fonctionnement de l’UE, est un atout certain
- Michel Barnier est Macron-compatible, va embarquer Renaissance, LR et cherchera certainement le vote RN en France ; il a forcément la culture de la discussion longue (il a été en charge de gérer le Brexit) avec des personnes qui ne pensent pas du tout comme lui, à la recherche de compromis et d’accords
- Last but not least : EM s’entend bien avec les gens beaucoup plus âgés que lui
Un anti France pro banquiers ,pro Union Européiste ,pro migrants ...
Un ancien commissaire européen, ça c'est essentiel pour macron, puisque celui-ci a toujours préféré l'Europe à la France. Par contre, issu du groupe LR, il sera beaucoup moins apprécié par le RN et les NFP. De toute façon, on peut mettre n'importe qui à ce poste, il ne fera jamais l'unanimité et le cirque va bientôt reprendre de plus belle à l'Assemblée nationale, avec notamment son ancienne présidente et réélue braun-pivet ("mes chers collègues, mes chers collègues") qui n'a pas la moindre autorité pour tenir cette assemblée de gosses mal élevés.
Sont tous bien coincés par le RN que cela soit M. Macron, le NFP et les autres.
La NFP pose censure contre tout gouvernement hors NFP.
Le RN , parti majoritaire à l'Assemblée a donc les cartes en mains. Si le candidat ne lui convient pas zoup à la trappe.
En gros tout le monde propose mais celui qui dispose est bel et bien le RN
(X. Bertrand doit ronger son frein
)
Bertrand, tout comme Mélenchon, se voient avec des destins nationaux, en fait ils vont rester là où est leur vrai place, dans la basse cour de l'Histoire.
Insipide, malléable et européeniste assumé, parfait pour Macron.
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