bobigny La campagne éclair du premier tour des législatives du 30 juin a officiellement débuté lundi, toujours sous haute tension après le feuilleton des trahisons et des alliances à droite comme à gauche, que l’exécutif renvoie « dos à dos » en pointant un risque de « catastrophe pour l’économie et l’emploi ».
Les blocs sont en place. Depuis 18 heures dimanche, tous les candidats à l’un des 577 sièges de députés sont enregistrés en préfecture. Et pour Gabriel Attal, la situation est claire: « il y a trois choix ». A gauche, « l’alliance menée par la France insoumise », à droite « l’alliance menée par le Rassemblement national », au milieu le « troisième bloc » dont il « mène la campagne », a-t-il résumé sur RTL.
Un rempart central contre « les extrêmes qui seraient une catastrophe », a affirmé le Premier ministre. Il a repris à son compte les propos très remarqués tenus la veille par le capitaine de l’équipe de France de football Kylian Mbappé qui s’est exprimé « contre les extrêmes et les idées qui divisent ».
Face à ce risque de « catastrophe », à la fois « en termes de climat social dans le pays » mais « aussi pour l’économie et pour l’emploi », la majorité sortante présentera des « candidats utiles » sous la bannière « Ensemble pour la République » dans 489 circonscriptions, a indiqué M. Attal
Mais dans « une soixantaine » de cas, la majorité sortante « soutient un autre candidat », a-t-il ajouté. C’est notamment le cas du député LR sortant Francis Dubois en Corrèze, face à l’ex-président François Hollande de retour sous l’étiquette du Nouveau Front populaire.
« Le calcul qui a été fait, c’est de constater qu’il n’y avait pas de candidat de la majorité qui était susceptible de pouvoir l’emporter », a reconnu l’ex-Premier ministre Edouard Philippe sur RMC et BFMTV, expliquant que ce type de désistement vise à « ne pas laisser aux Françaises et aux Français le choix entre le Rassemblement national et La France insoumise ».
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