charcuterie 15h06: Le président Emmanuel Macron s'exprime
"Aucune des victimes qui sont à déplorer depuis le début ne sont du fait des gendarmes et des policiers". Le président appelle à "ne rien céder à la violence qui s'est installée depuis maintenant onze jours" et annonce vouloir "reprendre pas à pas chaque quartier".
"Tous les responsables doivent explicitement appeler à la levée des barrages". Le président indique que 3.000 forces de l'ordre ainsi que 130 membres du GIGN et du Raid sont déployés en Nouvelle-Calédonie.
"Il faut reconstruire dans les meilleurs délais", déclare Emmanuel Macron qui promet une "aide d’urgence" après des "dommages colossaux".
Emmanuel Macron annonce "un point d'étape d'ici un mois". "Je me suis engagé à ce que cette réforme ne passe pas en force dans le contexte actuel (...) J’ai décidé d’installer une mission de médiation et de travail". Emmanuel Macron souhaite un vote des Calédoniens en cas d'accord politique global
12h14: Le chef de l’Etat ne s’est pas prononcé sur un éventuel report du Congrès qui doit réunir députés et sénateurs avant la fin juin pour entériner la réforme, sauf si un accord sur un texte global entre indépendantistes et loyalistes intervient d’ici là. Mais son objectif est clair: un retour « le plus vite possible (...) à la paix, au calme, à la sécurité » et une reprise du « dialogue », a-t-il déclaré dès sa descente de l’avion à l’aéroport de Nouméa.
Il a promis des « décisions » et des « annonces » à « l’issue de cette journée », même s’il a assuré n’avoir « pas de limite » de temps sur place. Alors que depuis le début des émeutes, six personnes ont été tuées, dont deux gendarmes mobiles, le chef de l’Etat a observé une minute de silence en préambule d’une première réunion avec des élus et acteurs économiques, poursuivie par un déjeuner informel et la visite d’un commissariat.
Ce « mouvement d’insurrection absolument inédit », « personne ne l’avait vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence », a-t-il lancé aux gendarmes et policiers présents. Un peu plus tôt, il a assuré que les quelque 3.000 membres des forces de sécurité déployés « resteront aussi longtemps que nécessaire, même durant les Jeux olympiques et paralympiques » de Paris qui prennent fin début septembre.
Quant à l’état d’urgence en vigueur depuis une semaine, il « pense » qu’il « ne devrait pas être prolongé » au-delà des 12 jours légaux, à condition que « tous les dirigeants » de l’archipel « appellent à lever les barrages ».
11h28: Emmanuel Macron a entamé jeudi en Nouvelle-Calédonie la partie la plus délicate de sa visite dans l’archipel par une nouvelle salve de rencontres avec des responsables politiques locaux pour tenter d’amorcer un retour au « dialogue » et à la « sécurité » après plus d’une semaine d’émeutes.
A la nuit tombée à Nouméa, le chef de l’Etat a rencontré dans un premier temps l’aile modérée des non-indépendantistes. Etaient notamment présents Philippe Gomès et Philippe Dunoyer, figures de Calédonie Ensemble.
En désaccord avec eux sur la marche à suivre, l’ex-secrétaire d’Etat Sonia Backès, cheffe de file de la branche radicale des loyalistes, et le député Renaissance de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf, ont été reçus dans un second temps.
Emmanuel Macron souhaite ensuite rencontrer le camp indépendantiste. Mais qui sera autour de la table ?
Une première réunion, jeudi matin à Nouméa, a notamment été boycottée par le Sénat coutumier, une institution consultative dont le rôle est de défendre l’identité kanak. Son président, Victor Gogny, a ainsi voulu dénoncer « un passage en force de l’Etat » qui a rompu « le contrat de confiance » avec son projet de réforme constitutionnelle du dégel du corps électoral, rejeté par les kanaks.
10h12: Le point sur la situation
Emmanuel Macron, arrivé jeudi en Nouvelle-Calédonie, a appelé à un retour « le plus vite possible » à « la sécurité » et au « dialogue » dans l’archipel meurtri après plus d’une semaine d’émeutes, promettant des « décisions » et des « annonces » à « l’issue de cette journée ».
« Ma volonté (..) est d’être aux côtés de la population pour que le plus vite possible, ce soit le retour à la paix, au calme, à la sécurité. C’est la priorité des priorités », a déclaré le chef de l’Etat dès sa descente de l’avion à l’aéroport de Nouméa.
Alors que depuis le début des émeutes, six personnes ont été tuées, dont deux gendarmes mobiles, il a observé une minute de silence en préambule d’une réunion de plus de trois heures et demie avec des élus et acteurs économiques, poursuivie par un déjeuner informel.
Il s’est ensuite rendu dans un commissariat du centre de la capitale saluer le « sang froid » et « professionnalisme » des policiers et gendarmes déployés sur le terrain. L’archipel est secoué par un « mouvement d’insurrection absolument inédit », a relevé Emmanuel Macron. « Personne ne l’avait vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence ».
Peu après son arrivée aux côtés des ministres Gérald Darmanin (Intérieur), Sébastien Lecornu (Armées) et Marie Guévenoux (Outre-mer), il a promis des « décisions » et des « annonces » à « l’issue de cette journée », même s’il a assuré n’avoir « pas de limite » de temps sur place.
Le président a souligné que « beaucoup de populations souffrent aujourd’hui », évoquant les difficultés d’accès aux soins, mais aussi « l’approvisionnement » alors que des quartiers entiers restent difficilement accessibles.
Il a assuré que les quelque 3.000 membres des forces de sécurité déployés « resteront aussi longtemps que nécessaire, même durant les Jeux olympiques et paralympiques » de Paris qui prennent fin début septembre.
Quant à l’état d’urgence en vigueur depuis une semaine, il « pense » qu’il « ne devrait pas être prolongé » au-delà des 12 jours légaux, à condition que « tous les dirigeants » de l’archipel « appellent à lever les barrages ».
08h03: Au cours de sa visite au commissariat central de Nouméa, le président de la République a évoqué "un mouvement d'insurrection absolument inédit." "Personne ne l'avait vu venir avec ce niveau d'organisation et de violence", a ajouté le chef de l'Etat en visite dans un commissariat du centre de Nouméa, saluant "le sang froid" et "le professionnalisme" des policiers et des gendarmes déployés sur le terrain. "On ira jusqu'au bout, les jours et les semaines qui viennent seront encore difficiles", a-t-il ajouté.
06h02: Le résumé de la nuit - Emmanuel Macron a atterri à 8h20 ce matin heure locale, soit 23 h 20 heure de Paris à Nouméa pour une visite éclair visant à rétablir le dialogue et à accélérer le retour à l’ordre sur l’archipel français après une semaine de violences. Il est accompagné des ministres Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Marie Guévenoux.
Arrivé au Haut-Commissariat pour une réunion avec des élus et acteurs économiques, il a débuté sa visite par une minute de silence en mémoire des six morts lors des émeutes :
"Je me trouve devant vous avec les ministres et le haut-commissaire, dans un moment extrêmement grave, lourd et dont on mesure tous la gravité. La première chose, c’est l’ordre, le calme et la paix. Il y aura 3.000 forces de sécurité intérieure dans quelque temps. Il y en a plus que ce qu’il y en avait lors du troisième référendum. Ces forces resteront aussi longtemps que nécessaire, même pendant les Jeux olympiques et paralympiques."
Emmanuel Macron a notamment déploré des épisodes de « racisme dans l’accès à l’alimentation et souligné la grande détresse de beaucoup de nos compatriotes sur les questions d’accès aux soins ».
Concernant l’état d’urgence en vigueur depuis une semaine, Emmanuel Macron « pense qu’il ne devrait pas être prolongé au-delà des 12 jours légaux, à condition que tous les dirigeants de l’archipel appellent à lever les barrages".
Le chef de l’Etat a appelé à un « apaisement constructif » et à la recherche d’une « solution » politique, mais sans revenir sur le résultat des trois référendums qui ont acté le maintien du territoire ultramarin dans la République.
« L’apaisement ne peut pas être le retour en arrière », a-t-il estimé. Emmanuel Macron a promis des décisions et des annonces à l’issue de cette journée, même s’il a assuré n’avoir pas de limite de temps sur place.
Vos réactions
Ce n'était pas la peine de faire 17 000 km pour nous annoncer qu'il y avait " un mouvement d'insurrection ... " il lui suffisait de regarder les infos !
Ah ben si il le dit… cela ne peut être que la faute à pas de chance, car lui il est trop compétent.
Quand tu as dans la même phrase « visite eclair pour rétablir le dialogue… »
tu te dis que les politiques continuent vraiment d’avoir une haute opinion d’eux mêmes…
si ça peut rassurer Macron, il n’a pas retabli le dialogue avec la metropole depuis que des candides L’ont élu puis réélu
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