22/05 13:26

EN DIRECT - Nouvelle-Calédonie: Emmanuel Macron arrivera ce soir sur l’île où il veut renouer le fil du dialogue et accélérer le retour à l'ordre après une semaine d'émeutes dans l'archipel

13h26: Sur le terrain, le calme reste précaire. Dans un quartier aisé du sud de Nouméa épargné par les émeutes, Jean, 57 ans, occupe depuis une semaine avec ses voisins une barricade destinée à empêcher d’éventuelles intrusions. La venue du président est « une bonne nouvelle », estime-t-il.

« La situation est totalement bloquée, il faut espérer que ça permette aux esprits de se calmer, qu’une porte de sortie va être trouvée. » Sur un barrage de Dumbéa, un fief indépendantiste à l’ouest de Nouméa, Mike, 52 ans, souhaite lui aussi que « Macron arrive pour voir ce qui se passe ».

« Nous, on reste sur l’opposition: c’est non au dégel », s’empresse-t-il d’ajouter. « Je ne comprends pas pourquoi notre sort doit être discuté par des gens qui n’habitent même pas ici ».

11h27: Le point sur la situation ce matin

Emmanuel Macron est attendu en Nouvelle-Calédonie où il veut renouer le fil du dialogue et accélérer le retour à l'ordre après une semaine d'émeutes dans l'archipel, visé mercredi par une cyberattaque "d'une force inédite". Parti mardi de Paris, Emmanuel Macron doit arriver en soirée (jeudi matin en heure locale) dans le territoire français du Pacifique Sud pour y installer une "mission", a précisé la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot, sans fournir plus de détail.

Annoncée en Conseil des ministres, sa visite surprise intervient alors que se multiplient jusque dans la majorité les demandes de report du projet de loi constitutionnelle sur le corps électoral, rejeté par les indépendantistes. Dans l'archipel, la nuit de mardi à mercredi "a été plus calme que la précédente malgré deux incendies dans l'agglomération de Nouméa", a rapporté le Haut-Commissariat de la République.

Selon la municipalité de Nouméa, interrogée par l'AFP, deux écoles et 300 véhicules d'un concessionnaire sont notamment partis en fumée. "Très peu de temps après l'annonce" de la visite présidentielle, la Nouvelle-Calédonie a par ailleurs été visée par une cyberattaque "d'une force inédite" visant à "saturer le réseau calédonien", a annoncé devant la presse Christopher Gygès, membre du gouvernement collégial calédonien. L'attaque, consistant en l'envoi simultané de "millions d'emails", a été stoppée "avant qu'il y ait des dégâts importants", a-t-il assuré.

 

11h20: Sur le front politique, les principales figures non-indépendantistes de l'archipel ont appelé à poursuivre l'examen de la réforme constitutionnelle contestée, qui doit être adoptée avant fin juin par le Congrès à Versailles. Son retrait serait "une erreur gravissime" qui donnerait "raison aux casseurs, aux pilleurs et aux émeutiers", a jugé mardi le député (Renaissance) de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Metzdorf.

Mais plusieurs élus non-indépendantistes ont appelé à mettre le projet sur pause, le temps de renouer le dialogue. C'est le cas de Sonia Lagarde, maire de Nouméa, ou du parti Calédonie Ensemble dont le président, Philippe Gomes, estime que "la révision constitutionnelle devra être reportée".

Les appels se sont multipliés, de la gauche à l'extrême droite en passant par la majorité, pour réclamer un report de cette réforme qui aurait pour conséquence de marginaliser les voix de la communauté autochtone kanak, selon les indépendantistes.

10h43: Neuf jours après le début des plus graves violences touchant l'archipel depuis près de 40 ans, la situation, bien que plus calme, reste précaire et des quartiers entiers toujours difficilement accessibles. Mercredi matin, des incendies étaient visibles en plusieurs secteurs de l'agglomération de Nouméa, dont la zone industrielle de Ducos, a constaté une journaliste de l'AFP.

Il est "beaucoup trop tôt" pour faire un bilan global des dégâts, car il y a encore des quartiers où les agents ne vont pas, a expliqué à l'AFP l'administration de la ville de Nouméa, tandis que le Haut-Commissariat a indiqué dans son communiqué que "plus de 90 barrages ont déjà été neutralisés et sont progressivement nettoyés".

10h02: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, très impliqué dans le dossier calédonien durant son passage à Matignon (2017-2020), a dit espérer du chef de l'Etat des annonces "à la hauteur". "La situation est terriblement triste et dangereuse. La France, qui a une relation compliquée à son histoire coloniale, a une possibilité de trouver une solution originale, même si c'est plus difficile qu'il y a trois mois", a-t-il ajouté lors d'une réunion publique à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

09h34: Le point sur la situation

Le président français Emmanuel Macron est en route mercredi pour la Nouvelle-Calédonie, plus d'une semaine après le début de violences inédites en 40 ans dans l'archipel français du Pacifique Sud, où des écoles et véhicules ont été incendiés pendant la nuit.

Cette visite surprise a été annoncée mardi, au moment où se multiplient les demandes de report de la réforme du corps électoral qui a provoqué plus d'une semaine d'émeutes dans le territoire colonisé par la France au XIXe siècle. Emmanuel Macron doit arriver jeudi matin (heure locale) dans le territoire pour y installer une "mission", a précisé la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot, sans en détailler la composition ni les objectifs.

Peu de temps après cette annonce, la Nouvelle-Calédonie a été visée par une cyberattaque "d'une force inédite" visant à "saturer le réseau calédonien", a indiqué Christopher Gygès, membre du gouvernement collégial calédonien. L'attaque, consistant en l'envoi simultané de "millions d'emails", a été stoppée "avant qu'il y ait des dégâts importants", a-t-il dit.

Dans l'agglomération de la capitale, Nouméa, la nuit de mardi à mercredi "a été plus calme que la précédente malgré deux incendies", a indiqué dans un communiqué le Haut-Commissariat de la République. Le représentant de l'Etat dans l'archipel, Louis Le Franc, avait annoncé l'envoi d'effectifs supplémentaires pour juguler les violences qui secouent l'archipel, en réaction à une réforme constitutionnelle décriée par les indépendantistes. Ses services ont annoncé sur le réseau social X l'interpellation de 22 personnes mardi et l'installation de renforts permanents dans trois quartiers de l'agglomération de Nouméa.

08h49: Depuis le début des violences, six personnes ont été tuées dont deux gendarmes mobiles, dont les dépouilles ont été ramenées lundi dans l'Hexagone. Quelque 84 policiers et gendarmes ont aussi été blessés, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin devant les députés, qui ont observé mardi une minute de silence en hommage aux morts.

Les forces de l'ordre ont procédé à 276 interpellations, dont 248 ont conduit à des gardes à vue, a précisé Gérald Darmanin, qui se rend en Nouvelle-Calédonie avec le président de la République.

Le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, sera aussi du déplacement. Signe de la difficulté à reprendre en main la situation sécuritaire, l'aéroport international de l'archipel a annoncé qu'il resterait fermé aux vols commerciaux jusqu'à samedi matin.

Après plusieurs jours de négociations, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont eux commencé à évacuer mardi leurs ressortissants piégés par les violences. Selon le Haut-Commissariat, "une centaine de touristes ont déjà regagné leurs territoires grâce à des vols affrétés par leurs autorités".

08h35: Le Haut Commissaire à la Nouvelle Calédonie confirme le bilan de 6 morts dont 2 gendarmes. Trois policiers ont été blessés grièvement à la suite d'un cambriolage d'une armurerie. Ils ont été touchés à la jambe, à la tête et aux yeux. Les autorités font ce point pour démentir les rumeurs de nombreux morts qui circulent sur les réseaux sociaux. 

.

.

07h55: L'ancien Premier ministre Edouard Philippe, très impliqué dans le dossier calédonien lorsqu'il était à Matignon, dit espérer du chef de l'Etat des annonces "à la hauteur". "La France, qui a une relation compliquée à son histoire coloniale, a une possibilité de trouver une solution originale, même si c'est plus difficile qu'il y a trois mois", ajoute-t-il.

07h11: Emmanuel Macron s'est envolé hier soir pour la Nouvelle-Calédonie avec l'objectif d'y renouer le fil du dialogue et d'accélérer le retour à l'ordre, après plus d'une semaine d'émeutes causées par l'adoption d'une réforme électorale contestée. La visite surprise du chef de l'État a été annoncée en Conseil des ministres, alors que se multiplient les demandes de report du projet de loi constitutionnelle sur le corps électoral, rejeté par les indépendantistes.

Emmanuel Macron, qui a décollé en début de soirée selon l'Élysée, doit arriver jeudi matin (heure locale) dans l'archipel français du Pacifique Sud pour y installer une "mission", a précisé la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot, sans plus de détail. Dans l'agglomération de la capitale, Nouméa, la nuit de mardi à mercredi "a été plus calme que la précédente malgré deux incendies", a indiqué dans un communiqué le Haut-Commissariat de la République.

06h03: Neuf jours après le début des plus graves violences touchant l'archipel depuis près de 40 ans, la situation reste précaire et des quartiers entiers restent quasi-inaccessibles et en proie aux émeutiers. Mercredi matin, des incendies étaient visibles en plusieurs secteurs de l'agglomération de 170 000 habitants, dont la zone industrielle de Ducos, a constaté une journaliste de l'AFP. Il est "beaucoup trop tôt" pour faire un bilan global des dégâts car il y a encore des quartiers où les agents ne vont pas, a indiqué à l'AFP l'administration de la ville de Nouméa.

Selon elle, deux écoles et 300 véhicules d'un concessionnaire sont notamment partis en fumée dans la nuit. "Plus de 90 barrages ont déjà été neutralisés et sont progressivement nettoyés", a indiqué le Haut-Commissariat dans son communiqué.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Le Suisse
22/mai/2024 - 15h50
Compos_sui a écrit :

Mais il faut leur donner leur indépendance, ainsi que toutes les autres telles que la Guadeloupe, la Martinique, St Barth, Mayotte, La Réunion et tous ceux ou celles que j'oublie !

On est au XXIème siècle, les "colonies", c'est dépassé !

Oui les colonies c'est dépassé...Ce qui interesse la France ce n'est pas ces iles en elles-mêmes, c'est la zone économique exclusive associée... pas pour rien que la Chine et autres lorgnent la dessus et que des pays se battent pour des rochers en pleine mer.

Portrait de Compos_sui
22/mai/2024 - 12h28

Mais il faut leur donner leur indépendance, ainsi que toutes les autres telles que la Guadeloupe, la Martinique, St Barth, Mayotte, La Réunion et tous ceux ou celles que j'oublie !

On est au XXIème siècle, les "colonies", c'est dépassé !

Portrait de kuwabara
22/mai/2024 - 10h12

vite manu!! quand tu sera la !! tout sera reglé et calme !!?? ah ben on ...

Portrait de djelloul
22/mai/2024 - 10h05

combien d heures de voyage????Combien d heures sur place????

Portrait de mbagnick
22/mai/2024 - 09h43

Vas-y super Macron! Va sauver les Français avec tes petits bras musclés et tes discours à la chatGPT!