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Le rédacteur en chef de WikiLeaks estime que la procédure judiciaire britannique relative à l'extradition vers les Etats-Unis de Julian Assange est "corrompue" et "truquée"

Le rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson a estimé que la procédure judiciaire britannique relative à l'extradition vers les Etats-Unis de Julian Assange était "corrompue" et "truquée", avant une audience décisive lundi.

Celle-ci doit se tenir devant la Haute Cour de Londres autour des garanties au sujet du traitement qui serait réservé au fondateur de Wikileaks s'il était extradé fournies par les Etats-Unis. La décision sur l'octroi ou non d'un nouvel appel à Julian Assange peut être rendue le jour même ou à une date ultérieure.

L'Australien de 52 ans risque jusqu'à 175 ans de prison aux Etats-Unis. Il est poursuivi pour avoir publié à partir de 2010 plus de 700.000 documents confidentiels sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. "Il est extrêmement clair que la procédure devant les tribunaux au Royaume-Uni est corrompue", a déclaré le rédacteur en chef de WikiLeaks lors d'une conférence de presse à Londres.

"L'affaire est truquée contre Julian", a accusé Kristinn Hrafnsson, rappelant un projet américain pour tuer ou enlever le fondateur de WikiLeaks invoqué par sa défense. Il s'agit de "mots durs" habituellement non utilisés contre les tribunaux de pays occidentaux, "mais j'en suis arrivé à l'opinion que c'est absolument le cas", a-t-il déclaré. L'un des enjeux est de déterminer si Julian Assange pourrait bénéficier en cas d'extradition de la protection du premier amendement de la Constitution américaine, qui protège la liberté d'expression, a rappelé Kristinn Hrafnsson. Or la réponse américaine a consisté à dire qu'il pouvait "chercher" à le faire, "c'est un non", donc la seule "décision rationnelle" pour les juges est de dire que les garanties sont insuffisantes, selon lui. "Quoi que ce soit d'autre serait un scandale judiciaire", a-t-il lancé.

Julian Assange espère être présent à l'audience, a indiqué son épouse Stella Assange. Il est de notoriété publique que sa santé mentale est un sujet de "préoccupation extrême" et que "sa survie est en jeu" face au risque de suicide, risque en raison duquel la justice britannique avait dans un premier temps refusé de donner son feu vert à l'extradition du fondateur de WikiLeaks.

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Vos réactions

Portrait de maudav
15/mai/2024 - 18h42

Les ricains le veulent et ils l'auront !

Tant qu'il se tait ça leur va, ça peut prendre des années mais un jour ils l'auront.

Macron serait courageux de lui accorder l'asile politique mais hélas, il est blanc !