04/05/2024 10:01

La rédaction de France Inter dénonce la "convocation inacceptable" de Guillaume Meurice en vue d'un éventuel licenciement, y voyant un "signe très inquiétant pour la liberté d'expression"

La rédaction de France Inter dénonce  la "convocation inacceptable" de Guillaume Meurice en vue d'un éventuel licenciement, y voyant un "signe très inquiétant pour la liberté d'expression", après la suspension de l'humoriste par Radio France. "Nous demandons le maintien à l'antenne de Guillaume Meurice, sans délai", ont déclaré dans un communiqué les sociétés des journalistes (SDJ) et des producteurs (SDPI) de France Inter.

Jeudi, le chroniqueur de l'émission "Le grand dimanche soir", présentée par Charline Vanhoenacker, a été suspendu, quatre jours après avoir réitéré à l'antenne ses propos polémiques tenus fin octobre sur le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Il y a des choses qu'on peut dire. Par exemple, si je dis: +Netanyahu est une sorte de nazi mais sans prépuce+, c'est bon. Le procureur, il a dit: +C'est bon+", a lancé l'humoriste dimanche, en référence au récent classement sans suite d'une plainte à son encontre l'accusant d'antisémitisme pour des propos similaires.

Convoqué à un entretien dont la date reste inconnue, il risque une "éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'à la rupture anticipée de (son) contrat à durée déterminée pour faute grave", rappellent les SDJ et SDPI de France Inter, qui "voient dans cette décision un signe très inquiétant pour la liberté d'expression, valeur que défend Radio France".

"Cette convocation inacceptable semble être le symptôme d'un virage éditorial plus large", déplorent-elles.

Elles affirment ainsi avoir appris que le programme "La terre au carrée" allait s'arrêter "pour laisser place à une émission de sciences et d'écologie +plus narrative+ toujours présentée par Mathieu Vidard mais sans Camille Crosnier" et évoquent une "coupe drastique" du budget du "Grand dimanche soir".

Interrogée par l'AFP sur ces éléments, France Inter a expliqué qu'"en accord avec Mathieu Vidard, il y aura une évolution éditoriale de son émission à la rentrée mais elle gardera ses fondamentaux, l'environnement et la science".

Camille Crosnier, elle, restera aux manettes des "P'tits bateaux", désormais diffusée sept jours sur sept, et elle est "en discussions sur d'autres projets" au sein de la grille.

Quant au "Grand dimanche soir", France Inter "souhaite que l'émission continue l'an prochain mais il faut la faire évoluer d'un point de vue éditorial pour qu'elle rentre dans nos frais, en gardant toute l'équipe et en restant en public", a expliqué la radio. "Aujourd'hui, des séquences coûtent extrêmement cher à produire. Un travail est en cours avec la productrice, Charline Vanhoenacker, pour trouver la meilleure formule", a-t-on appris de même source.

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Vos réactions

Portrait de olivier@55
5/mai/2024 - 09h33

l'émission etant enregistré le mercredi,pour une diffusion le dimanche,pourquoi aucun dirigant ne la écouté avant

Portrait de Korveg
4/mai/2024 - 16h30

Toute la rédac est mobilisée pour défendre l'indéfendable ! Une preuve de plus de la totale partialité du pseudo service public.

Portrait de MICMAH458
4/mai/2024 - 15h00

C'est drôle la conception très partiale que ces islamophiles ont de la "liberté d'expression" : ils brandissent ce slogan quand c'est l'un des leurs qui est visé, par contre ils se foutent pas mal de tous ceux qui sont empêchés de s'exprimer et qui ne sont pas dans leur camp.  C'est très exactement dans la lignée de mélenchon et de LFI, toujours prêts à condamner et exclure tous ceux des autres partis, mais très indulgents et prudents sur la sacro-sainte présomption d'innocence quand il s'agit d'un des leurs.

Portrait de seb2746
4/mai/2024 - 11h25

Donc on le censure suite à la pression des assos extremistes sionistes => tribunal => procès => relaxe (combien ça a couté à l’état Français encore ?) => on le censure pour la MEME chose alors qu'il n'y a RIEN d'illégal selon la loi...

Portrait de Bigpower
4/mai/2024 - 11h21

Pour ces gauchistes, la liberté d'expression ne s'entend que dans leur sens...

Portrait de vixen87
4/mai/2024 - 10h28

ils ont bien l'intention de faire comprendre à la direction que ce n'est pas eux qui commandent.

il faut de la liberté d'expression sur Inter et censurer les médias qui pensent pas pareil.

C'est nous qu'on dit qui qui faut écouter.

 

Portrait de YVESM
4/mai/2024 - 10h11

Meurice soutenus par des collaborateurs de France Inter.

Dans ce résumé, tout est dit.