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Suspecté de cinq viols d'adolescentes de 15 à 19 ans entre 1998 et 2008, celui que l’on surnommait "le prédateur des bois" s'est suicidé à la prison de Fleury-Mérogis

Suspecté de cinq viols d'adolescentes de 15 à 19 ans entre 1998 et 2008, celui que l’on surnommait le «prédateur des bois» s'est suicidé  à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) dans la nuit du 19 au 20 mars. L’information, initialement relayée par Le Parisien, a été confirmée par le parquet d’Évry à l’AFP.

«Cette triste conclusion est une nouvelle injustice infligée aux victimes, dont mes clientes. Elles sont à jamais privées d'un procès qu'elles ont espéré et attendu durant de si longues années», a réagi Me Fares Aidel, avocat de deux parties civiles dont la première victime.

«Une chose est toutefois certaine : s'agissant des investigations génétiques, il y aura un avant et un après cette affaire. Nous allons désormais nous concentrer sur la réparation des immenses souffrances de nos clientes», a conclu ce dernier. L’homme de 64 ans opérait à visage découvert pour commettre ses méfaits. I

l emmenait ses victimes en voiture dans un lieu boisé et les violait sous la menace d'une arme avant de les abandonner quasiment nues. Le suspect avait été arrêté à son domicile situé à Courtry (Seine-et-Marne) avant d’être placé en détention provisoire le 13 décembre 2022.

Il avait reconnu en février dernier devant le juge d’instruction avoir prémédité ses passages à l'acte à La Rochelle le 4 décembre 1998 puis quatre autres en région parisienne, le 1er avril 1999, le 16 avril 2000, le 3 juillet 2000 et le 8 juin 2008. Malgré le fait qu’il ait laissé des traces de son ADN sur les scènes de crime, il n’a pas pu être retrouvé pendant plus de deux décennies.

En effet, les enquêteurs de l’époque étaient bloqués par l’absence de compatibilité entre l’ADN retrouvé et les profils génétiques présents dans leurs fichiers. Le prédateur des bois a finalement été confondu grâce à la généalogie génétique utilisée par le FBI, une technique inédite à cette période en France.

Cette dernière consistait à comparer un ADN inconnu avec les bases de données américaines, en espérant y trouver des correspondances avec des ascendants ou descendants.

L’ADN du suspect avait permis d'identifier un couple, mort dans les années 1970, comme faisant partie de ses ascendants.

Les enquêteurs avaient alors exploité leur arbre généalogique et avaient pu remonter jusqu'à lui. Ces derniers ont ensuite pu remarquer que son âge et sa voiture correspondaient aux éléments de l’enquête, tout comme sa condamnation en 1983 pour attentat à la pudeur.

 

 

 

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Vos réactions

Portrait de imposteur
15/avril/2024 - 09h38

Merci de le FBI !   faut les joindre pour Emile et Chevaline car on patoge dans la semoule avec capitaine Marleau...

Portrait de Ocarina
14/avril/2024 - 20h28

S'ils pouvaient tous faire pareil, ça nous permettrait de réduire notre déficit, n'est ce pas Mr B Le  Maire ?

Portrait de maudav
14/avril/2024 - 14h01

Et voilà, encore une nuit blanche pour moi ce soir, comment vais-je me remettre de cette info... ?

Portrait de le charretier de la mort'
14/avril/2024 - 13h35

La charrettesmileyest passéesmiley

Portrait de Juliette87
14/avril/2024 - 12h38 - depuis l'application mobile

une pourriture en moin !