02/04 19:09

Procureur : "Des vêtements d'Emile découverts hier à 150m du crâne - On ne sait pas si les os étaient là avant car les recherches étaient difficiles sur ce lieu - Toutes les hypothèses persistent"

19h07: Trois jours après la découverte d’ossements du garçonnet, disparu début juillet dans un hameau des Alpes-de-Haute-Provence, le procureur d’Aix-en-Provence a tenu un point presse ce mardi à 18h00, alors que le mystère reste entier. Alors que le parquet d’Aix-en-Provence s’est exprimé pour la première fois face aux journalistes depuis qu’il a été saisi du dossier le 18 juillet, les événements se sont précipités ces derniers jours, avec la découverte du crâne de l’enfant par une randonneuse samedi, deux jours seulement après la « mise en situation » organisée jeudi au Haut-Vernet, ce minuscule hameau de 25 habitants entre Gap et Digne-les-Bains où l’enfant a disparu le 8 juillet.

L’aspect des os du crâne du petit Emile retrouvé samedi « ne permet pas de dire quelle est la cause de sa mort », a affirmé le procureur d’Aix-en-Provence mardi, en précisant qu’« aucun trauma ante mortem n’a été observé » sur celui-ci.

Si aucun autre ossement n’a été retrouvé dans le secteur où une randonneuse avait découvert le crâne de l’enfant, les enquêteurs ont par contre retrouvé des vêtements que le garçonnet de deux ans et demi portait lors de sa disparition, début juillet, chez ses grands-parents maternels, au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), a précisé Jean-Luc Blachon : « un tee-shirt, ses chaussures et sa culotte ».

18h03: Le procureur Jean-Luc Blachon prend la parole :

"Nos premières pensées vont aux parents et à la famille. La zone où a été découvert le crâne d'Emile a été vérifiée dès le lendemain de sa disparition par des équipes humaines. Nous sommes en juillet 2023, la végétation est haute, le terrain est compliqué d'accès et il faisait plus de 30 degrés.

A cette heure, nous ne pouvons pas dire si le corps d'Emile se trouvait déjà dans la zone de recherche au moment des premières fouilles. Le crâne était sur un chemin avec des pentes d'un côté et de l'autre et un ruisseau.

La promeneuse a ramassé le crâne en le mettant dans un plastique et l'a ramené chez elle avant d'appeler la police. Elle voulait certainement bien faire.

Hier, en contre-bas à 150m du crâne ont été découverts, un T-Shirt, des chaussures et une culotte.

Le crâne présente des traces de morsures et de petites fractures. Les os ont été exposés longtemps aux intempéries mais ils ne permettent pas de définir les causes de la mort.

Toutes les hypothèses restent ouvertes à cette heure de l'accident à l'intervention extérieur."

 

 

17h03: Comment est mort le petit Emile ? Trois jours après la découverte d'ossements du garçonnet, disparu début juillet dans un hameau des Alpes-de-Haute-Provence, le procureur d'Aix-en-Provence tiendra un point presse ce mardi à 18h00, alors que le mystère reste entier.

Alors que le parquet d'Aix-en-Provence va s'exprimer pour la première fois face aux journalistes depuis qu'il a été saisi du dossier le 18 juillet, les événements se sont précipités ces derniers jours, avec la découverte du crâne de l'enfant par une randonneuse samedi, deux jours seulement après la "mise en situation" organisée jeudi au Haut-Vernet, ce minuscule hameau de 25 habitants entre Gap et Digne-les-Bains où l'enfant a disparu le 8 juillet.

Chute accidentelle, homicide involontaire, meurtre ? Jean-Luc Blachon, le procureur d'Aix-en-Provence, va en tous cas s'exprimer sur les avancées de l'enquête, avec peut-être des indices découverts lors de ces dernières 72 heures, qui pourraient permettre de privilégier une piste sur les circonstances de la mort de l'enfant.

Parallèlement aux investigations sur le terrain qui ont repris dimanche, l'analyse des premiers ossements retrouvés --un crâne et des dents-- par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), situé à Pontoise, en banlieue parisienne, pourrait notamment permettre de déterminer si le corps de l'enfant se trouvait bien à cet endroit dès son décès ou s'il y a été amené a posteriori.

Car la zone, au-dessus du Haut-Vernet, où le crâne du petit Emile a été retrouvé samedi, sur un chemin escarpé assez éloigné du bourg, avait été largement inspectée en juillet, par des battues citoyennes, les gendarmes mais aussi des chasseurs. Les enquêteurs essaient donc de vérifier si "ces ossements ont pu être ramenés par une personne humaine, un animal, ou bien les conditions météo", comme l'expliquait lundi la porte-parole de la gendarmerie, Marie-Laure Pezant.

Depuis dimanche, une centaine de gendarmes dont des dizaines d'enquêteurs, avec parmi eux des anthropologues et des équipes cynophiles aidées de chiens spécialisés dans la détection de restes humains, recherchent des indices pouvant expliquer le décès de l'enfant, a précisé mardi à l'AFP la capitaine Montgredien.

- Hameau coupé du monde -

Mais, à part le succinct communiqué dimanche du procureur d'Aix-en-Provence pour annoncer la découverte d'ossements de l'enfant, aucune information n'a jusqu'ici filtré sur l'avancée des recherches, qui "dureront le temps qu'il sera nécessaire", avait prévenu lundi le colonel Pierre-Yves Bardy, commandant du groupement de gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence.

Le hameau, rattaché au village du Vernet, est lui coupé du monde depuis dimanche pour les besoins de cette nouvelle phase de l'enquête, et il restera inaccessible à toute personne extérieure au moins jusqu'à dimanche, selon un arrêté municipal.

Devant la barrière bloquant l'accès au minuscule bourg, une vingtaine de journalistes patientaient mardi, en observant le va-et-vient des véhicules de la gendarmerie.

Initialement ouverte pour "recherche des causes de disparition inquiétante", l'enquête avait basculé sous le régime de l'enquête préliminaire le 12 juillet, toujours sous la direction du parquet de Digne-les-Bains.

Puis elle s'était transformée en information judiciaire le 18 juillet, avec la saisine de deux juges d'instruction d'Aix-en-Provence, et le dossier avait donc été transféré au parquet d'Aix.

Enfin, le 21 août, l'enquête judiciaire avait été élargie aux faits criminels "d'enlèvement" et "séquestration", une décision purement technique non liée à une avancée particulière, avait alors insisté le parquet, selon qui cette nouvelle qualification permettait "plus de souplesse" dans les investigations.

Une "mise en situation" --sorte de reconstitution des faits-- en présence de 17 personnes, dont toutes celles qui étaient là le jour de la disparition du bambin, avait eu lieu pour la première fois jeudi au Haut-Vernet, où Emile aurait été aperçu pour la dernière fois par deux voisins le 8 juillet vers 17h15.

Ce jour-là, le garçonnet venait d'arriver pour l'été dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels. Ses parents, qui résident à La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône, n'étaient pas présents.

11h32: Le procureur d'Aix-en-Provence tiendra une conférence de presse ce mardi à 18h00 à Aix, dans le cadre de l'enquête sur la mort du petit garçon, dont des ossements ont été découverts samedi, 9 mois après sa disparition dans les Alpes-de-Haute-Provence

10h21: Sur place lundi ces experts ont travaillé de concert avec leurs collègues de l’IRCGN. Le même institut de Pontoise, en banlieue parisienne, où les analyses criminalistiques des ossements vont se poursuivre dans les laboratoires. Ils ont également bénéficié de l’appui de deux équipes du centre national cynophile de Gramat (Lot), avec « des chiens spécialisés dans la recherche de restes humains », a précisé le colonel Bardy.

Quand il a disparu, le 8 juillet, Emile venait d’arriver pour l’été dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels. Là où la famille passe ses vacances depuis des années.

Il aurait été vu pour la dernière fois par deux voisins, vers 17h15, dans la rue principale du hameau, vêtu d’un haut jaune, d’un short blanc et de chaussures de randonnée. Ses parents, des catholiques très croyants habitant La Bouilladisse, dans les Bouches-du-Rhône, n’étaient pas présents ce jour-là.

08h34: Deux jours après la découverte d’ossements du petit Emile, des dizaines d’enquêteurs ont passé au crible lundi les environs du Haut-Vernet, où ce garçonnet de deux ans et demi avait disparu en juillet. Mais sans découvrir a priori de nouveaux indices permettant d’éclaircir les circonstances de sa mort.

« Les recherches dureront le temps qu’il sera nécessaire », a averti lors d’une conférence de presse au Vernet le colonel Pierre-Yves Bardy, commandant du groupement de gendarmerie des Alpes-de-Haute-Provence, en charge de sécuriser le secteur où travaillent les experts de terrain, dont des anthropologues et des maîtres-chiens : « Il faut éviter que des randonneurs ou d’autres personnes viennent polluer le site ».

Toute la journée, dans le froid, sous un ciel redevenu bleu, les investigations se sont poursuivies, dans des conditions compliquées par les fortes pluies de la nuit.

Parmi les experts déployés sur le terrain, des spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) se sont notamment attachés à « cartographier et reconstituer en 3D une version numérique de la scène » de découverte du crâne, avec l’aide de drones, a expliqué l’un de ceux-ci, le lieutenant Aurélien S., devant la presse, lundi après-midi.

Pour faciliter ces recherches, le minuscule bourg de 25 habitants était à nouveau coupé du monde, au moins pour la semaine, sur arrêté municipal.

06h28: Trois drones vont quadriller la zone ce matin pour préparer une reconstitution numérique en 3D de l'endroit où le crane de l'enfant a été retrouvé. Parmi les experts déployés sur le terrain, des spécialistes de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) se sont ainsi attachés à "cartographier et reconstituer en 3D une version numérique de la scène" de découverte du crâne de l'enfant, avec l'aide de drones, a expliqué le lieutenant Aurélien S., devant la presse, ce lundi après-midi. Les drones prennent des photographies pour ensuite reconstituer l'ensemble de la scène.

Ils sont capables de replacer les indices qui ont été récoltés, et permettent aussi de savoir où ils l'ont été. En revanche, a rappelé Aurélien S., "les drones ne sont pas capables de savoir ce qu'il s'est passé avant".

Trois drones différents sont utilisés pour cette nouvelle phase de l'enquête, pour travailler chacun sur un périmètre donné. Les engins sont positionnés au centimètre près.

Les experts de la gendarmerie auront aussi pour tâche d'assister les recherches par des capteurs, dont des caméras infrarouges, pour détecter des éléments invisibles à l'œil nu.

05h58: La zone est à nouveau fermée par les gendarmes pour les besoins de l’enquête. Les habitants sont choqués. Ils ont encore du mal à réaliser que le petit Émile est mort près de chez eux, à quelques centaines de mètres du village. 

Le village vit au rythme de l’enquête depuis neuf mois, entre les allées et venues des gendarmes et la fermeture du Haut-Vernet régulièrement interdit au public. Tous ici savent que si une nouvelle étape vient d’être franchie, il va falloir encore attendre pour connaître les circonstances exactes de la mort du petit Émile le 8 juillet dernier.

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Vos réactions

Portrait de enero
3/avril/2024 - 14h55
cbor33500 a écrit :

Les lieux sont tellement difficiles d'accès qu'une promeneuse (et pas une randonneuse, la tenue n'est pas la même) passait par là entre 12h et 14h!!!! Le téléphone ne passait pas mais l'heure non plus apparemment car la fourchette est large ..... Elle avait même un sac en plastique avec elle, au cas où elle retrouve le corps....

"Avant-hier, hier et encore aujourd'hui. Cela fait 3 jours que vous êtes en boucle sur cette randonneuse. Étrange obsession, je dirai même plus, suspecte obsession... Où étiez-vous le 08/07/23, c'est à dire le jour de la disparition de l'enfant? Sachez que même si vous postez derrière un VPN les services judiciaires pourront vous localiser."

 

Voilà c'est ce que j'aurai pu vous répondre si au lieu d'attendre la fin de l'enquête je cherchais à jouer les Columbo de pacotille comme vous.smiley

Portrait de LEON
3/avril/2024 - 09h46

Je pense que publier régulièrement l'avancement de l'enquête  ne peut que nuire dans le cas où il s'agirait d'un crime , le tueur aurait toujours une longueur d'avance sur la police ...

Portrait de dede35
3/avril/2024 - 09h15

Ce drame atroce confirme malheureusement  ce que je pensait , les bestiolles sont passés par là et quand on sait qu'un sanglier est omnivore et qu'ils bouffent tout même les os ( autrefois mon entreprise fournissait 1 éleveur avec les restes du resto d'entreprise) ,  Saura-t'on la vrai raison du décès de ce petit ??? 

Portrait de Koikilencoute
3/avril/2024 - 08h07
cbor33500 a écrit :

Les lieux sont tellement difficiles d'accès qu'une promeneuse (et pas une randonneuse, la tenue n'est pas la même) passait par là entre 12h et 14h!!!! Le téléphone ne passait pas mais l'heure non plus apparemment car la fourchette est large ..... Elle avait même un sac en plastique avec elle, au cas où elle retrouve le corps....

Son complice l'a appelée : "J'ai fait tomber le crâne en transportant le corps, va vite le chercher !"

Elle est partie de chez elle avec un sac en plastique ; puis prise de remords, elle est allée à la gendarmerie.

Portrait de cbor33500
3/avril/2024 - 07h04

Les lieux sont tellement difficiles d'accès qu'une promeneuse (et pas une randonneuse, la tenue n'est pas la même) passait par là entre 12h et 14h!!!! Le téléphone ne passait pas mais l'heure non plus apparemment car la fourchette est large ..... Elle avait même un sac en plastique avec elle, au cas où elle retrouve le corps....

Portrait de Koikilencoute
3/avril/2024 - 05h40
Le Suisse a écrit :

Un geste normal d'une personne est de ne pas redresser une lampe quand on est dans son bain...

Sauf si on est un vagabond ou un chanteur malheureux...

Portrait de Koikilencoute
3/avril/2024 - 05h35

Un évènement dramatique qui fera sans doute l'objet d'une série ou d'un film à suspense dans quelques années : le grand-père serait suspecté, puis la promeneuse (imaginez un mobile), le contexte très croyant de la famille, ou bien Émile qui aurait marché seul jusqu'à ce sous-bois, un sanglier qui l'attaque, etc.

Portrait de Le Suisse
2/avril/2024 - 21h31
cbor33500 a écrit :

Malgré les précisions du procureur, l'attitude de la promeneuse (mot du procureur et pas randonneuse), ne me paraît pas un geste normal d'une personne qui trouve un crâne humain sur le bord d'un chemin.

Un geste normal d'une personne est de ne pas redresser une lampe quand on est dans son bain...

Portrait de alx59
2/avril/2024 - 19h40
cbor33500 a écrit :

Personne ne parle de la randonneuse. Qui est-elle? Dit-elle vrai? Elle a ramené le crâne à la gendarmerie. Où l'a-t-elle récupéré? Beaucoup de zones d'ombre dans les infos sur ce triste drame.

Zones d'ombre pour vous car les enquêteurs savent qui elle est et où elle dit avoir retrouvé le crâne. C'est quand même pas compliqué de comprendre qu'ils ne peuvent pas divulguer toutes leurs infos sachant que nombre de suspects potentiels sont dans le village juste à côté. 

Portrait de iceman
2/avril/2024 - 19h24
cbor33500 a écrit :

Malgré les précisions du procureur, l'attitude de la promeneuse (mot du procureur et pas randonneuse), ne me paraît pas un geste normal d'une personne qui trouve un crâne humain sur le bord d'un chemin.

Il n'y a aucune normalité à chercher quand on place les individus dans des situations anormales. Personne ne sait par avance ce qu'il fera si on le met dans une situation qu'il n'avait jamais imaginé vivre.

Portrait de cbor33500
2/avril/2024 - 19h16

Malgré les précisions du procureur, l'attitude de la promeneuse (mot du procureur et pas randonneuse), ne me paraît pas un geste normal d'une personne qui trouve un crâne humain sur le bord d'un chemin.

Portrait de rareudofemmoi-6934
2/avril/2024 - 19h12
Blondissime a écrit :

Il me semble que l'on avait dit que les chiens avaient pardu la trace du petit dans le village, soit vers le lavoir ou la fontaine. Dans ce cas comment aurait-il marché si loin sans que les chiens ne l'aient repéré ? Je peux bien sur me tromper quant  à la perte des traces

Tu devrais arrêter de jouer au Cluedo. 

Portrait de Arthur 3000
2/avril/2024 - 18h11
Ricounet.39 a écrit :

Si les enquêteurs veulent résoudre l'enquête, j'espère qu'ils lisent les commentaires de ce forum.

C'est bien connu, les plus grands spécialistes dans tous les domaines sont ici ! Scotland Yard nous envie smiley

Tout à fait. Les mêmes enquêteurs qui étaient spécialistes mondiaux experts en virologie et en épidémiologie du temps de la Covid puis experts mondiaux en géopolitique globale + historiens lorsque la guerre a éclatée en Ukraine. smiley

Portrait de Ricounet.39
2/avril/2024 - 14h22

Si les enquêteurs veulent résoudre l'enquête, j'espère qu'ils lisent les commentaires de ce forum.

C'est bien connu, les plus grands spécialistes dans tous les domaines sont ici ! Scotland Yard nous envie smiley

Portrait de Blondissime
2/avril/2024 - 12h12

Il me semble que l'on avait dit que les chiens avaient pardu la trace du petit dans le village, soit vers le lavoir ou la fontaine. Dans ce cas comment aurait-il marché si loin sans que les chiens ne l'aient repéré ? Je peux bien sur me tromper quant  à la perte des traces

Portrait de cbor33500
2/avril/2024 - 08h31

Personne ne parle de la randonneuse. Qui est-elle? Dit-elle vrai? Elle a ramené le crâne à la gendarmerie. Où l'a-t-elle récupéré? Beaucoup de zones d'ombre dans les infos sur ce triste drame.

Portrait de 8Gako8
3/avril/2024 - 09h10

Ces 3 drones ont ne pouvaient pas les utilisés dès le début des recherches bizarrement on mets tous les moyens a la mort du petit a cette satané police (enquêteurs) du tiers monde smiley