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La juge des référés du tribunal administratif de Paris valide l’expulsion de l'imam de Bagnols-sur-Cèze Mahjoub Mahjoubi vers la Tunisie, décidée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin le 21 février

La juge des référés a validé lundi l'expulsion de l'imam tunisien Mahjoub Mahjoubi, qui contestait son renvoi de France, estimant notamment qu'il avait délibérément tenu des propos discriminatoires et incitant à la haine envers les femmes et les juifs dans ses prêches.

Le tribunal a jugé que les propos prononcés par M. Mahjoubi ne s'inscrivaient pas dans "le cadre des valeurs de la République française, opposaient les musulmans et les non-musulmans, incitaient à la haine envers les juifs et Israël ou faisaient l’apologie du jihad et de la charia", explique-t-il dans un communiqué.

Vendredi, M. Mahjoubi avait déposé par la biais de son avocat, Me Samir Hamroun, une demande de référé-liberté pour contester auprès du juge des référés du tribunal administratif l'arrêté d'expulsion pris par le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en personne à l'encontre de son client. Me Samir Hamroun a indiqué à l'AFP avoir interjeté appel de la décision devant le conseil d'Etat qui statuera en référé.

Il avait dénoncé vendredi "une violation des droits inouïe" et "une procédure inédite en termes de célérité" contre son client qui "a été privé de pouvoir faire entendre sa cause devant un juge" Imam de la petite ville de Bagnols-sur-Cèze, dans le département du Gard (sud de la France), Mahjoub Mahjoubi a été interpellé puis expulsé le 22 février vers la Tunisie.

Il était notamment reproché à Mahjoub Mahjoubi la diffusion d'une vidéo dans laquelle il qualifiait le "drapeau tricolore" - sans préciser s'il s'agissait du drapeau français - de "drapeau satanique" qui n'aurait "aucune valeur auprès d'Allah (Dieu en arabe)".

Dans sa décision rendue lundi, la juge estime que M. Mahjoubi "développe un discours théorisant la soumission de la femme à l’homme et impliquant que les femmes ne puissent bénéficier des mêmes libertés ou des mêmes droits que les hommes, en méconnaissance du principe constitutionnel d’égalité".

Elle relève, par ailleurs, que l'imam "tient des propos contre les principes de la République en s’en prenant au drapeau français, emblème national et en faisant l’éloge de la charia", la loi islamique. Elle note, en outre, "que les propos proférés sont des actes de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence" envers des personnes "en raison de leur non-appartenance à la religion musulmane ou à l’appartenance à un autre courant de l’Islam".

Enfin, la juge souligne que les propos de M. Mahjoubi "envers les Juifs désignés notamment comme les ennemis historiques des musulmans qu’il faut combattre sont constitutifs d’actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre les Juifs". Elle précise, en dernier lieu, que M. Mahjoubi a tenu des propos incitant au terrorisme en faisant une apologie du jihad.

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Vos réactions

Portrait de Koikilencoute
4/mars/2024 - 16h13
Arthur 3000 a écrit :

Malheureusement il ne faut pas crier victoire trop vite.

1) Il reste le Conseil d’État.

2) Ce sont des référés. Si Mahjoubi poursuit alors ce sera jugé sur le fond.

3) Je ne sais pas si les actes administratifs sont susceptibles de recours devant la CJUE (cour de justice de l'UE) voire la CEDH (droits de l'homme).

Hélas, en dernier lieu le gouvernement se soumettra à la CEDH, comme tu dis. C'est justement ça qu'on peut changer. Seul Zemmour osera.

Portrait de Koikilencoute
4/mars/2024 - 16h09

Donc il aurait dû faire de la prison, avant d'être expulsé. Et une vraie prison, sans tél portable, karting, etc.

Portrait de Ceez
4/mars/2024 - 12h17

Comme quoi il suffit d un peu de courage politique 

Portrait de Arthur 3000
4/mars/2024 - 12h16

Malheureusement il ne faut pas crier victoire trop vite.

1) Il reste le Conseil d’État.

2) Ce sont des référés. Si Mahjoubi poursuit alors ce sera jugé sur le fond.

3) Je ne sais pas si les actes administratifs sont susceptibles de recours devant la CJUE (cour de justice de l'UE) voire la CEDH (droits de l'homme).

Portrait de Herculanum
4/mars/2024 - 11h52

Il y a plusieurs dizaines de minutes de prêches qui ont été analysées par les services spécialisés et qui recèlent bien d'autres choses que ce pseudo-lapsus », a-t-il encore insisté alors qu'une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme a été ouverte par le parquet de Nîmes. Et d'ajouter : « [Cela] ne touche pas qu'à la question du drapeau mais aussi à la place de la femme et du peuple juif qui est vu comme un ennemi. »

Portrait de LEON
4/mars/2024 - 11h39

Expulsion d'islamiste ...le gouvernement se réveille ? il y aurait un péril islamiste ?  A en juger par le retard du gouvernement à s'attaquer au problème , on peut se demander si cette réaction n'est pas due au sondage qui prédit le succès du RN aux élections européennes ?

Portrait de Archimede
4/mars/2024 - 11h15

On ne s'en sortira pas en expulsant au compte-goutte, il faut remigrer les nazislamistes EN MASSE, mettre en avant les apostats, interdire l'islam dans toute l'Europe, ridiculiser la secte idiote.

Seule secte où -dans certains pays où on l'applique- on autorise en son nom encore le mariage des fillettes, la lapidation des femmes adultères, le meurtre des homose-xuels et l'esclavage.

Secte qui était déjà obsolète et inférieure moralement lors de sa création, 9 siècles après PLATON. Secte instrumentalisant l'idée de Dieu pour les services d'un bédouin mégalo et sanguinaire. Et qui n'a pu se répandre jusqu'à aujourd'hui que par le prosélytisme agressif et pernicieux,  l'intimidation, le viol et les massacres.

Portrait de Ocarina
4/mars/2024 - 11h33

La justice commence enfin à recouvrer la vue !

Portrait de Favie500
4/mars/2024 - 10h38

Bravo. il y en a encore à virer

Portrait de tony355
4/mars/2024 - 10h31

alleluia