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Le journaliste Jean-Baptiste Rivoire qui avait quitté Canal Plus avec un chèque de 400.000 euros condamné à verser 150.000 euros à son ancien employeur pour "dénigrement"

Le journaliste Jean-Baptiste Rivoire a été condamné à verser plus de 150.000 euros à son ancien employeur Canal+ par le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt pour avoir rompu une "clause de silence" ou de "non-dénigrement", ont annoncé les deux parties.

"La justice vient de me condamner à payer 151.500 euros" au groupe Canal+, a déclaré Jean-Baptiste Rivoire mercredi soir sur X (ex-Twitter), annonçant vouloir faire appel de cette décision datée, selon lui, du 22 février.

"Fin 2021, j'avais osé critiquer l'interventionnisme éditorial de Vincent Bolloré dans +Le système B+", un documentaire de Reporters sans frontières, a-t-il rappelé. Or, "comme plus de 120 journalistes français ayant quitté I-Télé, Canal+, Europe 1, le JDD ou Paris Match, j'avais été contraint suite à l'arrivée de Vincent Bolloré" à la tête de ces médias de "signer des clauses de silence entravant gravement la liberté d'informer", a-t-il expliqué.

Auditionné jeudi à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur les fréquences TNT, Maxime Saada est revenu sur cette condamnation. Selon lui, Jean-Baptiste Rivoire a "touché plus de 400.000 euros" dans le cadre d'un vaste plan de départs volontaires lié aux difficultés économiques de la chaîne cryptée, auquel ont souscrit quelque 500 personnes.

"Il a souhaité toucher une indemnité qui allait au-delà du plan de départ. Cette indemnité était liée à ce qu'on appelle du non-dénigrement", a poursuivi le patron de Canal+. "Quand vous dénigrez, ce qu'il a fait immédiatement, on va au procès", a ajouté M. Saada, soulignant que "rien ne forçait Jean-Baptiste Rivoire" à signer la clause invoquée.

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