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Covid, grippe, bronchiolite: Ces trois infections respiratoires aiguës ont entraîné cette saison des épidémies moins lourdes qu'un an plus tôt, selon les autorités sanitaires

Covid, grippe, bronchiolite: ces trois infections respiratoires aiguës ont entraîné cette saison des épidémies moins lourdes qu'un an plus tôt, ont jugé les autorités sanitaires, saluant notamment des "signaux positifs" sur l'efficacité du traitement préventif Beyfortus contre la bronchiolite.

Après la triple épidémie qui a alourdi le fardeau sanitaire la saison précédente, l'automne-hiver 2023-2024 s'est révélé plus "serein", a déclaré le directeur général de la Santé Grégory Emery lors d'un premier bilan avec des responsables de Santé publique France et de l'assurance maladie notamment.

S'il a considéré que des "mesures d'anticipation et de gestion ont permis d'accompagner de la meilleure manière" ces épisodes, il n'a "pas nié que des professionnels de santé sur le terrain aient connu des gardes ou des week-ends difficiles" parfois.

Mais, après une saison 2022-2023 "épouvantable", l'épidémie de bronchiolite est notamment apparue "différente", touchant "beaucoup moins de bébés de moins de 3 mois", avec "une saturation des urgences et de la pédiatrie observée ponctuellement mais beaucoup moins généralisée et prolongée que l'année dernière".

L'un des enjeux cette saison était à ce titre de savoir si la vaste campagne d'immunisation des bébés, via le traitement préventif Beyfortus (Sanofi et AstraZeneca), serait efficace pour réduire les hospitalisations. Victime de son succès, cet anticorps monoclonal a été réservé aux maternités dans l'attente de nouveaux stocks.

Quelque 250.000 nourrissons ont reçu ce traitement en France, l'un des quatre pays, comme les Etats-Unis ou l'Espagne, à y avoir recouru jusqu'alors.

La Pr Christelle Gras-Le Guen, qui accompagne la campagne gouvernementale sur ce traitement anti-bronchiolite, a salué une "adhésion extraordinaire, de l'ordre de 85% d'acceptation des familles" et "dans un pays que l'on sait un peu vaccino-sceptique".

"S'il est trop tôt pour mesurer précisément l'impact du Beyfortus sur l'épidémie et les hospitalisations", a noté M. Emery, plusieurs résultats préliminaires semblent "positifs" et différentes évaluations sont en cours, selon Laëtitia Huart (Santé publique France) et Christelle Gras-Le Guen.

La Haute autorité de santé donnera une évaluation en juin sur le service médical rendu du Beyfortus, a précisé M. Emery.

D'ores et déjà, les autorités sont en discussion avec Sanofi sur la commande de doses pour l'automne-hiver 2024-2025.

"Le taux d'adhésion de 80%-85% (des parents de nouveaux-nés) servira de guide pour sécuriser le nombre de doses pour le marché français", selon le directeur général de la Santé. Cela correspondrait à quelque 600.000 doses.

Par ailleurs, la HAS se prononcera cette année sur un vaccin destiné à protéger les futurs nourrissons via leur mère enceinte et les seniors, mais aussi sur un vaccin ciblant les seuls adultes.

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