24/02 15:31

Plus de huit Franciliens sur dix trouvent leur région surpeuplée, selon un sondage, qui montre également un scepticisme vis-à-vis de la densification

Plus de huit Franciliens sur dix trouvent leur région surpeuplée, selon un sondage Verian commandé par l'Ordre des architectes d'Ile-de-France, qui montre également un scepticisme vis-à-vis de la densification.

Environ 82% des personnes interrogées par l'institut estiment que leur région "est surpeuplée au regard de ses capacités d'accueil et d'espace".

Région la plus peuplée du pays, l'Ile-de-France compte 12,4 millions d'habitants, soit 18,1% de la population française pour moins de 2% du territoire.

Les répondants sont aussi 71% à se dire inquiets de l'augmentation de la densité de population dans leur région.

La densité est plutôt associée à des caractéristiques négatives : bruit, pollution, chaleur, bétonisation, surpeuplement, difficulté à trouver un logement...

Les répondants jugent majoritairement que la densité a un impact négatif sur leur qualité de vie (41%, contre 22% jugeant cet impact neutre et 21% positif). Les Parisiens, partagés à parts presque égales sur la question, font exception.

La densification, vue comme un moyen de réduire l'étalement urbain et d'atteindre l'objectif fixé dans la loi de zéro artificialisation nette (ZAN), fait l'objet de débats sensibles touchant aux modes de vie.

Ainsi, si 81% des Franciliens jugent que l'objectif ZAN est plutôt une bonne chose, la plupart des solutions concrètes pour l'appliquer reçoivent un accueil mitigé voire une franche opposition.

Seule la transformation en logements des bureaux et espaces inoccupés fait consensus (88% pour).

Le fait de privilégier l'habitat collectif à l'habitat individuel divise (45% pour, 40% contre), tout comme le rajout d'étages au bâti existant (40% pour, 52% contre) ou la densification des quartiers pavillonnaires (34% pour, 55% contre).

Parmi les mesures suscitant l'hostilité des répondants, la limitation de la taille des jardins (26% pour, 67% contre), la réduction de la surface des logements (22% pour, 69% contre) et la suppression d'espaces verts pour construire des logements (13% pour, 83% contre).

Les moins de 35 ans, et dans une moindre mesure les habitants des centres villes, se montrent significativement moins opposés à la densification.

Mi-février, le Premier ministre, Gabriel Attal, a promis des investissements pour favoriser la surélévation des bâtiments ou la construction de maisons supplémentaires sur des terrains déjà occupés.

Enquête réalisée auprès d'un échantillon de 1.003 Franciliens âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de LEON
25/février/2024 - 10h49

Surpeuplée la région Parisienne  ? mais non c'est une impression de surpeuplement ...

En 2022 la France a délivré plus de 320.000 titres de séjours ' ( TF1 Info du 31 mai 2023 ) ., ça nous fait quasiment 1 million de personnes en plus tous les 3 ans ... les pinailleurs diront qu'il y a des départs , je répondrai qu'il y a surement davantage de  clandestins ... Toutes ces populations doivent  être logées et intégrées , et comme écrit Marine 70   "  pas facile d'être confronté chaque jour à des hordes de médecins et ingénieurs " ...

En réponse à ces problèmes Attal prévoit de favoriser les constructions ...ce qui ne résoudra jamais le fond du problème , la surpopulation .

Portrait de JF_Lacour
24/février/2024 - 20h21

Sondage parfaitement débile car contredit quasi parfaitement par les faits ! quand les gens ont le choix c'est à dire des moyens financiers importants ils choisissent presque invariablement d'habiter  les zones urbaines les plus denses qui sont comme par hasard et de loin les plus chères.

Exemples : en RP l'immo le plus cher se situe à Paris Intra muros et dans  la très proche couronne là ou la densité est maximale ( environ 20.000 h/km2 soit quasi 10 fois plus que la moyenne de la RP ). Les banlieues proches et anciennement bien pourries comme Clichy, Montreuil ou Les Lilas se "gentrifient" et se boboïsent comme dirait l'autre.

Autre exemple Manhattan, quartier le plus dense des USA est aussi le plus cher. La encore les coins anciennement bien pourris ( Harlem, sud de Manhattan, Bronx, etc.. ) ont changé de population et sont devenus inabordables. 

Idem à Tokyo, Séoul , Hong Kong, etc...

Portrait de dede35
24/février/2024 - 18h14

Oh !!!!! comme c'est bizarre smiley 

Portrait de Marine70
24/février/2024 - 18h11
Archimede a écrit :

La problème n'est pas vraiment la surpopulation, mais la promiscuité avec des populations hostiles.

Pas mieux. Pas facile d'être confronté chaque jour à des hordes de médecins et ingénieurs. 

Portrait de Archimede
24/février/2024 - 16h32

La problème n'est pas vraiment la surpopulation, mais la promiscuité avec des populations hostiles.