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L’écrivain australien d’origine chinoise Yang Jun ne fera pas appel de sa condamnation à mort avec sursis prononcée par un tribunal de Pékin - Sa famille dénonce le traitement "inhumain" qu’il subit

L’écrivain australien d’origine chinoise Yang Jun ne fera pas appel de sa condamnation à mort avec sursis prononcée par un tribunal de Pékin, a annoncé mercredi sa famille, en dénonçant le traitement « inhumain » qu’il subit, selon elle, en Chine. Romancier et blogueur, ce partisan d’une démocratisation de la Chine a été condamné début février à une peine de mort avec sursis, après avoir été reconnu « coupable d’espionnage », des accusations qu’il nie.

Une peine de mort avec sursis en Chine est généralement commuée en prison à vie après deux ans d’emprisonnement. Yang Jun, dont l’état de santé s’est détérioré en raison d’un kyste sur un rein, selon sa famille, n’a plus la force de se battre contre les accusations portées contre lui, affirme-t-elle.

« L’introduction d’un recours ne ferait que retarder la possibilité qu’il reçoive des soins médicaux appropriés et supervisés, après cinq années de traitement inhumain et d’un manque abject de soins médicaux », a déclaré sa famille dans un communiqué. « La détérioration de l’état physique de M. Yang ne lui permet pas d’endurer d’autres épreuves » sur le plan judiciaire, ajoute le texte.

La famille de M. Yang a indiqué qu’elle s’efforcerait plutôt d’obtenir des soins médicaux pour son « grave problème rénal ».

Une porte-parole de la diplomatie chinoise, Mao Ning, a défendu mercredi la gestion de ce dossier par la Chine, affirmant que le système judiciaire du pays « continuerait, conformément à la loi, à protéger les droits et les intérêts légaux de la partie impliquée ».

« La Chine est un pays régi par l’Etat de droit et les organes judiciaires chinois traitent cette affaire conformément à la loi », a insisté la porte-parole.

 

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