
Dans L’Obs, l’actrice Sarah Grappin dénonce l’emprise du réalisateur Alain Corneau quand elle était âgée de 16 ans. En 1994, l'actrice incarne un personnage prénommé Marie-José dans le film "Le Nouveau Monde".
A nos confrères, alors qu'elle est adolescente, et pendant un an et demi, le réalisateur lui donne des rendez-vous dans Paris. "Il m’appelle sur le fixe. Mes parents trouvent ça bizarre, mais ils sont flattés", se souvient-elle. Et d'ajouter : "Il m’embrasse à pleine bouche devant la Librairie de Paris ou dans le métro, et, même à l’époque, pourquoi personne n’intervient ?".
"Une fois, il m'a accueillie en sari indien, il s'est assis en tailleur et m'a mise à califourchon sur lui. Il m'a pénétrée avec ses doigts devant, derrière, et il a dit qu'on n'irait pas plus loin", poursuit Sarah Grappin. Dans la voiture de Alain Corneau, il y aurait eu des pénétrations digitales.
"Très longtemps, j'ai été au-delà d'enjoliver, je me suis raconté une grande histoire d'amour pour survivre. Le travail des dernières années a été de sortir du déni", explique la comédienne.
Interrogée par nos confrères, Nadine Trintignant, veuve d'Alain Cornau, a réagi aux accusations. "Ces bêtises-là, j’en entends de tous les côtés, pas du tout sur Alain, mais sur plein de gens et je ne veux pas participer à tout ça. Tout ça est ridicule (...) Je n’ai pas envie qu’on dise n’importe quoi, surtout sur mon mari, qui est mort et ne peut plus se défendre".
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La parole se libére. Soutien aux victimes face aux prédateurs
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