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Les routes françaises souffrent d'un manque d'investissements grandissant, notamment face au rail, selon une étude publiée par l'Union routière

Les routes françaises souffrent d'un manque d'investissements grandissant, notamment face au rail, selon une étude publiée par l'Union routière (URF), qui représente les acteurs économiques de la route et de l'automobile.

"Il faut accentuer les investissements et les rendre plus efficaces. On ne parviendra pas à décarboner les transports si on ne s'occupe pas de la route", a lancé le président de l'URF, Thierry Archambault, lors d'une conférence de presse.

Dans les dépenses de fonctionnement et d'investissement des administrations publiques en 2022, 57% ont été consacrées au réseau ferroviaire, et 15% à la route, selon le calcul de l'URF.

Selon l'URF, la route a rapporté à l'Etat et aux collectivités 47,8 milliards d'euros de recettes en 2022 (entre les taxes sur les carburants ou sur les assurances, et les cartes grises, notamment)

La même année, 15,7 milliards d'euros ont été dépensés dans les routes, soit une baisse de 10,4% par rapport à 2012.

"On n'oppose pas les modes de transport entre eux, chacun a sa zone de pertinence", a souligné M. Archambault.

Sur le réseau national, l'enquête annuelle de l'Observatoire de la route, pilotée par les administrations et les industriels, a confirmé en 2021 la poursuite d'une "lente dégradation des chaussées constatée par le passé", malgré une amélioration en 2020 et "un effort réalisé en 2021 sur les chaussées dans le plus mauvais état".

Sur le réseau départemental, l'état des chaussées des départements s'est amélioré "lentement" après une dégradation en 2019, selon la même étude.

Du côté de la sécurité routière, le nombre de morts a reculé de 3% sur les routes de France métropolitaine en 2023 par rapport à l'année précédente. Par rapport à 2019, la baisse s'établit à 2,3%.

Selon Jean-Pierre Paseri, président de Routes de France, qui représente les industriels de la route, "les dépenses liées à la maintenance de la route sont en chute significative, et encore plus si on ajoute l'inflation".

"Les montants mis sur le ferroviaire sont un rattrapage du sous-entretien passé", a expliqué M. Paseri. "Il faut mettre de l'argent sur la route sinon on aura le même sous-investissement dans quelques années".

La circulation routière représentait 27,8% des émissions de CO2 de la France en 2019, et la voiture particulière 15,7%, selon le service public des données et études statistiques.

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