arthur Ce matin, Jean-Marc Morandini présentait une nouvelle édition spéciale de "Morandini Live" en direct sur CNews consacrée à la crise agricole. Sur le plateau, Amélie Rebière, vice-présidente de la Coordination rurale, a fondu en larmes en évoquant son quotidien.
"On demande juste de pouvoir vivre de notre métier et de pouvoir transmettre notre héritage à nos enfants. J'ai un enfant qui est en seconde et qui veut reprendre l'exploitation agricole. Je ne sais pas quel avenir on peut lui laisser ! C'est un héritage qu'on a, on ne peut plus le transmettre", a débuté l'agricultrice.
Et de poursuivre, les larmes aux yeux : "On est acculé, on ne peut plus vivre de notre métier. Vous avez une population à bout qui ne vit plus de son métier. La terre on l'a dans les tripes. On lui doit tout. On n'est pas des matérialistes. On s'en fout d'avoir une Rolex. On veut vivre de notre métier et pouvoir transmettre ces valeurs à nos enfants, pouvoir continuer à nourrir la population. Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la détresse !".
"Je dis à mon fils qu'il faut qu'il fasse autre chose. Pourquoi il veut bosser 80h par semaine pour gagner 500 euros par mois ? Mon fils a envie, c'est une passion. On ne peut pas arrêter. C'est pour ça qu'on est dans la rue (...) A l'origine, je devais être prof de maths et finalement je suis agricultrice. On est heureux de nourrir la France, on a l'impression qu'on ne veut plus de nous", a continué Amélie, avec émotion.
"Mes enfants quand ils rentrent du collège et du lycée, il y en a un qui vient faire téter les veaux avec moi le soir ; le deuxième va aider son père à faire le reste ; le troisième s'occupe de la maison et prépare à manger. Notre vie est simple, authentique. C'est la France que l'on veut défendre", a conclu Amélie Rebière.
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si c est comme chez moi (7500 €/ha) elle prefere vendre ,avec le jackpot qui va avec , que louer a son fils qui ne pourra lui louer ses terres
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