01/02 10:56

Grève des enseignants: 47% des enseignants de collèges et lycées sont en grève aujourd'hui, selon le Snes-FSU - 20,26% des enseignants mobilisés, selon le ministère

10h56: La journée de mobilisation dans l’Education nationale sur les conditions de travail, les salaires et l’école publique, attisée par les déclarations de leur nouvelle ministre Amélie Oudéa-Castéra, se traduit jeudi par un taux moyen d’enseignants grévistes de 20,26%, selon des chiffres du ministère de l’Education.

Dans les écoles maternelles et élémentaires, le ministère recense un taux moyen d’enseignants grévistes de 20,11% et dans les collèges et lycées, un taux moyen d’enseignants grévistes de 20,40%. Les syndicats ont avancé des taux de 40% de grévistes dans le premier degré et 47% dans les collèges et lycées.

Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré (collèges et lycées), a évoqué jeudi dans un communiqué une grève « massive », avec « plus d’un professeur sur deux gréviste au collège », en raison de la mise en place des mesures du « choc des savoirs », et plus précisément l’introduction des groupes de niveau dès la rentrée, qui fait grincer des dents.

A titre de comparaison, la dernière mobilisation d’ampleur du monde de l’éducation remonte au 13 janvier 2022, quand Jean-Michel Blanquer était ministre de l’Education nationale. Ce jour-là, le ministère avait recensé 38,5% de grévistes dans le premier degré et 23,7% dans le second degré, quand les syndicats évoquaient respectivement 75% et 62%.

10h45: Quelque 47% des enseignants de collèges et lycées sont en grève jeudi, selon le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, à l’occasion d’une journée de mobilisation sur les conditions de travail, les salaires et l’école publique, une « colère » attisée par les déclarations de leur nouvelle ministre Amélie Oudéa-Castéra.

Selon le Snes-FSU, « plus d’un professeur sur deux » est en grève au collège, niveau concerné par la mise en place des mesures du « choc des savoirs », avec notamment l’introduction des groupes de niveau dès la rentrée, qui fait grincer des dents les syndicats d’enseignants.

Dans le premier degré (maternelle et élémentaire), 40% des enseignants sont en grève, selon une estimation établie mardi par le premier syndicat du secteur, FSU-Snuipp. A Paris, ce syndicat a recensé jusqu’à 65% de grévistes dans les écoles.

Les enseignants veulent lancer « un avertissement au gouvernement », qui « reste sourd ». « La situation s’est aggravée avec la nomination d’une ministre à temps partiel qui s’est discréditée dès ses premières prises de parole en attaquant l’école publique, laïque et gratuite », a clamé la FSU-Snuipp dans un communiqué mardi.

10h15: "Exaspérés", les enseignants sont appelés à la grève et à manifester partout en France aujourd'hui pour "lancer un avertissement" au gouvernement sur les conditions de travail, les salaires et l'école publique, une "colère" attisée par les déclarations de leur ministre Amélie Oudéa-Castéra.

Cet appel à la grève à destination des enseignants et de l'ensemble des personnels de l'éducation a été lancé en décembre, avant l'arrivée d'Amélie Oudéa-Castéra rue de Grenelle pour succéder à Gabriel Attal, nommé à Matignon.

A Paris, une manifestation partira à 14H00 du Luxembourg en direction du ministère de l'Education nationale, à l'appel des principaux syndicats enseignants (FSU, CGT, FO, SUD-Education, UNSA-Education, SGEN-CFDT). D'autres sont annoncées dans de nombreuses villes, parfois dès le matin comme à Marseille, Rennes ou Nantes. Dans l'entourage d'Amélie Oudéa-Castéra, on estime que "le mouvement de grève devrait être relativement suivi".

Dans le primaire (écoles maternelles et élémentaires), la FSU-SNUipp, principal syndicat du premier degré, table sur "une moyenne de 40% de grévistes sur le territoire". L'organisation prévoit "65% de grévistes à Paris, plus de 50% dans le Val-de-Marne, la Drôme, l'Ardèche ou encore dans les Pyrénées-Atlantiques" et "des centaines d'écoles fermées".

Cette mobilisation sera "un avertissement lancé au gouvernement", qui "reste sourd" face aux alertes "sur le quotidien, la souffrance au travail ainsi que sur le manque de reconnaissance notamment salariale", souligne le syndicat, pour qui "la situation s'est aggravée avec la nomination d'une ministre à temps partiel qui s'est discréditée".

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Beguin
2/février/2024 - 11h31
tomy a écrit :

l'école publique ce sont les enseignants qui l'ont détruite, à coup d'absentéisme, de grèves, d'arrêts maladie ! je suis contre le fait d'augmenter les enseignants, d'abord tu obtiens des résultats et si les performances sont là, tu es augmenté, 

Là cela reviendrait à augmenter des types qui sont dans la dégradation scolaire et à valoriser l'échec !

 

  

Faut voir le niveau des élèves, arrivés en fac ils ne savent ni écrire ni compter.

 

Portrait de Diogene
1/février/2024 - 14h25

Je suis enseignant gréviste.Je ne ferai aucune remarque sur le commentaire précédent qui montre juste la méconnaissance d'un métier.Je fais grève, non pas pour une revalorisation salariale, non pas contre les propos insultants de notre ministre, mais contre la réforme que celle-ci veut mettre en placeC'est ma première grève en 25 ans de carrière mais cette réforme est trop grave pour qu'on la laisse passer sans rien dire.Créer des groupes de niveau en 6ème et 5ème, c'est, dès l'entrée au collège classer les élèves dans des cases sans aucune évolution possible puisque chaque groupe avancera à son rythme et donc stigmatiser les élèves en difficulté, c'est ne plus faire partie d'une classe, c'est pour l'enseignant ne plus pouvoir remplacer ses collègues (et oui, chez nous cela se fait) puisque il n'aura pas la classe entière laissée libre par son collègue d'histoire ou d'anglais par exemple et tant d'autres conséquences pour les élèves et les enseignants.Je le redis, je ne fais pas grève pour gagner plus, je fais grève pour les élèves, pour que ceux-ci aient de meilleurs conditions de travail. Pourquoi ne pas simplement dédoubler les classes sur une heure de cours et non sur toutes les heures de français et de maths ?Il y a tant de choses à faire, mais pas ça.Pour finir, je vais juste rajouter que pour ceux qui pensent que le métier est si facile, n'hésitez pas à passer le concours et a devenir prof, ils recrutent en ce moment, notamment des profs de maths. Vous verrez comme c'est facile de gérer une classe, une administration et des parents...

Portrait de tomy
1/février/2024 - 12h17

l'école publique ce sont les enseignants qui l'ont détruite, à coup d'absentéisme, de grèves, d'arrêts maladie ! je suis contre le fait d'augmenter les enseignants, d'abord tu obtiens des résultats et si les performances sont là, tu es augmenté, 

Là cela reviendrait à augmenter des types qui sont dans la dégradation scolaire et à valoriser l'échec !