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Le dispositif de sécurité du centre de rétention administrative de Paris-Vincennes va être renforcé en effectifs et en caméras après l'évasion de onze personnes lundi, affirme le préfet de police Laurent Nuñez - Regardez

Le dispositif de sécurité du centre de rétention administrative (CRA) de Paris-Vincennes va être renforcé en effectifs et en caméras après l'évasion de onze personnes lundi, a affirmé mardi le préfet de police Laurent Nuñez.

"Je n'identifie pas de défaillance humaine, il faut renforcer physiquement la protection de ce lieu" a affirmé sur place le préfet qui va "immédiatement engager des mesures". Il s'agit notamment de "renforcer le dispositif de caméras" mobiles à l'extérieur du centre, qui accueille avant leur renvoi des étrangers faisant l'objet d'une mesure d'éloignement, a-t-il expliqué lors d'un point presse.

Des "renforts humains" vont également être déployés, "notamment à la périphérie du site" où la présence policière a été densifiée depuis lundi, a ajouté M. Nuñez, évoquant "une quarantaine d'effectifs supplémentaires" pour "empêcher toute nouvelle évasion". Enfin "des grillages seront installés" notamment aux fenêtres des chambres de ce centre comptant 235 places, a-t-il expliqué.

L'évasion de lundi "est partie d'une chambre", a rappelé le préfet en expliquant que les évadés "ont cassé une fenêtre, ils ont réussi à faire un trou dans un grillage" puis à "sauter d'une hauteur de six mètres" avant d'"escalader le dernier mur d'enceinte" en disposant "des couvertures sur les barbelés". Les faits se sont produits "aux alentours de 8H30" et "dès 9H00" les fonctionnaires se sont rendus compte de l'évasion "en pénétrant dans une chambre". La caméra extérieure placée sur le chemin de ronde "a mal fonctionné", a-t-il ajouté.

Quant aux évadés, "les recherches sont lancées" pour les retrouver, avec "des avis de recherche diffusés dans toute la région Ile-de-France", a assuré M. Nuñez. Si parmi eux "il n'y a pas de retenu qui est fiché S", le préfet a évoqué "des profils de délinquants", conséquence de la demande du ministre de l'Intérieur de placer prioritairement dans les CRA "ceux des étrangers en situation irrégulière qui étaient connus pour des faits délictueux et notamment pour une réitération" de ces faits.

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