détroit d'Ormuz Les investigations sur l'attaque au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo par un jeune Pakistanais, qui avait blessé deux personnes en septembre 2020 à Paris, sont achevées, a-t-on appris de sources judiciaire et proche du dossier. Le juge d'instruction antiterroriste chargé de cette affaire a annoncé vendredi aux parties avoir terminé son enquête, a précisé la source judiciaire.
Dans cette affaire, sept personnes sont mises en examen, selon cette même source. L'assaillant de 28 ans, Zaheer Hassan Mahmoud, arrivé en France en 2018, avait été interpellé peu après les faits et mis en examen notamment pour "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste". Il a été placé en détention provisoire.
Les six autres suspects sont soupçonnés d'avoir été en contact avec lui. Après un délai d'un mois permettant aux parties de faire des observations ou des demandes d'actes, le parquet national antiterroriste (Pnat) rendra son réquisitoire définitif. Puis le magistrat instructeur ordonnera ou non un procès.
Peu avant midi, le 25 septembre 2020, ce jeune Pakistanais s'était rendu rue Nicolas-Appert dans le XIe arrondissement de Paris, armé d'un hachoir. Il avait blessé grièvement un homme et une femme, journalistes à l'agence Premières Lignes, qui étaient devant la porte de l'immeuble. L'assaillant ignorait que Charlie Hebdo avait quitté ses locaux après l'attentat de 2015.
Lors d'un interrogatoire devant le juge d'instruction en décembre 2020, il avait confié avoir été "choqué" par la republication des caricatures du prophète par l'hebdomadaire à l'occasion de l'ouverture début septembre du procès des attentats de janvier 2015. Cette nouvelle publication avait entraîné des manifestations dans des pays musulmans, dont le Pakistan, son pays d'origine.
Le jeune homme avait alors visionné de façon compulsive des vidéos, notamment d'imams pakistanais radicaux. "Je me suis dit: +Pourquoi la France fait ça? Je suis en France je dois me révolter, parce que sinon personne n'en parlera+", avait-il raconté au magistrat. Il avait été "pris de colère" arrivé rue Nicolas-Appert en voyant "un homme et une femme en train de rigoler entre eux", pensant "qu'ils rigolaient sur (lui)". "Ensuite, je n'ai rien compris, j'étais en colère, c'était noir, je ne savais pas ce que j'étais en train de faire. J'ai pris mon sac, j'ai sorti le couteau, je suis revenu vers eux et je les ai attaqués sans savoir où je frappais", avait-il ajouté en langue ourdou. "Je n'avais pas le choix. Je n'ai pas réussi à me calmer, je ne suis pas pour le terrorisme ou terroriser les gens", avait-il poursuivi, exprimant des regrets.
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