toulon La Société des journalistes et du personnel de Libération a dénoncé lundi "une recrudescence de messages de haine antisémites" et "d'insultes" à l'encontre de son directeur de la rédaction et de certains de ses membres couvrant la guerre Israël-Hamas.
"Ce climat d'hostilité n'est pas nouveau mais il s'est intensifié ces deux derniers mois et nous le déplorons", écrit la SJPL dans un communiqué publié sur le site du quotidien de gauche. Son directeur de la rédaction et de la publication est le Franco-Israélien Dov Alfon, ancien du quotidien israélien Haaretz.
"Nous dénonçons ces intimidations et injures à caractère antisémite, ainsi que tout autre propos raciste ou diffamatoire émanant d'anonymes, de personnalités publiques ou d'institutions ciblant le journal, son directeur et des membres de la rédaction", poursuit-elle, en disant sa "solidarité" avec les personnels concernés.
L'association de journalistes, dont le rôle est de défendre l'indépendance de la rédaction de Libé, souligne aussi que "ces actes et ces comportements graves constituent par ailleurs des infractions pénales passibles d'amendes et de peines d'emprisonnement".
Depuis son déclenchement le 7 octobre, la couverture de la guerre entre Israël et le Hamas est un défi de taille pour les médias, écrits, propos et images suscitant souvent des accusations de partialité. Il y a une semaine, la journaliste de LCI Ruth Elkrief a été placée sous protection policière, après avoir été accusée par le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon d'être une "fanatique" et de mépriser les musulmans.
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