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La ligne de train de nuit Paris-Aurillac, supprimée il y a 20 ans, est de retour avec un premier train parti de la gare d’Austerlitz sous le regard du ministre des Transports Clément Beaune et des responsables de la SNCF - VIDEO

La ligne de train de nuit Paris-Aurillac, supprimée il y a 20 ans, est de retour depuis hier soir, avec un premier train parti de la gare d’Austerlitz sous le regard du ministre des Transports Clément Beaune et des responsables de la SNCF. L’inter-cités, composé pour partie de couchettes, a pris le départ à 19h27, en direction d’Aurillac qu’il devrait atteindre à 07h15, après des stops entre autres à Châteauroux, Limoges, Brive...

Cette inauguration intervient la veille de celle du Paris-Berlin, lui aussi réinstallé dans un contexte de retour en grâce de ce mode de transport nocturne, délaissé dans les années 2010. C’est « une grosse accélération », a commenté Clément Beaune, alors que la France vise 10 lignes de nuit d’ici la fin de la décennie, selon un plan lancé en 2021.

Pour ce Paris-Aurillac, d’anciennes rames ont été rénovées pour accueillir des couchettes. « On va à la fois continuer les rénovations et commander de nouveaux trains fin 2024 début 2025 », a expliqué le ministre, pour un budget de 150 millions d’euros consacrés au total à ce projet de relance des trains de nuit. Cela inclut aussi des équipements tels que des douches en bout de quai.

Pour la ligne Paris-Aurillac, « comme pour toutes les lignes qui n’arrivent pas à l’équilibre, on assume que ce sont des lignes de service public, et on subventionne leur fonctionnement: une ligne comme Paris-Aurillac c’est entre 3 et 4 millions d’euros par an de subvention de l’Etat ».

Plus encore que le train de nuit, Clément Beaune souligne l’importance des inter-cités, « ces lignes de train qui ont été négligées, ce que j’appelle parfois les trains un peu Gilet jaune, c’est-à-dire de gens qui ont le sentiment qu’on n’a pensé qu’aux TGV et pas aux trains régionaux inter-cités ».

Jean Castex, l’ancien Premier ministre qui avait promis le retour de cette ligne vers le Cantal, était là dimanche soir pour voir partir le train et constater « que ça suit! », a-t-il dit à l’AFP. Le train de nuit « j’y crois », a-t-il ajouté. « Cela coche la case transport durable et la case ruralité, des aspects qui matchent avec mon ADN ».

A ce stade trois voyages nocturnes hebdomadaires Paris-Aurillac sont proposés par la SNCF, dans les deux sens et en fin de semaine. Les premières ventes ont montré un taux de remplissage de 65%, selon Clément Beaune.

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